Je pourrais te répondre point par point,... pour la énième fois... pour un énième résultat aléatoire.
S'il y a dilemme, il réside là.
Il me semble que tu évolues dans la pensée magique, avec une polarisation sur cette conscience qui serait immatérielle selon tes désirs, ex-nihilo, supra-biologique (soit, dans les processus initiaux, il y a des tas de millions d'années, en dehors de tous les processus physico-chimiques).
On rejoindrait alors une construction intellectuelle purement hypothétique, autrement exprimé une croyance qui fait abstraction de toute base scientifique, ce qu'on peut retrouver dans les courants de pratiques spirituelles ou religieuses (yoga par exemple, existence d'un dieu, d'un grand horloger suprême, d'une conscience universelle,...).
La théorie du panpsychisme
Une autre théorie de la conscience est le panpsychisme. Elle repose sur une hypothèse philosophique audacieuse qui soutient que la conscience ou l'expérience mentale est une propriété fondamentale de toute la matière, et non uniquement des êtres vivants ou des cerveaux complexes comme ceux des humains ou des animaux. Selon cette théorie, tous les objets de l'univers, même les plus simples et les plus élémentaires comme les atomes et les particules subatomiques, seraient doués d’une forme de « proto-conscience », bien que cette dernière puisse être très différente de la conscience humaine. En d’autres termes, notre description de la réalité doit s’élargir afin d’inclure une qualité subjective et irréductible aux composantes élémentaires de la matière. Décrire une particule seulement par sa masse, sa charge électrique et son spin n’est plus suffisant. Il faut ajouter une quantité supplémentaire appelée proto-conscience.
Le panpsychisme ne suppose pas nécessairement que toutes les formes de conscience sont identiques. La théorie postule qu’il peut exister une sorte de gradation, où la conscience des objets simples (par exemple, une pierre ou une molécule) serait beaucoup plus rudimentaire et limitée que celle des organismes complexes (comme les humains, les dauphins ou les chimpanzés). Bien que le panpsychisme ait des racines anciennes remontant à la Grèce antique, par exemple chez des philosophes comme Platon ou Aristote, il a connu un regain d'intérêt au XXIe siècle, notamment dans les cercles de la philosophie de l'esprit et de la physique théorique.
Des philosophes contemporains (comme David Chalmers) ont exploré ce concept, tout comme quelques physiciens théoriques ont examiné la relation entre la conscience et la matière. Selon Chalmers, la notion d’une proto-conscience, aussi étrange qu’elle puisse paraître, reste fermement à l’intérieur des frontières de la science traditionnelle. Cette dernière a développé dans le passé un outillage mathématique qui rend compte de manière très précise des données observationnelles. Ces données du monde extérieur ont un caractère objectif, et sont décrites par des récits à la troisième personne. Chalmers suggère que d’autres types de données existent, qui ont échappé jusqu’ici aux scientifiques. Ce sont les données du monde intérieur. Elles ont un caractère subjectif et sont décrites par des récits à la première personne. La science conventionnelle continuera à rendre compte des données extérieures tandis qu’une nouvelle science verra le jour afin d’expliquer les données intérieures, et en particulier la conscience.
Le panpsychisme se présente donc comme une alternative à d'autres théories de la conscience, comme le physicalisme, qui soutient que la conscience émerge uniquement de processus physiques complexes, ou le dualisme cartésien, qui postule que la conscience et le corps sont deux substances distinctes. Bien que fascinant, le panpsychisme soulève des questions délicates sur la manière dont une telle forme de conscience pourrait se manifester, et sur ce que cela signifierait pour notre compréhension de la nature de la réalité. En tout cas, le panpsychisme souffre du plus grand défaut qui soit en science : pour l’instant, il n’existe aucune preuve expérimentale pour l’existence d’une telle proto-conscience.
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https://www.unige.ch/theologie/a_ciel_o ... conscience
Pour l'instant, c'est beau, c'est joli, mais ça ne fonctionne pas. Ca reste théorique et on ne peut strictement rien en faire.
En neurologie, sur le terrain en quelque sorte, trivialement, avec des patients, ce n'est pas avec des théories philosophiques que les avancées sont constatées. C'est le domaine où lesimplications sont les plus probantes parce qu'il s'agit ni plus ni moins de la sauvegarde et la préservation de la vie de l'individu. Il faut agir concrètement.
Ces interrogations ne sont pas nouvelles puisque dans les années 50 la question se posait dans le cas d'interventions chirurgicales lourdes avec l'anesthésie. Un certain Laborit, que tu as lu?, est passé par là, en posant les bases de l'anesthésie moderne, après une réflexion, non philosophique, mais sur des processus neurobiologiques, en oeuvre, avec l'étude des échanges physico-chimiques...
...Ses manifestations, mais pas la conscience par elle-même. On ne sait pas en produire dans une éprouvette ou quoi que ce soit de non biologique, on ne sait pas la détecter ailleurs que dans le biologique (et encore...)...
Cette réflexion, par rapport à l'ensemble des sources citées dans les posts, apparaît dénuée de sens.
S'il existe une manifestation, c'est que la conscience est en arrière-plan.
Pas de conscience, pas de manifestation.
Mais où peut bien se trouver cette conscience si ce n'est à l'intérieur de l'enveloppe physique de la personne?
Dans son système cérébral? (et non à l'extérieur de son enveloppe physique?)