Plusieurs autres préfèrent garder la bonne vieille "logique imparable" des pouvoirs divins: http://www.reproductivemedicine.com/Features/Feature.htm .
Ce qui me dégoûte vraiment dans ce genre d'étude, c'est l'érosion que les "chercheurs" créent stupidement dans la barrière entre médecine et supercherie. Comme le dit R.T. Carroll ( http://skepdic.com/refuge/bunk.html#prayer ), ce type d'étude nie elle-même le système qui la permet. En se basant sur l'inconnu total, elle n'explique rien tout en laissant croire qu'il y a quelque chose. Beaucoup d'autres catégories et d'analyses auraient été nécessaires* pour vraiment faire la part du hasard, des mauvaises manipulations et de la prière**.
Jean-François
* Voir https://forum-sceptique.com/archives/19546.html#19546 .
** Je suis particulièrement frappé par trois choses:
- Dans le profil des patients (table I), à l'exception du nombre d'ovocytes transférés tous les facteurs sont en faveur (pas de manière statistiquement signifiante, mais en faveur) du groupe "prière".
- Même principe dans la table II, il y une cascade de facteur en défaveur du groupe non prié, qui pourrait dénoter un problème de prise en charge de ces cas.
- Finalement, bien que presque rien ne soit dit sur la prière elle-même, il est quand même noté: "IP is praying for a specific outcome for an individual or individuals—i.e., prayers for conception". Si on considère que la conception commence au moment de la fertilisation et non de la naissance (ce qui est une acception scientifique), leur étude montre que la prière ne sert à rien (taux de fertilisation à peine plus élevé chez le groupe prié: 8.9 +- 6.2 c. 7.7 +- 4.9). Même si l'on considère les naissances comme "conception" (ce qui, personnellement, m'apparaît anachronique), le fait demeure que rien ne semble avoir été fait pour vérifier que les "groupes de prière" ont effectivement prié (et prié uniquement les cas qui leur ont été soumis; ça ne m'étonnerait pas que certains groupes aient prié pour toutes les candidates de cette étude, connues ou inconnues).
Enfin, il y a beaucoup trop d'inconnues dans ce genre d'étude pour qu'elles puissent être prises sérieusement.
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