Hitler n'était pas un "très grand croyant".
C'était un mégalomane opportuniste, tactique.
Il méprisait les croyants.
Il avait le cerveau farci de théories fumeuses abracadabrantes (pangermanisme, aryanisme,... mais il restait un matérialiste rationnel, avide cependant de symboles) qu'il a transformées en chevaux de bataille. Plusieurs de ses comparses étaient encore plus secoués que lui ((Himmler en tenait une bonne couche).
Lire pour plus d’information des historiens experts tels Adam Bullock, Ian Kershaw, Laurence Rees, et bien d'autres.
La religion n'était pour lui qu'un élément, un instrument, dans certaines situations particulièrement approprié pour parvenir à ses fins, le pouvoir sans partage, la domination, et l'instauration de son reich de 1000 ans.
Au fur et à mesure de son parcours, ses élans paranoïaques se sont trouvés renforcés et décuplés par les doses phénoménales de médicaments qu'il ingurgitait quotidiennement (on ne joue pas impunément avec des doses d'excitants toxiques, il carburait avec des mélanges détonants).
Les relations du régime nazi avec le Vatican et l'islam, notamment avec le grand mufti de Jérusalem, durant le mandat britannique, ont été complexes et ne peuvent se résumer en quelques lignes, connaissance historiques solides requises!
Ce n'est pas une partie de plaisir pour décrypter sur le plan géopolitique.
Al-Husseini, le mufti, était un opportuniste antisémite, Hitler ne pouvait être qu’un allié précieux dans ses desseins jusqu’au-boutistes.
François Kersaudy donne quelques clés.
David Motadel également dans "Les musulmans et la machine de guerre nazie".
Il existe d'autres ouvrages documentés sur ces questions.
Au plus fort de la Seconde Guerre mondiale, après les premiers revers militaires subis en Union soviétique et l'enlisement dans des territoires abritant de nombreux musulmans – l'Afrique du Nord, le Caucase, les Balkans et la Crimée –, les dirigeants nazis ont cédé à une sorte d'urgence stratégique. Ainsi ont-ils mis de côté certains de leurs préjugés racistes et tenté d'instrumentaliser l'" islam " – religion que Hitler et Himmler, notamment, admiraient car ils la jugeaient " autoritaire ", " fanatique " et " conquérante " – pour en faire une force politique ralliée à leur cause.
Les musulmans sont donc devenus la cible d'une propagande acharnée et sophistiquée, quoique totalement ignorante des cultures et contextes régionaux. Mais en postulant l'unité du monde musulman, en manipulant les textes sacrés ou en tentant de faire passer Hitler pour une figure centrale de l'eschatologie islamique, la machine de guerre nazie a fabriqué de toutes pièces un islam imaginaire...
Fondé sur des sources inédites issues de quatorze pays, ce livre démonte avec précision la thèse d'une proximité idéologique entre nazis et musulmans à l'égard des juifs. Si des dizaines de milliers de soldats musulmans se sont effectivement enrôlés dans la Wehrmacht et la SS, ils l'ont presque toujours fait pour échapper à une misère plus grande encore, aux menaces de la violence nazie, ou pour se venger de leurs anciens oppresseurs.
""L’islam" (quel "islam" exactement ? Vision réductionniste...) n'a pas soutenu le nazisme, seuls certains groupes humains, des factions, (cf. le mufti) l'ont fait.
Beaucoup de musulmans ont combattu dans les rangs des alliés.
...Durant la guerre, des Arabes et des musulmans ont combattu tant du côté des Alliés, comme les volontaires du Maghreb en France ou la Légion arabe en Irak, que de l'Axe, comme les divisions SS bosniaques en Yougoslavie ou des volontaires caucasiens sur le Front de l'Est.
Le monde musulman fut un champ de bataille géographique et idéologique pour les Alliés et l'Axe. Il était d'un grand intérêt pour ses ressources minérales, routes, et parfois humaines.
Durant la première moitié du XXe siècle, la très grande majorité des pays actuels du monde arabe n'étaient pas indépendants. Les empires coloniaux français et britannique, ainsi que l'URSS, en avaient en grande partie le contrôle...
https://fr.wikipedia.org/wiki/Monde_mus ... e_mondiale
L'impact du nazisme dans le monde arabe reste durable (cf. Iran, Hezbollah, Hamas,...), Mein kampf, Le protocole des sages de Sion,... restent des "valeurs" de référence délétère, ainsi que la quincaillerie symbolique afférente.
La seconde guerre mondiale a laissé un désastre derrière elle, des traces qui ne sont pas prêtes de s'effacer. Ne pas oublier les passages répétés des négationnistes (Faurisson et Garaudy pour les plus connus) qui n'ont fait que consolider cette catastrophe humaine.
(cf. Valérie Igounet, Mickaël Prazan ainsi que Gilles Kepel pour une compréhension d'ensemble)
Aparté...
https://bouquinsblog.blog4ever.com/mein ... isemitisme
Il est instructif de lire les commentaires (2013) d'un excité sur ce blog (un certain Oùallonsnous ?). Une bonne tranche de réécriture idéologique de l'histoire qui perdure en 2026...
Encore un qui adopte (et préfère...) le prêt à penser plutôt que la réflexion approfondie.
https://www.arte.tv/fr/videos/089973-00 ... tisme-4-4/
Antisionisme et antisémitisme n'ont jamais été très éloignés. Il suffit de trouver le bon subterfuge.... (4ème épisode de la série, à partir de 12')
Comme pour le nazisme, le communisme à la sauce stalinienne a laissé des traces durables.
Fin de l'aparté...