Ça je suis bien d'accord, on ne peut pas opposer secte et religion, c'est la même chose.
Les religions sont des sectes qui ont eu la chance de prospérer.
Définition d'une secte: une secte se caractérise par une emprise mentale forte exercée sur des personnes les conduisant progressivement à se désocialiser, à se déresponsabiliser, à perdre leur équilibre mental, familial, sanitaire,...
Ces personnes perdent leur autonomie, elles ne peuvent plus penser ou agir en dehors de l'individu ou du groupe de personnes qui exercent sur elles cette emprise mentale, ce contrôle sur leur existence.
Définition d'une religion: une religion est un ensemble de croyances qui définissent le rapport de l'homme avec le sacré, une reconnaissance par l'être humain d'un principe ou d'un être supérieur.
Cette religion s'accompagne de pratiques propres à ces croyances, le groupe social considéré évoluant en fonction de ces croyances et de ces dogmes.
La secte correspond à un espace clos, fermé, tant au niveau individuel que sur le plan sociétal.
Il apparaît très difficile de sortir de l'enfermement d'une secte, et plus aisé, en principe, de quitter une religion, ce qui est un constat, à la lumière des faits.
Ce qui distingue, en principe, et au sens large, une secte d'une religion, si on s'en tient aux impératifs de définitions qui restent théoriques.
Il peut également exister de nombreuses particularités à l'intérieur d'une religion ce qui rend l'exercice difficile.
Considérons un exemple:
l'affaire Bétharram, toujours en cours, a produit un nouveau rapport indiquant qu'à l'intérieur des murs de cette institution, catholique, l'ambiance délétère régnante pouvait s'apparenter à celle rencontrée dans une secte (interdictions multiples, rigidité des règlements, coercitions,...)
https://commission.betharram.ifjd.org/w ... ternet.pdf
https://commission.betharram.ifjd.org/w ... ternet.pdf
Les autorités religieuses exerçant au sein de Notre-Dame de Bétharram sont placées sous la responsabilité hiérarchique de l'Eglise catholique.
La question se pose, cependant, quant aux responsabilités des acteurs politiques locaux, de l'Etat,... ce qui dépasse le cadre purement religieux.
Une religion peut-elle tolérer des mouvements et pratiques sectaires en son sein?
Dispose-t-elle de la volonté, du courage, et des outils(dont une bonne dose d'auto-critique) pour procéder à un examen rigoureux et à un "nettoyage" en profondeur pour exclure des déviances?
A l'intérieur d'une secte le problème ne se pose pas puisque les déviances, décrétées et entretenues par un très petit nombre de têtes pensantes, sont la norme. Les individus qui s'opposent, qui prétendent penser "autrement", s'exposent à de multiples soucis.