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Les gardiens du vivant, Lionel Mallecourt

Publié : 13 août 2026, 19:13
par ABC
Inso a écrit : 13 août 2026, 13:07Oui, la biodiversité fait face à une catastrophe.
  • Mais on est aussi face à une catastrophe agricole (mais la FNSEA ne propose que des aides massives* sans jamais évoquer un changement de pratiques**).
  • Mais aussi sanitaire
  • Mais aussi sur les approvisionnements en eau potable (70% de la France est en alerte renforcée).
* Les aides sont toujours payées par le contribuable, mais les bénéfices restent chez toujours chez les actionnaires.
** Par exemple le tout maïs pour l'alimentation animale très gourmand en eau devient une absurdité avec le climat de cette année.
"Bien sûr, aucune solution simple et unique ne peut répondre au problème. Mais une chose est sûre, selon nos trois interviewées : les solutions pérennes seront celles qui invitent à changer le système agricole dans son ensemble.« Il faut changer de logique, miser non pas sur des cultures les plus performantes mais sur un système de culture qui soit capable de supporter et de faire face aux incertitudes climatiques, avec des années très chaudes et d’autres moins », recommande Christian Huygues.

Carina Furusho-Percot confirme : « Nous devons passer d’une optique d’optimisation des rendements – qui fonctionnait avec un climat stable- à une logique de robustesse. Cela veut dire qu’il faut viser la stabilité de la production et la diversification des cultures.» Dans le détail, elle recommande de « s’affranchir de la dépendance aux intrants, aux pesticides, aux fertilisants et à la pétrochimie », ce qui aboutit à des modèles « beaucoup moins vulnérables que les grandes monocultures ».
Ces conclusions scientifiques ne sont absolument pas suivies par le gouvernement et les parlementaires français, à l’instar de la récente loi d’urgence agricole qui prévoit pour toute adaptation des mesures qui visent à continuer comme avant. Un exemple : le doublement des capacités de stockage d’eau pour l’agriculture d’ici à 2035.

Christian Huygue calcule : « Une très grande bassine peut stocker 600 000 m3. Avec ça, vous pouvez arroser 2 à 300 hectares de maïs. C’est relativement peu. Même en le doublant, on voit bien que ça ne répond pas au problème global ». Faire comme si le stockage de l’eau était une réponse technique suffisante au changement climatique est un leurre. D’autant plus que l’épisode 2026 a montré qu’irriguer le maïs ne suffit pas. En effet, au-delà d’une certaine température, la pollinisation échoue et les récoltes s’effondrent quoi qu’il arrive. Ironie du sort : les Deux-Sèvres, où l’on a construit des bassines parfois sans respecter la loi et jusqu’à conduire à des affrontements ultra-violents, est l’un des départements les plus touchés par les conséquences des canicules. Les bassines n’y changent rien. "

Source
J'ai conservé cette longue citation afin de ne pas faire disparaître top vite les informations ci-dessus qui me semblent importantes à connaître (pour savoir ce qu'il est pertinent de soutenir et ce à quoi est pertinent de s'opposer).
Inso a écrit : 13 août 2026, 13:07J'ai lu (en diagonale) le livre (en PDF iLes Gardiens du Vivant: Guide pour une Civilisation en Harmonie avec son Cycle Stellaire).
Effectivement c'est très "cosmique"...
Il ne parle guère de la crise climatique et de ses causes et ne propose pas grand chose pour y remédier.
Ma foi... Merci en tout cas pour le lien gratuit vers le document au format numérique (ce lien là je ne l'avais pas trouvé)... Du coup, je me sens plus libre pour citer (à titre d'exemple) quelques élements que j'ai trouvé intéressants (sans toutefois avoir la compétence requise pour émettre un jugement de valeur sur les propositions) en me limitant au chapitre 4 de ce livre.

Chapitre 4 Nouvelle Approche de l’Énergie
Chaque heure, le Soleil envoie vers la Terre environ 173 000 térawatts[heure] d’énergie, soit plus de 10 000 fois la consommation énergétique mondiale annuelle... Les technologies solaires ne couvrent qu’environ 3 % de la consommation mondiale d’énergie, en raison de plusieurs limitations.

4.1 Comprendre et exploiter intelligemment les ressources solaires

Les limites actuelles de son exploitation
• Manque d’infrastructures adaptées : De nombreux pays n’ont pas encore développé de réseaux énergétiques capables d’intégrer massivement l’énergie solaire.
• Stockage et distribution complexes : L’intermittence du rayonnement solaire impose des solutions de stockage performantes, comme les batteries à haute capacité ou l’hydrogène vert.
• Modèle économique inadapté : L’économie mondiale repose encore largement sur des énergies fossiles, freinant la transition vers un modèle basé sur une énergie abondante et distribuée.

Vers une exploitation intelligente
1. Décentralisation de la production : Chaque bâtiment peut devenir un producteur d’énergie grâce aux panneaux photovoltaïques et aux tuiles solaires. Un réseau énergétique décentralisé éviterait la dépendance aux infrastructures centralisées.
2. Amélioration du stockage énergétique : Le développement de batteries lithium-fer-phosphate, de supercondensateurs et de solutions basées sur l’hydrogène vert permettraient une autonomie énergétique continue.
3. Optimisation des matériaux et des technologies : De nouvelles générations de cellules solaires à pérovskite ou de panneaux solaires transparents intégrés aux fenêtres pourraient améliorer considérablement l’efficacité énergétique.
4. Intégration dans une économie circulaire : L’énergie solaire doit être exploitée avec une approche durable, en optimisant les ressources minérales nécessaires aux panneaux photovoltaïques et en développant des filières de recyclage et d’upcycling.

4.2 Développer des technologies et infrastructures adaptées

Une infrastructure pensée en fonction du cycle solaire
• Maximiser l’exposition solaire : L’orientation des bâtiments, des villes et des champs solaires doit être optimisée en fonction de l’ensoleillement saisonnier.
• Créer des réseaux intelligents (smart grids) : Ces systèmes permettent une gestion dynamique de l’énergie en redistribuant l’électricité selon la demande et les conditions météorologiques.
• Exploiter les variations climatiques : L’énergie solaire peut être couplée à d’autres sources renouvelables, comme l’éolien ou l’hydraulique, pour assurer un approvisionnement constant.

Technologies
Il est nécessaire d’innover dans plusieurs domaines clés :
• Stockage de l’énergie à grande échelle : Développer des batteries recyclables, des réservoirs d’hydrogène vert et des solutions de stockage thermique.
• Matériaux solaires évolutifs : Intégrer des panneaux solaires aux routes, aux façades d’immeubles et aux textiles pour capter un maximum d’énergie.
• Énergies hybrides et complémentaires : Associer le solaire avec l’éolien, la géothermie et la biomasse pour assurer une autonomie énergétique stable

L’urbanisme et l’aménagement
Les villes doivent être conçues comme des écosystèmes énergétiques autonomes, intégrant :
• Des éco-villes solaires, où chaque bâtiment produit sa propre énergie.
• Une mobilité propre, avec des transports connectés aux cycles de production énergétique pour éviter les pics de consommation.
• L’agrivoltaïsme, qui permet de combiner la culture agricole et la production d’énergie solaire sur une même surface.
En intégrant ces innovations, l’humanité pourra construire des infrastructures durables

4.3 L’autonomie énergétique comme clé d’une civilisation durable

Pourquoi l’autonomie énergétique est essentielle
Une civilisation dépendante d’une source d’énergie centralisée est vulnérable aux crises économiques, géopolitiques et climatiques. Aujourd’hui, trois enjeux majeurs rendent l’autonomie énergétique cruciale :
• Dépendance aux énergies fossiles : Leur raréfaction et leur impact environnemental créent des tensions géopolitiques et des instabilités économiques.
• Fragilité des infrastructures : Les réseaux électriques mondiaux sont sensibles aux pénuries, aux cyberattaques et aux catastrophes naturelles.
• Inégalités d’accès à l’énergie : Plus d’un milliard de personnes n’ont pas d’électricité stable, freinant leur développement.

Vers une autonomie énergétique locale et globale
L’autonomie énergétique implique une production intelligente et décentralisée, fondée sur :
1. Production locale : Chaque foyer, village et ville peut produire sa propre énergie grâce à des panneaux solaires et des mini-réseaux autonomes.
2. Diversification des sources : Associer solaire, éolien, hydraulique et biomasse selon les particularités régionales.
3. Stockage avancé : Intégrer des batteries recyclables, des solutions hydrogène et des réseaux intelligents pour éviter les pertes d’énergie.
4. Efficacité énergétique : Optimiser la consommation grâce à des bâtiments passifs et des transports propres.

Le même travail de sélection de ce que l'on peut extraire d'intéressant et concret (entre les lignes un peu trop "cosmiques") pourrait aussi être réalisé (avec un peu de courage) sur le Chapitre 5: Repenser l’Économie et la Gouvernance et le Chapitre 6: Habitat et Organisation des Territoires.