Bonjour Barnabé,
J'ai posté un commentaire, je vais développer un peu:
Intéressante description et analyse de l'histoire et des événements contemporains :
1953, puis 20 ans de braderie des ressources du pays, de fastes indécents et de répression par le Shah, la sottise de divers gouvernements occidentaux (héberger puis aider Khomeini

, le ministère des affaires étrangères a-t'il vraiment cru à sa bienveillance et ses promesses de partager le pétrole iranien avec la France?), le soutien de Saddam par les uns comme les autres lors de la guerre contre l'Iran et le statut de pariah quasiment unanime, ont indubitablement conduit le régime à la conclusion qu'il devait se dépatouiller tout seul, ou au moyen d'alliances passablement "hétérodoxes" (vente clandestine de pétrole, coopération nucléaire et trafics variés avec des états ou des mouvements voyous - Corée du Nord / hamas, hezbollah, Syrie, …)
L'imbécile attaque israelo-USAienne est bien entendu vouée à l'échec si on se réfère aux objectifs affichés d'annihiler les capacités de nuisances de l'Iran, de s'accaparer (à nouveau ) ses ressources pétrolières et d'opérer un changement de régime, et ne parlons pas d'invasion ou de rédition. Et ceci en grande partie pour les raisons qu'expose la vidéo, qui omet par ailleurs les question géographiques et écologiques, ces dernières aggravées par les changements climatiques .
Pour ce qui est de la pérennité du régime, on oublie toujours l'influence de la classe marchande, qui s'accommode parfaitement d'une dictature répressive quelle que soit son idéologie (les Bazari étaient les principaux soutiens du Shah et ceux qui se sont exilés lors de la prise de pouvoir par Khomeini forment l'essentiel du soutien à la politique US), du moment où elle peut conserver ses intérêts grâce à la stabilité qu'offre généralement et s'assurer de passe-droits (comme chez nous d'ailleurs); cette classe généralement prospère finance donc les appareils de l'état, torpillant ainsi sanctions et autres restrictions. Elle est évidemment étroitement surveillée par les différentes polices d'état, comme toute bourgeoisie susceptible de changer d'allégeance, afin d'assurer qu'elle ne s'acoquine pas avec la "subversion".
Un autre facteur est l'opposition villes / campagnes, ces dernières étant loin, géographiquement comme intellectuellement des luttes politiques, peu éduquées, ainsi que profondément marquées par la religion, donc aisées à manipuler, comme quasiment tous les "bouseux" qu'aiment à flatter les dictatures.