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Re: Instabilité géopolitique, crise climatique, fiscalité, taxes, quotas et règlements

Publié : 15 févr. 2026, 18:00
par ABC
Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54La vraie question est : comment agir sur les motivations qui soutiennent nos croyances.
J'aurais plutôt dit, parmi les 2 familles de recherche de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées qui déterminent nos motivations, comment favoriser la bonne ?

Nos connaissances et croyances jouent un rôle, certes, mais en tant que moyens, par en tant que cause réelle de nos choix. Pour rejoindre une destination, on va plus vite avec une voiture (le moyen, nos connaissances et croyances) et dans toute la mesure du possible en bon état de marche, mais c'est le conducteur (notre recherche de satisfactions émotionnelles une fois nos besoins primaires satisfaits) qui fixe la destination (l'objectif découlant de nos choix de priorité) pas la voiture.

- Parfois, certaines croyances sont des obstacles pour atteindre un but (bon ou mauvais d'ailleurs), auquel cas ça vaut la peine de tenter d'y changer quelque chose si elles sont erronnées (notamment les fake news et correct news instrumentalisées visant à affaiblir une société en détruisant la confiance dans tout ce qui constitue son ossature et garantit sa stabilité...
...souvent en dressant ses membres les uns contre les autres : diviser pour régner, ça ne date pas d'hier. C'est un ingrédient d'ailleurs très utilisé par certains services secrets dans le cadre d'une guerre dite hybride contre l'Europe)

- tandis que d'autres croyances nous sont peu nuisibles ou pas suffisament nuisibles pour mériter que l'on dépense trop d'énergie ou de temps à les combattre. En effet, le temps et l'énergie dont nous disposons pour résoudre les problèmes de notre société mondiale nous sont comptés. Tic-tac, tic-tac, tic-tac... font la montre climatique, la montre écologique, la montre des tensions géopolitiques et la montre des tensions internes dans différents pays.
Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54Nos difficultés ne viennent pas d’un manque de connaissances ou de solutions techniques, mais des motivations émotionnelles qui orientent nos choix personnels et collectifs.
Oui, au moins pour les problèmes les plus graves (crise climatique, crise écologique, guerres, massacres et instabilité géopolitique, insuffisance de ressources essentielles, de soins de santé et de confort de vie pour de nombreuses populations).

Même si ça ne donne pas les solutions, je pense que comprendre l'origine du problème auquel notre société mondiale est confrontée augmente les chances de les trouver. Il faut faire fonctionner l'intelligence collective...

...avec une difficulté à ne pas sous-estimer : comment faire pour limiter le risque que ce type d'information soit compris puis utilisé par les fans de la 2ème famille d'émotions ?
Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54Finalement, pour répondre à votre question, de mon point de vue, il me faudrait savoir comment les motivations collectives changent réellement. Je vais réfléchir.
Et, en même temps, une difficulté est la suivante : comprendre le problème et trouver les solutions pour y parvenir peut être utilisé à bon ou a mauvais escient (cad par la bonne ou par la mauvaise famille de recherche de satisfactions émotionnelles). Un très bon moyen de favoriser le développement de la 2ème famille de recherche de satisfactions émotionnelles est assez bien exprimé par "le papé" dans le film "Manon des sources" (le papé, Yves Montan, veut piquer sa terre agricole à Jean de Florette. On est dans la famille de la prédation, de l'accumulation de biens dont ni Galinette, ni le papé n'ont un réel besoin) : "Pousse le dans le sens qu'il veut tomber !" dit le papé à Galinette (Galinette, en train de devenir malgré lui l'ami de Jean de Florette, faisait part au papé de sa tentation de donner à Jean de Florette, pas très compétent en matière d'agriculture et d'élevage, des conseils utiles à ce sujet).

Concernant les activités favorisant la première famille (celle de l'empathie, l'attention portée à l'autre, la coopération, le respect de l'altérité, le désir de protéger notre biosphère et notre société humaine...) on peut toutefois déjà signaler 2 exemples parmi de nombreux autres :

Exemple 1 : des petites actions positives pour telle ou telle personne de notre entourage et de petites actions positives réunissant des personnes de bonne volonté ou de volonté moyenne travaillant ensemble pour organiser une manifestation festive (par exemple) ou pour résoudre un problème local, développent, à mon avis, l'aptitude à trouver satisfaction dans la bonne famille d'émotions, celle du plaisir de coopérer utilement à la résolution d'un problème, de bâtir ensemble quelque chose de bénéfique...

... Bref, travailler ensemble pour faire quelque chose d'utile plutôt que pour critiquer ce qui ne va pas (une activité répondant souvent, inconsciemment, au besoin de se grandir, soi-même et sa catégorie d'appartenance, en se jugeant supérieur à une catégorie de non appartenance jugée détestable) développe la capacité à collaborer dans un but positif, en se respectant, malgré des différences d'appartenance (idéologique, politique, culturelle, cultuelle, sociale, nationale...).

Exemple 2 : des activités artistiques, faisant implicitement passer les bons messages en termes de relations humaines, par les ambiances positives qu'elles favorisent, sont aussi des atouts pour favoriser la bonne famille de recherche de satisfactions émotionnelles.

Par ailleurs, à mon avis, il ne faut pas être pressé, ni faire reposer sa motivation sur le fait de pouvoir observer les résultats de ce que l'on cherche à faire. J'ai le sentiment que si on avance dans la bonne direction, un jour ou l'autre ça finit souvent par être utile, même si on a l'impression de n'arriver à rien de tangible. Parfois, après avoir eu l'impression de ne pas avoir vraiment fait avancer le schmilblick (référence à un vieux jeu télévisé français), on a des retours d'information ultérieurs montrant que si, finalement, il y a bien eu un effet positif de ce qu'on a cherché à faire même si on n'en a pas eu connaissance.