Gwanelle a écrit : 06 janv. 2026, 11:51
Mais ce que je voulais dire c'est que dans cette bataille d'influences impérialistes, soit
la France (avec l'Europe bien
sur) a pour stratégie de "jouer coudes" mais alors elle s'en donne les moyens (avec une puissance militaire à
la hauteur... mais ça coute cher ! c'est aux dépend d'autres choses) soit non et alors on invente un système qui met en priorité l'efficience et
la sobriété, donc avec une dépendance au ressources bien moindre, et par là même, attire moins les convoitises).
Je pense que ce n'est pas tant un problème de moyens (même s'il semble indispensable de les renforcer) que d'unité. Sans parler de
la Hongrie ou de
la Slovaquie, les européens ont toujours beaucoup de mal à se mettre d'accord. (il n'y a qu'a voir les discussions
sur les prêts à l'Ukraine, problème pourtant vital pour l'Europe).
Dans le cas de l'épineux problème du Groenland, que les pays européens se mettent (très rapidement) d'accord pour y envoyer une force militaire serait (amha) très positif.
Non pas que cette force soit en mesure de résister à une attaque US résolue*, mais au moins cela montrera que l'Europe est déterminée et cela montrera clairement aux USA les limites à ne pas franchir. Trump ne réagit qu'à
la force.
L'administration Trump semble être grisée par le succès (militaire) au Venezuela et emploie depuis une rhétorique militaire forte (cf les menaces de Trump, cf les
positions de Stephen Himm... Miller ou bien l’érection en direct de
Graham).
Ils se croient désormais tout permis, au-delà des règles internationales et n'envisagent leurs relations internationales plus que par
la force.
Ensuite le problème de "convoitise" est plus complexe que que les seules ressources.
La Russie veut contrôler l'Europe pour des questions essentiellement impérialistes et l’administration Trump voudrait voir l'Europe comme un simple débouché commercial bien soumis (et parce que Trump n'aime pas l'Europe, raison amplement suffisante pour les US d'aujourd'hui). Ceci indépendamment des ressources.
*
Si l'Europe ne fait pas ça, Trump trouvera un moyen (coercition, corruption, accords bidons, divisions, désinformations ...) pour avoir de facto le Groenland.
Si les US attaque toutefois ces forces européennes, c'est certainement dommage pour les dégâts, mais au moins les choses seront très claires. Les pays européens seront bien obligés de s’arrêter de tenter de louvoyer avec Trump (qui adore ça). L'Otan n'existera plus. Les USA seront isolés, un genre de suicide. L'Europe se débrouillera sans les US. Oui, il y aura des efforts à faire, pas tant au niveau militaire (les forces européennes sont loin d'être ridicules), qu'au niveau des réseaux (sociaux, cloud, bancaires, IA...) ou il faudra devenir indépendant des US.
Ce seront la Russie et la Chine qui en seront très content, mais j'estime que ce sera bénéfique à terme pour l'Europe.
N'oublions pas que l'Europe est une super-puissance commerciale que ni la Chine ni les USA ne peuvent se mettre à dos sans lourdes conséquences pour eux.
Igor a écrit : 06 janv. 2026, 14:09
Tant que les États-Unis ne deviennent pas une dictature,
Pouvoir législatif réduit à néant, pouvoir judiciaire aux ordres, troupes aux ordres directs du chef qui arrêtent qui ils veulent en-dehors de toute légalité, corruption généralisée du gouvernement exécutif, le chef qui choisi lui-même quel état il finance ou pas, qui choisit lui-même quel opposant inculper, qui décide pour son intérêt personnel ou de ses copains d'attaquer un pays, un chef qui préfère écouter un influenceur complotiste et qui par un simple tweet désigne un gouverneur à
la vindicte populaire et ruine sa carrière, un chef qui oblige des médias à diffuser sa pensée sous peine d'extorsion, un chef qui couvre ses méfaits, protège ses copains et pardonne les pires trafiquant de drogue et les pires pédophiles...
Je sais pas, mais ça y ressemble de plus en plus non ?
Igor a écrit : 06 janv. 2026, 14:09ils n'attaqueront jamais militairement un pays allié, déjà que les Américains n'appuient pas cette intervention au Vénézué
la (ça serait bien pire).
Trump a bien montré que l'opinion des américains n'a plus aucune importance. Et si ça se révolte trop, c'est pas bien grave, pas pour rien qu'il a décuplé les budgets de l'ICE et lui a fait embaucher tous les groupes fascistes. Pas pour rien non plus qu'il fait remodeler les forces US.
Igor a écrit : 06 janv. 2026, 14:09L'OTAN n'aura pas à se disloquer, ça serait un vrai scandale et il en payerait le prix politique.
Ça fait des années que Trump dit qu'il abhorre l'Otan. Sa dislocation ? Il ne demande que ça.
Igor a écrit : 06 janv. 2026, 14:09Lors de ces négociations, ils faut considérer les avantages pour les deux partis d'une exploitation des ressources que le Groenland (par exemple) ne serait pas en mesure d'exploiter sans les investissements américains. Ça peut être bon pour les deux (même chose pour le Vénézué
la).
Et comme Trump ne respecte pas ses engagements, il va récupérer tranquillement le Groenland.