Jodie a écrit : 12 févr. 2026, 01:31Finalement vous avez fort bien réussi à m'enlever tout désir de contribuer à ce forum et d'apprendre de vous et des autres. Dans le fond, c'est possiblement ce que vous souhaitiez. Ca ne devrait pas causer un trop grand vide.
Ce serait dommage. Vos questions sont souvent pertinentes (à mon sens) et suffisamment bien posées pour que l'on comprenne le point que vous voulez soulever.
Par ailleurs, vos questions peuvent présenter un caractère un peu poil à gratter pour certains de vos lecteurs et sont de ce fait susceptibles de donner lieu à des réactions de mauvaise humeur de leur part. Ces réactions correspondent à une sorte de mécanisme immunitaire de défense de nos valeurs et convictions fortes, un mécanisme auquel nous obéissont tous. Ce mécanisme protège la cohérence et la stabilité de notre système de valeurs, croyances et convictions fortes en évitant qu'elles ne fluctuent au gré du vent à la moindre bribre d'information contraire (et c'est heureux, tout particulièrement à notre époque de désinformation et de fake news convaincantes). Il ne faut pas en prendre ombrage.
Jodie a écrit : 12 févr. 2026, 17:25Je pensais que c'était parce que certains avaient des a priori à mon égard, faisant suite à mes premiers messages qui défendaient les croyants. Je me demande comment on peut détourner ce problème, surtout si l'autre est conscient de ce que l'on protège.
Ca n'est pas exclus. Nous obéissons tous plus ou moins (pas toujours consciemment) à nos biais tribaux (nos biais d'appartenance culturelle, religieuse ou antireligieuse, politique, idéologique, philosophique, ethnique, nationale...). Toute allusion ou remarque tendant à défendre une catégorie de non appartenance (ou, pire encore, ses valeurs, convictions, coûtumes ou croyances) ou à critiquer une catégorie à laquelle nous avons le sentiment d'appartenir (ou, pire encore, à ses valeurs, convictions, coûtumes ou croyances) tend à nous mettre de mauvaise humeur.
Jodie a écrit : 12 févr. 2026, 17:25Je me demande comment on peut détourner ce problème, surtout si l'autre est conscient de ce que l'on protège.
Le détourner, ce n'est pas possible, mais l'atténuer, c'est possible. Il faut éviter tout jugement de valeur favorable d'une catégorie de non appartenance de ses interlocueurs et éviter tout jugement de valeur négatif d'une catégorie d'appartenance de ces mêmes interlocuteur (valeurs, convictions, croyances et coûtumes incluses).
Exprimer une objection vis à vis de tel ou tel choix d'une catégorie de personnes peut engendrer une réaction de mauvaise humeur, mais elle sera moindre si des efforts son faits dans sa formulation (sans exagération hypocrite, ça passe mal aussi) pour qu'elle soit le moins possible perçue comme de la stigmatisation.
De même, si des remarques favorables sont relatives à telle ou telle catégorie de non appartenance, il faut les formuler d'une façon suffisamment neutre et factuelle pour qu'elles ne soient pas perçues comme des éloges...
...mais les réactions de mauvaise humeur ne vont pas pour autant toujours disparaître. Toutefois, si l'interlocuteur est quelqu'un de tolérant, ses objections peuvent parfaitement rester conciliables avec la poursuite d'un échange sans propos désobligeants.
A mon sens, s'auto censurer ou édulcorer une question ou une remarque pour la rendre plus acceptable est justifié seulement si on a le sentiment que c'est nécessaire pour ne pas casser l'échange...
...ou que la question ou remarque à laquelle on pense n'a pas suffisamment d'intérêt pour en prendre le risque.
Par ailleurs, vous n'êtes pas la seule à tirer de l'information de vos questions. D'une part vos questions obligent à réfléchir, voir à rechercher des liens et à organiser sa réflexion pour trouver la réponse et parfois à vous répondre sans erreur (le moins possible en tout cas) et d'une façon claire (si possible). En sont bénéficiaires ceux qu'y vous répondent (cf. les 80% d'assimilation d'une information qu'on a pris la peine de trouver, d'expliquer et/ou valider) ainsi que ceux qui lisent vos questions, les réponses et les liens les accompagnant, l'un n'excluant pas l'autre.