Santé publique et psychanalyse

Homéopathie, acupuncture, reiki, urinothérapie, etc. Des preuves???
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Dominique18
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Santé publique et psychanalyse

#1

Message par Dominique18 » 22 janv. 2026, 17:16

Il a fallu le temps, mais le Sénat vient de se prononcer au sujet de la psychanalyse en la qualifiant de pseudo-science, en demandant la cessation de fînancements et de remboursement des soins, ce qui devrait conduire à un certain nombre de bouleversements et pas des moindres, notamment concernant les prises en charge des patients et les institutions dédiées, ce qui devrait se traduire dans les faits par une redéfinition et une actualisation. Ce qui reste encore théorique, qu'en sera-t-il concrètement sur le terrain ?
La question se doit d'être posée, le secteur public de la santé mentale étant particulièrement sinistré.
Quels dispositifs vont-ils être pensés par l’État, avec quelles mises en place et pour quels publics?

https://www.senat.fr/enseance/2025-2026 ... t_159.html
ARTICLE ADDITIONNEL APRÈS ARTICLE 18 (SUPPRIMÉ)
Après l’article 18

Insérer un article additionnel ainsi rédigé :

I. –À compter du 1er janvier 2026, les soins, actes et prestations se réclamant de la psychanalyse ou reposant sur des fondements théoriques psychanalytiques ne donnent plus lieu à remboursement, ni à participation financière de l’assurance maladie.

II. – Un décret en Conseil d’État détermine les modalités d’application du présent article.

Objet
Cet amendement vise à garantir la cohérence scientifique et l’efficience des dépenses de l’assurance maladie.

Les soins fondés sur la psychanalyse, en particulier lorsqu’ils s’appliquent aux troubles du neuro-développement, aux troubles anxieux ou dépressifs et aux affections psychiatriques chroniques, ne disposent aujourd’hui d’aucune validation scientifique ni d’évaluation positive du service médical rendu par la Haute Autorité de santé. Plusieurs rapports publics ont souligné l’absence de preuves d’efficacité et le caractère inadapté, voire contre-productif, de ces approches, qui sont à différencier de psychothérapies.

Dans un contexte budgétaire contraint, il est légitime que la solidarité nationale concentre son effort sur les prises en charge dont l’efficacité est démontrée et évaluée. Cet amendement ne remet pas en cause la liberté de choix des patients ni la liberté de pratique des professionnels. Il se borne à mettre fin au financement public de la pratique, quels que soient les dispositifs de financement : Mon Soutien Psy, centres médico-psychologiques, etc.

En recentrant la dépense d’assurance maladie sur les soins ayant un bénéfice médical avéré, il s’agit de favoriser la diffusion de pratiques thérapeutiques recommandées par la Haute Autorité de santé, notamment les approches comportementales, éducatives et de réhabilitation psychosociale.
Le caractère contre-productif de la psychanalyse...
C'est très clairement exprimé.
Rappelons que le secteur de l’homéopathie était monté au créneau en son temps pour protester contre la fin définitive du remboursement des fameuses granules.
Les raisons de la décision de l’État étaient similaires: absence de toute efficacité reconnue et pratiques en dehors de toute validation scientifique.

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PhD Smith
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Re: Santé publique et psychanalyse

#2

Message par PhD Smith » 23 janv. 2026, 23:39

Dominique18 a écrit : 22 janv. 2026, 17:16Ce qui reste encore théorique, qu'en sera-t-il concrètement sur le terrain ?
La question se doit d'être posée, le secteur public de la santé mentale étant particulièrement sinistré.
Exactement. Le problème est le manque d'attrait de la psychiatrie donc le manque de places dans les hôpitaux. Or on a des campagnes de communication sur la "santé mentale" depuis le Covid et la question n'est plus taboue depuis : la mesure à retenir est la prise en charge par des psychologues cliniciens soit en ambulatoire soit en libéral dans la limite d'une quantité de consultation. Mais, le problème n'est pas de limiter l'accès à des domaines non-reconnus scientifiquement, mais l'accès aux soins et l’augmentation, en conséquence, de la demande en santé mentale. En France, on peut/pouvait être "psychanalyste" sans formation psychiatrique. Il y a une trentaine d'années, c'était le titre de "psychothérapeute" qui devenait encadré. En formation psychiatrique, être formé en psychanalyse pouvait être un "complément". L'exemple le plus célèbre est Lacan : il était à la fois psychiatre (enfin, selon les connaissances de l'époque avant les progrès pharmacologiques) et psychanalyste, dont les célèbres séances se payaient sous le manteau et à "prix d'amis" :mrgreen:
Quels dispositifs vont-ils être pensés par l’État, avec quelles mises en place et pour quels publics?
Alors, là, c'est bien le point central du problème. Tant que le professionnel de santé a un diplôme reconnu, mais les dérives sont rapportées : G. Milgram avait fait une enquête YT sur des dérives au centre anti-douleur de Montpellier : https://www.youtube.com/watch?v=ILTgwty4bWM
Les raisons de la décision de l’État étaient similaires: absence de toute efficacité reconnue et pratiques en dehors de toute validation scientifique.
Oui, mais on retire plus de molécules médicales qu'auparavant en partie par précaution alors que certaines molécules apportent une efficacité certaine, mais l'AMM (autorisation de mise sur le marché) peut être retirée pour une raison x ou y et parfois par facilité juridique au prix de l'efficacité thérapeutique (les effets secondaires ne sont pas les mêmes pour tout le monde). En ORL, on ne prescrit plus le "Vasobral" ou d'autres vaso-dilatateurs, c'est mauvais pour le cerveau, paraît-il. La tendance est aux médicaments dont les effets secondaires ont des applications possibles. Etat de la question concernant les médicaments sur la liberté de prescrire (psychiatrie et autres, médicaments prescrits hors champ AMM ou non) dans le n°346 de "Science et Pseudo-sciences" : https://www.afis.org/346-octobre-2023
J'en recommande la lecture, tellement le numéro de la revue est instructif sur la manière dont on règlemente l'entrée et la sortie d'un médicament d'un point de vue administratif.

Edit : un avis personnel sur l'accès aux soins. Hier, je voyais le débat sur BFM TV Forum "LE FORUM BFM - Budget : allez-vous payer la facture ?" : https://www.youtube.com/watch?v=_9Se_ZyowF4
C'est le retour du débat avec des députes, sénateurs, et société civile. À 1 h 35 mn, il y a eu l'appel téléphonique d'un chef d'entreprise, Rodolphe, entrepreneur dans le bâtiment qui déroulait toute une liste de reproches sur les charges des entreprises (surtout les grosses entreprises qui donnent les ordres aux PME du bâtiment, parce que c'est ça qui fait vivre l'économie d'un pays, la théorie du ruissellement, hein, nous sommes dans un marché libre et capitaliste bordel et les députés PS n'ont jamais fait de travail privé de leur vie), et surtout "pourquoi ne pas faire des économies sur la loi de la sécurité sociale, comme ça on pourrait moins de charges". J'ai éclaté de rire en entendant ça. Comment un chef d'entreprise qui fait des chantiers peut-il ne pas se préoccuper du bien-être de ses ouvriers ? Comment fait-il pour gérer les arrêts de travail de son personnel ? Il ne préoccupe pas de l'accès au soin des ses équipes ? :ouch: :grimace: :roll: Comment fait-il pour remplacer ceux qui sont malades ? Au noir ?
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Dominique18
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Re: Santé publique et psychanalyse

#3

Message par Dominique18 » 24 janv. 2026, 15:48

Merci PhD pour ce message circonstancié.
Au sujet des entreprises et de leurs relations avec le secteur de la santé, de l'accès aux soins, j'ai plusieurs exemples récents, au cours des mois écoulés, concernant des proches, avec plusieurs degrés d'appréciation. Le n'importe quoi, conjugué au déni, pouvant exister au même titre qu'une protection et une prise en charge efficace des employés par qu'il y a eu réflexion en amont.
Dinguerie versus humanisme, ou du moins des conduites humaines avec des prises de décisions qui s'en rapprochent.
...Comment un chef d'entreprise qui fait des chantiers peut-il ne pas se préoccuper du bien-être de ses ouvriers ? Comment fait-il pour gérer les arrêts de travail de son personnel ? Il ne préoccupe pas de l'accès au soin des ses équipes ? :ouch: :grimace: :roll: Comment fait-il pour remplacer ceux qui sont malades ? Au noir ?...
Marche ou crève, toujours d'actualité.
Grands groupes comme petites structures, il n'y a pas de règles.
L'inverse est également constatable, sinon ce serait à désespérer.

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nikola
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Re: Santé publique et psychanalyse

#4

Message par nikola » 24 janv. 2026, 17:15

PhD Smith a écrit : 23 janv. 2026, 23:39 C'est le retour du débat avec des députes, sénateurs, et société civile. À 1 h 35 mn, il y a eu l'appel téléphonique d'un chef d'entreprise, Rodolphe, entrepreneur dans le bâtiment qui déroulait toute une liste de reproches sur les charges des entreprises (surtout les grosses entreprises qui donnent les ordres aux PME du bâtiment, parce que c'est ça qui fait vivre l'économie d'un pays, la théorie du ruissellement, hein, nous sommes dans un marché libre et capitaliste bordel et les députés PS n'ont jamais fait de travail privé de leur vie), et surtout "pourquoi ne pas faire des économies sur la loi de la sécurité sociale, comme ça on pourrait moins de charges". J'ai éclaté de rire en entendant ça. Comment un chef d'entreprise qui fait des chantiers peut-il ne pas se préoccuper du bien-être de ses ouvriers ? Comment fait-il pour gérer les arrêts de travail de son personnel ? Il ne préoccupe pas de l'accès au soin des ses équipes ? :ouch: :grimace: :roll: Comment fait-il pour remplacer ceux qui sont malades ? Au noir ?
C’est le même discours que nous déroulent uno et Igor, ainsi que tout un tas d'organisations comme Contribuables associé, l’IFRAP (les p’tites frappes libertariennes) et compagnie.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

-+- Cavanna, François -+-

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Dominique18
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Re: Santé publique et psychanalyse

#5

Message par Dominique18 » 25 janv. 2026, 08:56

Un long développement argumnté et documenté sur le site La menace théoriste (Thomas Durand):

https://menace-theoriste.fr/la-psychana ... sectaires/
...La psychanalyse aide-t-elle réellement les malades ?

La question est d’abord clinique. Et la réponse, aujourd’hui, est claire : aucune indication validée par des essais contrôlés randomisés et des méta-analyses rigoureuses ne montre que la psychanalyse classique — longue, centrée sur l’interprétation du transfert — apporte des bénéfices supérieurs à ceux de psychothérapies structurées comme les TCC, la thérapie dialectique (TCD) ou d’autres approches fondées sur les preuves.

Si vous êtes dans une situation où votre santé mentale demande du soin, la psychanalyse n’est jamais la meilleure réponse, elle n’est donc pas celle que la médecine doit proposer.

Je ne suis pas en train de vous donner mon avis subjectif, mais de vous rendre compte de décennies de travaux scientifiques. L’expertise collective de l’INSERM (2004) soulignait déjà que, pour la dépression, les troubles anxieux, la schizophrénie et les troubles de la personnalité, les approches cognitivo-comportementales disposent de preuves solides, tandis que les thérapies psychanalytiques reposent sur un corpus limité, hétérogène ou insuffisamment contrôlé. (INSERM, 2004). Les résultats accumulés depuis n’ont pas inversé cette hiérarchie :

Dépression : Les thérapies psychodynamiques brèves montrent une efficacité modérée, comparable à celle des autres traitements, mais la psychanalyse longue n’a pas de preuves robustes justifiant son usage comme traitement principal (Leichsenring et Rabung, 2008 ; Cuijpers et al., 2014).

Troubles anxieux : Les TCC constituent le traitement de référence. La psychanalyse n’a aucune preuve spécifique d’efficacité, et son utilisation en première ligne augmente le risque de retard de soins (Baldwin et al., 2014 ; Hofmann et al., 2013).

Troubles de la personnalité : Certaines psychothérapies psychodynamiques intensives montrent des effets positifs, mais pas de supériorité sur les approches spécialisées comme la TCD (Leichsenring et al., 2011 ; Livesley et Larstone, 2018). La psychanalyse longue n’est pas mieux documentée.

Psychoses et schizophrénie : La psychanalyse n’a aucune efficacité démontrée pour ces troubles. Les recommandations internationales (NICE, 2014) sont explicites : les traitements reposent sur la pharmacothérapie, les interventions psychosociales et la psychoéducation structurée, pas sur la cure analytique (Mueser et al, 2013).

Troubles psychiques chez l’enfant et l’adolescent (hors autisme) : Quelques études contrôlées indiquent que les psychothérapies psychodynamiques brèves peuvent apporter un bénéfice dans certains troubles ciblés — anxiété, dépression, difficultés relationnelles — mais la qualité des preuves reste modérée à faible, et aucune supériorité n’a été démontrée par rapport aux approches mieux établies, comme les thérapies comportementales, familiales ou systématiques (Midgley et al., 2021). En pratique, les recommandations internationales continuent de privilégier ces dernières, car elles sont mieux évaluées, plus structurées et plus aisément compatibles avec les systèmes de soins.

Autisme : C’est le domaine où le contraste avec les données scientifiques est le plus fort. Les approches psychanalytiques sont sans preuves, et parfois dangereuses, car elles retardent la mise en place d’interventions éducatives dont l’efficacité est établie (HAS, 2012). Waltz (2015) et Epstein (2014) montrent en détail comment les modèles psychanalytiques de culpabilisation parentale ont profondément nui aux familles.

En 2012, la Haute Autorité de Santé a classé les approches psychanalytiques parmi les méthodes « non consensuelles à écarter ». Comme le résumait sobrement Le Monde : « la psychanalyse est mise hors jeu » (Vincent, 2012).

Conclusion clinique

La littérature scientifique ne montre aucune situation où la psychanalyse serait plus efficace, plus rapide, plus durable ou plus sûre que les psychothérapies évaluées. La psychanalyse peut offrir un espace de parole subjectif à certaines personnes, mais elle n’est jamais le traitement optimal pour un trouble identifié. Cette situation devrait orienter les politiques publiques : lorsqu’un retard thérapeutique peut entraîner un handicap, une chronicisation ou la mise en danger de patients vulnérables, financer une pratique sans preuves relève d’un choix politique discutable qui pèse sur des victimes évitables.

Autrement dit, le projet de déremboursement ne tombe pas du ciel. Il s’inscrit dans une évolution internationale où l’on cesse progressivement de financer, sur fonds publics, des interventions dont la balance bénéfice/risque n’est pas étayée par des essais contrôlés ou des méta-analyses. La psychanalyse, en France, reste pourtant largement protégée de cette mise à l’épreuve, ce qui nous amène à la question de son statut épistémologique...
.....
la psychanalyse continue d’occuper dans l’espace public une position d’« expertise » que rien ne justifie scientifiquement. Elle bénéficie d’une autorité épistémique profondément déconnectée de la recherche empirique, entretenue par un discours où l’effet rhétorique compte davantage que la vérité — ce que Harry Frankfurt décrit comme le registre du « bullshit », un parler-savamment qui ne se soucie pas de la validité de ses propositions (Frankfurt, 2005). Les métaphores opaques, les interprétations passe-partout et le jargon œdipien donnent l’apparence d’une profondeur théorique là où il n’y a, en réalité, aucune production de connaissance.
Vidéo:

https://youtu.be/RBd2sm-0eyM

Frank Ramus s'est lancé dans un récapitulatif au sujet d'une icône de la psychanalyse en son temps: Françoise Dolto.
C'est savoureux au possible.

https://ramus-meninges.fr/2019/12/26/ps ... e-dolto-2/

et

https://ramus-meninges.fr/2020/01/13/qu ... e-dolto-2/
...Comme le scandale de l’autisme il y a quelques années, Dolto n’est qu’un révélateur d’un problème bien plus vaste affectant toute la psychiatrie et la psychologie de l’enfant : c’est le problème de l’influence indue de la psychanalyse et de ses théories invraisemblables ne reposant sur rien. Il est temps que cette manière fantaisiste et charlatanesque de discourir sur la psychologie humaine perde son influence démesurée, pas seulement dans les cas que tout le monde trouve scandaleux, mais dans tous les cas où ces théories absurdes influencent les pratiques des professionnels de la petite enfance, la prise en charge des personnes avec troubles mentaux, ainsi que des décisions de justice...
Dolto est encore bien présente dans les pratiques et le paysage médiatique (cf. Caroline Goldman).

L'avis d'une psychologue, Héloïse Junier:

https://heloisejunier.com/theorie-complexe-oedipe/

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richard
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Re: Santé publique et psychanalyse

#6

Message par richard » 25 janv. 2026, 12:39

Salut! La psychanalyse n’est pas faite pour guérir, elle a à voir avec la loi symbolique. On pourra lire également cet article sur l’ordre symbolique.

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Dominique18
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Re: Santé publique et psychanalyse

#7

Message par Dominique18 » 25 janv. 2026, 19:26

richard a écrit : 25 janv. 2026, 12:39 Salut! La psychanalyse n’est pas faite pour guérir, elle a à voir avec la loi symbolique. On pourra lire également cet article sur l’ordre symbolique.
Ça faisait longtemps.
Je note que tu n'as pas évolué d'un seul iota.
Pourtant, il y a matière à...
Ce n'est pas grave, nous nous passerons de tes commentaires :a2: ...
et de tes lubies... :mrgreen:
Toi non plus, tu n'as pas lu ni écouté.
Alors...

Comment peut-on (oser) parler de loi symbolique établie sur des (pseudo)bases dont les concepts sont faux ou sont le produit d'une escroquerie intellectuelle généralisée ?
C'est puissant comme raisonnement, ça.

Pas de chance pour ton article qui cite Claude Levi-Strauss qui a fini par virer la psychanalyse de son champ de recherches. Je l'ai expliqué longuement, il y a quelque temps.

La psychanalyse n'est pas faite pour guérir, c'est vrai, mais cest occulter le fait que les psychanalystes, marqués à la culotte et acculés ont fini par lâcher prise (cf. les scandales liés à la prise en charge de l'autisme). Ça n'a pas été sans mal.
Je ne parle pas des centres de formation où l'emprise psychanalytique sévissait (par exemple pour les futurs enseignants spécialisés dans la prise en charge d'élèves en difficulté. Ou pour les CMP,...)
Cela, tu l'as oublié.

La psychanalyse telle qu'elle repose sur son corpus erroné, qui n'a jamais évolué depuis 50 ans, qui n'a jamais été renouvelé, ne sert à rien et peut être dangereuse comme il est indiqué dans les études. C'est aussi symptomatique que l’homéopathie.
Ça a l'air de t'échapper.
Cautionner de telles âneries et dérives...

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Re: Santé publique et psychanalyse

#8

Message par richard » 25 janv. 2026, 19:38

Dominique18 a écrit : 25 janv. 2026, 19:26 Toi non plus, tu n'as pas lu ni écouté.
C’est vrai, je n’ai pas beaucoup lu, j’ai préféré agir.

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Re: Santé publique et psychanalyse

#9

Message par Dominique18 » 26 janv. 2026, 14:25

richard a écrit : 25 janv. 2026, 19:38
Dominique18 a écrit : 25 janv. 2026, 19:26 Toi non plus, tu n'as pas lu ni écouté.
C’est vrai, je n’ai pas beaucoup lu, j’ai préféré agir.
C'est une posture, certes mais qui ne t’a cependant été d'aucune utilité pour affronter les contradictions multiples ci-dessus évoquées.

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Re: Santé publique et psychanalyse

#10

Message par richard » 26 janv. 2026, 15:57

Je pars du principe qu’il y a d’un côté la matière et de l’autre l’esprit. La science se charge de la matière. Dans toutes les civilisations, il y a eu des gens qui se sont occupés de l’esprit:chaman, sorcier, prêtre, curé. Aujourd’hui ce sont les psychanalystes qui s’en occupent. Il y a une volonté de mettre de la rationalité dans un domaine irrationnel, tâche difficile. Les psychanalystes avancent à tâtons, les yeux fermés, aussi faut-il leur pardonner leur errance et leurs erreurs.

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Re: Santé publique et psychanalyse

#11

Message par Dominique18 » 26 janv. 2026, 19:35

Encore un qui a plongé dans le délire et qui est complètement perché :ouch:.
Évidemment, en dehors de toute considération scientifique.
La psychanalyse est et reste une escroquerie intellectuelle.
Mais si tu continues à prendre ton pied avec...
C'est ta vie, et ce ce que tu en fais, pas la notre.

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Re: Santé publique et psychanalyse

#12

Message par richard » 27 janv. 2026, 11:36

Dominique18 a écrit : 26 janv. 2026, 19:35 Évidemment, en dehors de toute considération scientifique.
Pourquoi faut-il qu’une chose soit estampillée scientifique pour qu’elle soit crédible? Hors la science point de salut!? La science a remplacé la religion. Autrefois, c’était dans le livre que se tenait la vérité, aujourd’hui c’est dans la science qu’elle réside.La raison a remplacé Dieu.
Alain a écrit :La Raison, c’est bien là le Dieu libérateur, le Dieu qui est le même pour tous, le Dieu qui fonde l’Égalité et la Liberté de tous les hommes.
Ma vie n’est pas la psychanalyse, elle a plutôt consisté en une recherche du réel d’une façon pragmatique et non pas livresque.

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Re: Santé publique et psychanalyse

#13

Message par Dominique18 » 27 janv. 2026, 12:50

Déjà dit et redit.
C'est ta conception du monde et de ta vie qui est tienne et uniquement tienne, et n'a aucune valeur universelle.
Elle est respectable et compréhensible.

Là où ça déraille, c'est quand tu sors de ton champ de compétences en refusant de voir et d'accepter tes incompétences. (Exemple complètement absurde et ubuesque : la science a remplacé la religion. Aucune valeur !
Ou alors...
Tu fais partie d'une secte ou tu as l'intention d'en ouvrir une?
Ça pourrait être du Thierry Casasnovas ou du Idriss Aberkane.
Réfléchis, un peu.)

Pas plus, pas moins.
Pourquoi faut-il qu’une chose soit estampillée scientifique pour qu’elle soit crédible?
Tu ne vas quand même pas recommencer tes digressions intempestives, dis?
Tu sors clairement de ton champ de compétence.
Tu ne t'en es toujours pas aperçu ?

Comme je le faisais remarquer à jroche, il serait bon d'aller jeter un œil sur les programmes d'enseignement, avec notamment les rubriques traitant de la formation de l'esprit scientifique et critique.

La science n'est pas une religion. C'est un mode d'apport de connaissances réactualisées, vérifiées, qui tend à permettre, dans l'une de ses applications sociale et sociétaire, l'entretien du bien commun, de la notion de vivre ensemble, et non les uns contre les autres. C'est ce qu'on nomme des valeurs universelles et humanistes.
Les religions ont toujours été à l'origine de conflits, et donc à la vie les uns contre les autres.
Si ça se passe un peu mieux, à ce niveau, sur la planète, c'est qu'elles ont été apaisées (souvent de l'extérieur, cas de la loi de 1905 en France), vidées de leurs contenus guerroyants, mais de nombreux soucis persistent.
La science peut pas être une religion, par contre pour la psychanalyse, ça ne fait aucun doute (cf. l’enquête édifiante de Sophie Robert).

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