Gwanelle a écrit : 29 juin 2026, 11:53
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Pour aller dans ton sens, et aussi parce que j'ai apprécié tes dernières interventions:
politique et appropriation d'événements sportifs :
- Jacques Chirac en 1998 avec la Coupe du monde de football remportée par les "Bleus". Il était sur tous les fronts.
Il n'y connaissait rien au football...
- les JO 2024: autocongratulation à tous les étages.
La maire de Paris où se déroulaient les jeux, le gouvernement Macron, le président de la république,...
La liste est très longue.
C'est d'autant plus "remarquable" que, en totale contradiction avec ce qui avait été claironné, le budget consacré au sport a vu, par la suite, sa part diminuer.
En France, l'église catholique, toujours en retard de plusieurs trains, ringarde au possible, avec quelques sujets (dans le désordre) qui lui posent problème:
- le suicide *
- la crémation **
- l'athéisme
- le mariage pour tous
- l'interruption volontaire de grossesse
- la contraception.
-...
Ça représente un paquet de personnes concernées au sein de la population française.
Je ne traite que de la seule religion catholique.
Pour le support de vie communautaire, la question qui se pose est: lequel?
Tu ne "personnalises" pas ls religion, contrairement à ce qui a été précédemment exprimé, tu ne fais que rendre à César ce qui appartient à César
*
https://www.la-croix.com/Religion/Catho ... 1200969937
...La position de l’Église catholique se fonde sur le principe que la vie est donnée par Dieu et qu’ainsi elle ne nous appartient pas. « Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée », est-il écrit. « Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas... »
C'est qui celui-là ?
**
https://liturgie.catholique.fr/celebrer ... atholique/
...Contrairement à d’autres religions, l’Église catholique n’interdit pas la crémation. Un décret, daté du 8 mai 1963, a supprimé l’interdiction d’obsèques religieuses pour des personnes qui ont choisi la crémation. En 1983, le nouveau code de droit canonique a précisé la position de l’Église en stipulant :
« L’Église recommande vivement que soit conservée la pieuse coutume d’ensevelir les corps des défunts ; cependant elle n’interdit pas l’incinération, à moins que celle-ci n’ait été choisie pour des raisons contraires à la doctrine chrétienne » (Can. 1176 § 3).
Le « oui » de l’Église est, en quelque sorte un « oui mais… » pour deux raisons :
– d’une part, elle préfère l’inhumation pour tenir, jusque dans la mort, la commune identité du baptisé avec Jésus dont le corps a été mis au tombeau le vendredi saint.
– d’autre part, il est demandé de conserver l’ordre traditionnel des rites funéraires. Le rituel prévoie en effet tout un itinéraire avec des « stations », notamment celle symboliquement forte du passage à l’église, et ces étapes se déploient normalement autour du corps. Ainsi, si elle est choisie, la crémation devrait se dérouler après la célébration à l’église en présence du corps.
Deux dates à retenir : 1983 et 1983, avec un "oui, mais..."
...C'est pareil pour la religion, quand tu dis qu'elle "supporte la vie communautaire" en prenant pour exemple les obsèques. je trouve que ton exemple contredit ce que tu dit . la religion détourne les obsèques de leur fonction première et sont devenus un événement religieux à cause de la religion : la religion s'est appropiée cet aspect de la vie communautaire, ce n'est pas un support, c'est une appropriation.
Autrement dit, la religion a fait le forcing en s'appropriant plusieurs dynamiques sociales, en les faisant siennes après avoir remodelé au passage pour les besoins de la cause. Elle se donne les moyens de continuer à pérenniser et justifier son existence, avec un vernis de surface communautaire.
La religion a-t-elle créé des structures pour aider l'humain, ou a-t-elle codifié des besoins humains naturels pour s'assurer un pouvoir éternel ?
Soutenir, c'est laisser l'objet intact (le sport reste du sport, le deuil reste du deuil) tout en lui donnant des moyens d'exister, en s'efforçant d'intervenir avec le plus de neutralité possible. Dès que le niveau de neutralité est franchi, on évolue sur le terrain de l'appropriation.
S'approprier, c'est ainsi modifier la nature même de l’objet pour qu'il puisse servir (à) l'institution, quelle qu'elle soit (d’obédience politique, ou religieuse,...).