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Re: RNR à sels fondus et à plomb fondu

Publié : 15 août 2026, 17:02
par ABC
Inso a écrit : 15 août 2026, 12:17Je ne vois pas les choses de la même façon. Je comparerai les 25 milliards d'€ d'ITER avec par exemple les coûts de la guerre en Iran (37 milliards de $ officiel, plus de 100 milliards avec les pertes matérielles, et sans compter les impacts sur l'économie mondiale)
Moi non. La guerre en Iran est la conséquence du caractère inapproprié de certaines de nos motivations conduisant à des sociétés et à des dirigeants engendrant ce type de conflits. Hiltler a été élu démocratiquement, Poutine aussi, "l'autre" aussi, Khomeni presque.

La décision d'investissement dans ITER a au moins le mérite de viser un objectif louable, et ce, dans le cadre d'une coopération internationale entre de nombreux les pays... et ce côté là est positif.
ITER est le plus grand projet scientifique mondial actuel. 33 pays y participent. Je suis surpris que tu critiques ITER alors que dans beaucoup de tes interventions, tu souhaites développer des visions communes à tous, des coopérations internationales pour le climat et l'humanité. ITER est exactement dans cette démarche.
Je vois que sur cet aspect là on est d'accord. L'erreur n'est pas sur l'objectif mais sur le moyen, c'est moins grave.
L'aboutissement d'ITER sera une révolution énergétique bien plus importante que les différents projets de SMR. C'est l'espoir d'une énergie plus propre et quasiment inépuisable. Mais pas sans défis.
Oui mais là, maintenant, il y a plus urgent (1).
Je pense donc qu'il ne faut pas placer tous nos espoirs sur des solutions certes prometteuses, mais dont le développement risque d'arriver tardivement.
Je ne sais plus si c'est moi ou toi qui a écrit ce passage, mais le fait est que je suis d'accord.
Inso a écrit : 15 août 2026, 12:17le technosolutionnisme est une forme de climato-scepticisme.
Oui, une des pires car elle présente un caractère séduisant.
Inso a écrit : 15 août 2026, 12:17L'argent n'est pas un problème. Ce sont les volontés politiques, financières et industrielles qui sont un problème.
Dans les pays à gouvernance autoritaire c'est la cause racine. Dans les autres pays, il faut (à mon avis) remonter plus haut dans l'arbre des causes.

Comment expliquer des sociétés (pas toutes mais quand même, la répétition du phénomène un peu partout sur la planète, siècle après siècle devrait nous mettre la puce à l'oreille) dans lesquelles un petit nombre d'individus parviennent aux leviers de commande pour (trop souvent) tout faire pour empêcher d'autres personnes d'y accéder (souvent par usage de renvois d'ascenseur, de conflits d'intérêt, de népotisme, voire oppression...) et y capter un volume (disproportionné en regard de leur réelle valeur ajoutée) de biens et services hors de prix en regard de la réponse à leurs réels besoins, mais choisis en raison de leur caractère erronément perçu comme socialement prestigieux ?

Par ailleurs, comment expliquer que des décisions d'investissement inappropriées à nos réels besoins générent des profits et que proposer des choix politiques inappropriés à nos besoins, notamment à moyen et long terme (et des ressources consacrées à corriger les conséquences de ces choix inappropriés) soit parfois (voir souvent) la bonne méthode pour se faire élire ?

Tu connais ma réponse à ces questions et je connais la tienne (tu l'as expliquée et détaillée dans le post auquel je réponds) et tu sais que c'est sur ce point précis que porte notre désaccord, donc développer ne me semble pas utile.
Inso a écrit : 15 août 2026, 12:17Il vaut bien mieux arbitrer entre dépenses utiles pour la société et dépenses inutiles (voir dommageables) que de sabrer uniquement dans les dépenses utiles tout en laissant les dépenses inutiles gaspiller des sommes énormes dont nous avons besoin.
Oui++

(1) De plus, concernant la fusion, il aurait fallu (à mon avis) poursuivre une recherche beaucoup plus diversifiée, beaucoup moins appliquée dans un premier temps donc moins coûteuse et augmentant fortement les possibilités de trouver plus vite les bonnes solutions de principe physique, puis technologiques pour développer, au bon moment, un prototype produisant vraiment de l'énergie nucléaire par fusion utilisable.

Re: RNR à sels fondus et à plomb fondu

Publié : 15 août 2026, 17:27
par nikola
ABC a écrit : 15 août 2026, 17:02 Hitler a été élu démocratiquement,
Non, il a été nommé par Hindenburg.
Poutine aussi,
Il a été élu proprement la première fois puis a systématiquement truandé les élections.
"l'autre" aussi,
Oui mais il s’est vanté d’avoir profité du fait que Musk connaissait bien le fonctionnement des machines à voter, sans oublier l’assaut sur le Capitole.
Khomeini presque.
Non, il a pris le pouvoir en 1979.

Re: RNR à sels fondus et à plomb fondu

Publié : 15 août 2026, 17:57
par ABC
ABC a écrit : 15 août 2026, 17:02Hitler a été élu démocratiquement,
nikola a écrit : 15 août 2026, 17:27Non, il a été nommé par Hindenburg.
Et cela a donné lieu à de violents mouvements de protestation, notamment contre l'anti-sémitisme, un sujet sur lequel les français se sont montrés eux aussi exemplaires.

Re: RNR à sels fondus et à plomb fondu

Publié : 15 août 2026, 18:06
par ABC
Inso a écrit : 15 août 2026, 12:17Cf le technosolutionnisme qui est une forme de climato-scepticisme.
Mirages a écrit : 15 août 2026, 15:33Je vois dans la technologie les solutions au problème du réchauffement climatique d'origine humaine. De toutes façons on a pas le choix, à part vivre comme avant la révolution industrielle. Ce qui est pire, pour nous.
Ca ne suffira pas. Il faut aussi adapter nos attentes, nos objectifs et nos choix de priorité à nos besoins réels. De plus, vivre comme avant la révolution industrielle n'est pas possible pour permettre de vivre à 8 Milliards d'habitants.

Re: RNR à sels fondus et à plomb fondu

Publié : 16 août 2026, 00:32
par jean7
nikola a écrit : 15 août 2026, 17:27
ABC a écrit : 15 août 2026, 17:02"l'autre" aussi,
Oui mais il s’est vanté d’avoir profité du fait que Musk connaissait bien le fonctionnement des machines à voter, sans oublier l’assaut sur le Capitole.
Sans une interdiction du financement privé des campagnes,
sans une séparation entre les médias et les intérêts industriels,
et sans chasse sérieuse au conflit d'intérêts en politique,
comment parler d'élection démocratique ?