TEST: Écologie politique et angle mort démographique
TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Le mouvement écologique contemporain, en particulier dans ses déclinaisons dominantes à gauche, manifeste un empressement marqué à inscrire son diagnostic et ses solutions dans l’héritage intellectuel des Lumières progressistes : critique de la société industrielle, dénonciation du capitalisme fossile, mise en cause des inégalités et des modes de consommation des pays riches. Cette orientation a produit des analyses souvent pertinentes et politiquement mobilisatrices. Toutefois, elle s’accompagne d’un angle mort notable : la question de la surpopulation planétaire, pourtant reconnue par de nombreux travaux scientifiques comme un facteur structurel majeur de pression écologique, demeure largement occultée dans le discours militant dominant.
Cet article se propose d’examiner les raisons historiques, idéologiques et stratégiques de cette mise à distance, ainsi que les coûts intellectuels et écologiques qu’elle entraîne.
Du « trop d’humains » au « mauvais système » : un glissement historique
Dans les années 1960 et 1970, une part importante de la pensée écologique était explicitement néo‑malthusienne. Des figures comme Paul Ehrlich, Garrett Hardin ou les auteurs du Club de Rome mettaient au centre de leurs analyses la croissance démographique et la notion de capacité de charge de la planète. La crise écologique était alors pensée comme le produit conjoint de limites biophysiques et d’une expansion humaine incontrôlée.
À partir des années 1980‑1990, le centre de gravité du mouvement environnemental s’est déplacé. La critique s’est prioritairement concentrée sur la société industrielle, le capitalisme et les régimes de production et de consommation, reléguant la démographie à l’arrière‑plan. Ce déplacement n’est pas seulement empirique : il correspond à une reconfiguration idéologique profonde, dans laquelle la question du nombre d’humains est remplacée par celle du type de système économique et social.
Pourquoi la gauche verte se méfie du discours sur la surpopulation
Dans l’espace intellectuel et militant de gauche, la thèse de la surpopulation est lourdement chargée historiquement. Elle est associée à Malthus et au néo‑malthusianisme, mais aussi à des politiques coercitives de contrôle des naissances : politique de l’enfant unique en Chine, campagnes de stérilisation forcée en Inde, ou conditionnement de l’aide internationale à des objectifs démographiques imposés aux pays du Sud.
À cela s’ajoute une critique théorique : pour de nombreux auteurs socialistes et écosocialistes, le moteur principal de la crise écologique réside dans la structure capitaliste et l’hyper‑consommation des pays riches, non dans le nombre absolu d’êtres humains. Le discours sur le « trop de gens » est alors perçu comme une manière de déplacer la responsabilité vers les populations pauvres et de naturaliser des rapports de domination économiques et géopolitiques.
Le spectre de l’écofascisme et la toxicité du thème démographique
Un autre facteur majeur de l’occultation démographique tient au risque de récupération politique. Les arguments sur la surpopulation sont fréquemment articulés, dans l’espace public, à des discours anti‑immigration ou explicitement xénophobes : rhétorique de l’« invasion », peur du remplacement, obsession du nombre d’« étrangers ».
Le concept d’« écofascisme » désigne précisément ces projets qui combinent protection de la nature et contrôle autoritaire, ethno‑nationaliste ou racial des populations. Dans ce contexte, toute réflexion sur la démographie devient immédiatement suspecte dans les milieux progressistes, au point d’être souvent évitée plutôt que rigoureusement encadrée.
Les calculs stratégiques des grandes ONG écologistes
Plusieurs observateurs notent que les grandes organisations environnementales reconnaissent parfois, en interne, le rôle de la croissance démographique dans la dégradation des écosystèmes. Toutefois, ce facteur est largement absent de leur communication publique. Les raisons sont stratégiques : crainte de perdre des soutiens, des financements et une légitimité morale durement acquise.
Il est politiquement plus sûr de cibler les énergies fossiles, le consumérisme ou l’aménagement du territoire que d’aborder un sujet immédiatement associé à l’ingérence dans la vie privée, au racisme ou à l’autoritarisme. La démographie devient ainsi un problème connu mais non dicible.
Un cadrage idéologique centré sur l’industrialisme
Le cadre interprétatif dominant à gauche privilégie les rapports de production, les inégalités, le colonialisme et les responsabilités historiques. Un Américain aisé émet infiniment plus de gaz à effet de serre qu’un paysan africain ; dès lors, le cœur du problème serait le mode de vie des riches plutôt que le nombre total d’humains.
Ce cadrage conduit à considérer les discours sur la surpopulation comme superficiels ou dépolitisants, car ils ne distingueraient pas suffisamment qui consomme quoi, ni comment le pouvoir est structuré. Pourtant, même les travaux écologiques attentifs aux inégalités reconnaissent que la taille totale de la population demeure un facteur mécanique de pression sur la biodiversité, l’eau, les sols et les habitats.
Une double cécité potentielle
Le résultat de cette configuration est une double cécité. D’un côté, la critique de la société industrielle et capitaliste est souvent solide et nécessaire, mais elle tend à minimiser l’effet irréductible du nombre d’humains sur les écosystèmes, même dans des scénarios de sobriété et de gains d’efficacité.
De l’autre, il est indéniable qu’une partie des discours sur la surpopulation a servi de vecteur à des politiques autoritaires et à des narratifs racistes. Cette histoire rend le sujet toxique et pousse le milieu écologiste de gauche à le contourner plutôt qu’à l’affronter de manière rigoureuse, nuancée et éthiquement encadrée.
Conclusion
L’occultation de la question démographique dans l’écologie politique contemporaine n’est ni accidentelle ni purement scientifique : elle est le produit d’un héritage historique, de craintes morales légitimes et de choix stratégiques. Toutefois, ignorer durablement le facteur population revient à affaiblir le diagnostic écologique lui‑même.
Une écologie intellectuellement cohérente devra tôt ou tard se confronter à cette tension : reconnaître le rôle du nombre d’humains sans retomber dans le malthusianisme coercitif, ni offrir de prise aux dérives racistes ou autoritaires. Refuser ce débat ne le rend pas moins nécessaire ; il le rend simplement plus confus et plus vulnérable aux récupérations idéologiques qu’il prétend éviter.
Cet article se propose d’examiner les raisons historiques, idéologiques et stratégiques de cette mise à distance, ainsi que les coûts intellectuels et écologiques qu’elle entraîne.
Du « trop d’humains » au « mauvais système » : un glissement historique
Dans les années 1960 et 1970, une part importante de la pensée écologique était explicitement néo‑malthusienne. Des figures comme Paul Ehrlich, Garrett Hardin ou les auteurs du Club de Rome mettaient au centre de leurs analyses la croissance démographique et la notion de capacité de charge de la planète. La crise écologique était alors pensée comme le produit conjoint de limites biophysiques et d’une expansion humaine incontrôlée.
À partir des années 1980‑1990, le centre de gravité du mouvement environnemental s’est déplacé. La critique s’est prioritairement concentrée sur la société industrielle, le capitalisme et les régimes de production et de consommation, reléguant la démographie à l’arrière‑plan. Ce déplacement n’est pas seulement empirique : il correspond à une reconfiguration idéologique profonde, dans laquelle la question du nombre d’humains est remplacée par celle du type de système économique et social.
Pourquoi la gauche verte se méfie du discours sur la surpopulation
Dans l’espace intellectuel et militant de gauche, la thèse de la surpopulation est lourdement chargée historiquement. Elle est associée à Malthus et au néo‑malthusianisme, mais aussi à des politiques coercitives de contrôle des naissances : politique de l’enfant unique en Chine, campagnes de stérilisation forcée en Inde, ou conditionnement de l’aide internationale à des objectifs démographiques imposés aux pays du Sud.
À cela s’ajoute une critique théorique : pour de nombreux auteurs socialistes et écosocialistes, le moteur principal de la crise écologique réside dans la structure capitaliste et l’hyper‑consommation des pays riches, non dans le nombre absolu d’êtres humains. Le discours sur le « trop de gens » est alors perçu comme une manière de déplacer la responsabilité vers les populations pauvres et de naturaliser des rapports de domination économiques et géopolitiques.
Le spectre de l’écofascisme et la toxicité du thème démographique
Un autre facteur majeur de l’occultation démographique tient au risque de récupération politique. Les arguments sur la surpopulation sont fréquemment articulés, dans l’espace public, à des discours anti‑immigration ou explicitement xénophobes : rhétorique de l’« invasion », peur du remplacement, obsession du nombre d’« étrangers ».
Le concept d’« écofascisme » désigne précisément ces projets qui combinent protection de la nature et contrôle autoritaire, ethno‑nationaliste ou racial des populations. Dans ce contexte, toute réflexion sur la démographie devient immédiatement suspecte dans les milieux progressistes, au point d’être souvent évitée plutôt que rigoureusement encadrée.
Les calculs stratégiques des grandes ONG écologistes
Plusieurs observateurs notent que les grandes organisations environnementales reconnaissent parfois, en interne, le rôle de la croissance démographique dans la dégradation des écosystèmes. Toutefois, ce facteur est largement absent de leur communication publique. Les raisons sont stratégiques : crainte de perdre des soutiens, des financements et une légitimité morale durement acquise.
Il est politiquement plus sûr de cibler les énergies fossiles, le consumérisme ou l’aménagement du territoire que d’aborder un sujet immédiatement associé à l’ingérence dans la vie privée, au racisme ou à l’autoritarisme. La démographie devient ainsi un problème connu mais non dicible.
Un cadrage idéologique centré sur l’industrialisme
Le cadre interprétatif dominant à gauche privilégie les rapports de production, les inégalités, le colonialisme et les responsabilités historiques. Un Américain aisé émet infiniment plus de gaz à effet de serre qu’un paysan africain ; dès lors, le cœur du problème serait le mode de vie des riches plutôt que le nombre total d’humains.
Ce cadrage conduit à considérer les discours sur la surpopulation comme superficiels ou dépolitisants, car ils ne distingueraient pas suffisamment qui consomme quoi, ni comment le pouvoir est structuré. Pourtant, même les travaux écologiques attentifs aux inégalités reconnaissent que la taille totale de la population demeure un facteur mécanique de pression sur la biodiversité, l’eau, les sols et les habitats.
Une double cécité potentielle
Le résultat de cette configuration est une double cécité. D’un côté, la critique de la société industrielle et capitaliste est souvent solide et nécessaire, mais elle tend à minimiser l’effet irréductible du nombre d’humains sur les écosystèmes, même dans des scénarios de sobriété et de gains d’efficacité.
De l’autre, il est indéniable qu’une partie des discours sur la surpopulation a servi de vecteur à des politiques autoritaires et à des narratifs racistes. Cette histoire rend le sujet toxique et pousse le milieu écologiste de gauche à le contourner plutôt qu’à l’affronter de manière rigoureuse, nuancée et éthiquement encadrée.
Conclusion
L’occultation de la question démographique dans l’écologie politique contemporaine n’est ni accidentelle ni purement scientifique : elle est le produit d’un héritage historique, de craintes morales légitimes et de choix stratégiques. Toutefois, ignorer durablement le facteur population revient à affaiblir le diagnostic écologique lui‑même.
Une écologie intellectuellement cohérente devra tôt ou tard se confronter à cette tension : reconnaître le rôle du nombre d’humains sans retomber dans le malthusianisme coercitif, ni offrir de prise aux dérives racistes ou autoritaires. Refuser ce débat ne le rend pas moins nécessaire ; il le rend simplement plus confus et plus vulnérable aux récupérations idéologiques qu’il prétend éviter.
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Salut Kraepelin, ça faisait un moment
Merci de ce texte bien écrit et clair.
Je suis en gros en phase avec ces écrits, particulièrement avec ce paragraphe :
. Au mieux ce sont des climato-relativistes.
[Mode pessimiste on]
Au vu de la situation mondiale, où l'écologie et les efforts de transition sont laminés aux USA, où les règles environnementales sont lentement mais sûrement détricotées en Europe, ignorées dans une grande partie du monde (par choix ou impossibilité), mais peut-être encore actives en Chine (mais sans l'aspect social et humaniste*), j'ai l'impression que l'écologie est hélas une politique sans grand avenir.
Je vois bien davantage le monde s'orienter vers le technofascisme et/ou le néo-royalisme (cf aussi le premier paragraphe de ce post).
* Ah, c'est peut-être ça l'écologie de droite...
Note et HS: Le néo-royalisme explique plutôt bien les actions de l'administration Trump (cf cet article tout frais de Mother Jones basé sur le lien plus haut mais en plus simple)
Flemme de résumer, allez lire l'article
(en pièce jointe, il vaut le coup)
En gros il est plus pertinent d'analyser la politique de Trump en se basant sur Game of Thrones plutôt que sur les règles internationales traditionnelles.
Merci de ce texte bien écrit et clair.
Je suis en gros en phase avec ces écrits, particulièrement avec ce paragraphe :
Petite remarque : Tu parles d'écologistes de gauche. C'est assez vrai dans le sens ou les écologistes de droite sont principalement ceux qui veulent bien légiférer sur les pailles en plastique ou conseillent de pisser sous la douche, mais sans surtout toucher aux sacro-saintes industries polluantesKraepelin a écrit : 06 janv. 2026, 21:31 Une double cécité potentielle
Le résultat de cette configuration est une double cécité. D’un côté, la critique de la société industrielle et capitaliste est souvent solide et nécessaire, mais elle tend à minimiser l’effet irréductible du nombre d’humains sur les écosystèmes, même dans des scénarios de sobriété et de gains d’efficacité.
De l’autre, il est indéniable qu’une partie des discours sur la surpopulation a servi de vecteur à des politiques autoritaires et à des narratifs racistes. Cette histoire rend le sujet toxique et pousse le milieu écologiste de gauche à le contourner plutôt qu’à l’affronter de manière rigoureuse, nuancée et éthiquement encadrée.
[Mode pessimiste on]
Au vu de la situation mondiale, où l'écologie et les efforts de transition sont laminés aux USA, où les règles environnementales sont lentement mais sûrement détricotées en Europe, ignorées dans une grande partie du monde (par choix ou impossibilité), mais peut-être encore actives en Chine (mais sans l'aspect social et humaniste*), j'ai l'impression que l'écologie est hélas une politique sans grand avenir.
Je vois bien davantage le monde s'orienter vers le technofascisme et/ou le néo-royalisme (cf aussi le premier paragraphe de ce post).
* Ah, c'est peut-être ça l'écologie de droite...
Note et HS: Le néo-royalisme explique plutôt bien les actions de l'administration Trump (cf cet article tout frais de Mother Jones basé sur le lien plus haut mais en plus simple)
Flemme de résumer, allez lire l'article
En gros il est plus pertinent d'analyser la politique de Trump en se basant sur Game of Thrones plutôt que sur les règles internationales traditionnelles.
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.
Thunderbolt and lightning very, very frightening me (Galileo)
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Bonjour Kraepelin.
Tu fais une analyse des idéologies qui pourraient influencer l'occultation de l'impact démographique.
Cependant, même sans tenir compte de l'éventuelle influence de ces idéologies , on a quand même un problème que des pays comme l'inde , qui vont certainement , dans une ou deux générations, avoir un niveau de vie qui se rapproche du notre. ...
Même si on résolvait le problème de manière démographique : on tuant, ou empêchant de naitre, 50% des indiens . et bien ça ne compenserait pas du tout , mais vraiment pas du tout , l'incidence écologique de la montée du leur niveau de vie, puisque celui-ci va faire grimper leur empreinte carbone par habitant d'au moins 400%
Tu fais une analyse des idéologies qui pourraient influencer l'occultation de l'impact démographique.
Cependant, même sans tenir compte de l'éventuelle influence de ces idéologies , on a quand même un problème que des pays comme l'inde , qui vont certainement , dans une ou deux générations, avoir un niveau de vie qui se rapproche du notre. ...
Même si on résolvait le problème de manière démographique : on tuant, ou empêchant de naitre, 50% des indiens . et bien ça ne compenserait pas du tout , mais vraiment pas du tout , l'incidence écologique de la montée du leur niveau de vie, puisque celui-ci va faire grimper leur empreinte carbone par habitant d'au moins 400%
Ôte-toi de mon soleil !
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Je suis assez d'accord, et quand on regarde les fluctuations du vote écologiste des dernières décennies, on se rend compte que les meilleurs scores ont été fait pour de très mauvaises raisons, comme l'impact émotionnel de Tchernobyl , ou par militantisme "réussi" sur des lieux à forte population où le paysage est altéré.Inso a écrit : 06 janv. 2026, 22:34 j'ai l'impression que l'écologie est hélas une politique sans grand avenir.
Par contraste, les arguments vraiment rationnels, les analyses scientifiques, bref toute les tentative de dévoiler (par ceux qui savent) ce qu'il se passe dans le "monde invisible" pour vous et moi au fin fond des océans de la forêt ou de la banquise qu'on ne voit pas parce qu'on n'y va jamais, l'extension d'espèces dont on ne connaissait même pas l'existence , de la faune ou flore trop petite pour qu'on y fasse attention, etc ... n'ont jamais eu, n'ont pas , et n'auront sans doute jamais, d'impact électoral .
C'est à cause de ça, que j'exprime souvent, ici-même, qu'il nous faut malheureusement "attendre" un événement écologique vraiment traumatisant pour que l'écologie sorte un jour la tête de l'eau.
Mais, quand on a un cancer, en général "attendre" la conséquence visible de notre part à notre niveau, plutôt que faire confiance à ce que voit et sait déjà notre médecin grâce à ses études supérieures et sa compétence sur la question, n'est pas la meilleure décision pour nous
Ôte-toi de mon soleil !
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
En fait l’écologie , comme idée , c’est super sympa. Elle est rentrée dans le champ politique, c’est cool, cela offre ici ou là des opportunités électorales.
Au vu de la surpopulation galopante, le sujet va devenir obsolète.
Régler la surpopulation n’est pas un sujet électoral porteur, chacun veut vivre, tout en espérant secrètement, que Dame Nature fera le job, tout en épargnant ses proches .
Au Moyen âge la peste avait réduit en France, dans certaines contrées, la population de l’ordre de. 50 pour cent.
Au vu de la surpopulation galopante, le sujet va devenir obsolète.
Régler la surpopulation n’est pas un sujet électoral porteur, chacun veut vivre, tout en espérant secrètement, que Dame Nature fera le job, tout en épargnant ses proches .
Au Moyen âge la peste avait réduit en France, dans certaines contrées, la population de l’ordre de. 50 pour cent.
- LoutredeMer
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Rien n’est moins sûr. Même si la population vient juste de dépasser la Chine avec 1,4 milliards d’habitants, la création d’emploi ne suit pas. https://www.lesechos.fr/monde/asie-paci ... te-1936288Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 10:48 Cependant, même sans tenir compte de l'éventuelle influence de ces idéologies , on a quand même un problème que des pays comme l'inde , qui vont certainement , dans une ou deux générations, avoir un niveau de vie qui se rapproche du notre. ...
Même si on résolvait le problème de manière démographique : on tuant, ou empêchant de naitre, 50% des indiens . et bien ça ne compenserait pas du tout , mais vraiment pas du tout , l'incidence écologique de la montée du leur niveau de vie, puisque celui-ci va faire grimper leur empreinte carbone par habitant d'au moins 400%
Ce qui donne en impact carbone pour l’instant (2023) :
- Chine : 15 944 tonnes d’équivalent CO2 contre Inde : 4 134 tonnes pour 1,4 d'habitants dans les deux pays.
Et l’impact de l’Inde est bien inférieur à celui des USA pour 347 millions d’habitants : 5 961 tonnes et proportionnellement à celui de l’Europe pour 450 millons d’habitants : 3 222 tonnes
https://www.europarl.europa.eu/topics/f ... nfographie
"Par le saumon qui se meut!.. I want my food!.. Slice me tender"..
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Loutre, Tu me dis "rien n'est moins sur"
d'accord, admettons qu'on compte sur le fait que je raconte n'importe quoi en disant que l'Inde va augmenter de 400% son empreinte carbone par habitant en une ou deux générations.
Est ce que compter la dessus est raisonnable et responsable politiquement ? est ce qu'on peut vraiment compter sur le fait que L'inde ne va jamais avoir un niveau de vie comparable au notre ? Est ce qu'on décide de l'avenir de l'humanité sur ce pari là ?
d'accord, admettons qu'on compte sur le fait que je raconte n'importe quoi en disant que l'Inde va augmenter de 400% son empreinte carbone par habitant en une ou deux générations.
Est ce que compter la dessus est raisonnable et responsable politiquement ? est ce qu'on peut vraiment compter sur le fait que L'inde ne va jamais avoir un niveau de vie comparable au notre ? Est ce qu'on décide de l'avenir de l'humanité sur ce pari là ?
Ôte-toi de mon soleil !
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
mon point est précisément qu'il faut avoir conscience qu'une simple petite réduction de la population mondiale de 50% ne résout pas grand chose.mathias a écrit : 07 janv. 2026, 12:15 Au Moyen âge la peste avait réduit en France, dans certaines contrées, la population de l’ordre de. 50 pour cent.
C'est à dire que le levier démographique est négligeable à coté du levier économique
Ôte-toi de mon soleil !
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Toi et moi sommes dans les prévisions de toute façon.
De mémoire, les régions du sud de l’Inde sont déjà à 2,1 enfants de natalité par femme. Ce qui équivaut environ à nos pays occidentaux. Il ne reste que le nord de l’Inde plus rural qui est encore à 3 enfants mais la tendance va baisser aussi dans les prévisions.
C’est comme si l’on disait que l’Afrique qui est à 4,5 enfants de natalité est une menace sur les émissions carbone alors que c’est le continent qui pollue largement moins que les autres. De plus, que ce soit en Inde ou en Afrique, les prévisions démographiques d’ici 2060 sont à la baisse. L’Afrique est passée de 6,6 enfants de taux de fécondité en 1980 à 4,5 en 2017. Ca, c’est factuel. https://www.afd.fr/fr/actualites/atlas- ... uis-40-ans
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Alors il va falloir contraindre au suicide ( par ex. tous les petits cons de la dernière averse et tous les vieux cons d’antan)Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 15:05
C'est à dire que le levier démographique est négligeable à coté du levier économique
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Je n'accuse pas l'Inde, et je ne dis pas que c'est à l'Inde de faire l'effort.LoutredeMer a écrit : 07 janv. 2026, 15:15 C’est comme si l’on disait que l’Afrique qui est à 4,5 enfants de natalité est une menace sur les émissions carbone alors que c’est le continent qui pollue largement moins que les autres.
C'est juste que comme le sujet du fil est sur pourquoi parle t'on moins du levier démographique que des autres leviers. je prend l'exemple de l'Inde parce que c'est simplement le pays le plus peuplé.
la population ne baisse que quand le taux de natalité est inférieur à 2 (hors toute autres considérations)LoutredeMer a écrit : 07 janv. 2026, 15:15 De plus, que ce soit en Inde ou en Afrique, les prévisions démographiques d’ici 2060 sont à la baisse. L’Afrique est passée de 6,6 enfants de taux de fécondité en 1980 à 4,5 en 2017. Ca, c’est factuel. https://www.afd.fr/fr/actualites/atlas- ... uis-40-ans
C'est à dire que quand le taux de natalité passe de 6,6 à 4,5, la population AUGMENTE encore a une rythme effréné (la population augmente encore de plus de 100% par génération ! ) .
Ôte-toi de mon soleil !
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Voici un scénario moins bête et méchant.
Il suffirait que le super volcan de la baie de Naples, explose, pour que le panache de cendres montant dans la stratosphère, obscurcisse le ciel durablement, pendant des années, pour empêcher toute floraison et de là toute consommation animale et humaine. Ce qui est déjà arrivé.
Il suffirait que le super volcan de la baie de Naples, explose, pour que le panache de cendres montant dans la stratosphère, obscurcisse le ciel durablement, pendant des années, pour empêcher toute floraison et de là toute consommation animale et humaine. Ce qui est déjà arrivé.
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Ce qui revient à peu près au même, non ?Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 15:23 Je n'accuse pas l'Inde, et je ne dis pas que c'est à l'Inde de faire l'effort. je prend l'exemple de l'Inde parce que c'est simplement le pays le plus peuplé.(édité)
Pourtant tu dis :
Et là je suis d’accord. On le voit bien selon les chiffres donnés plus haut dans mon lien. L’empreinte CO2 est plus importante là où la production, le niveau de vie et donc la consommation sont plus élevés (Chine, USA, Europe etc).le levier démographique est négligeable à coté du levier économique
Oui mais il faut tenir compte d’autres facteurs… comme entre autres l’espérance de vie : 83 ans en Europe contre 68 ans en Inde et 64 ans en Afrique. https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des ... nce_de_viela population ne baisse que quand le taux de natalité est inférieur à 2 (hors toute autres considérations)
C'est à dire que quand le taux de natalité passe de 6,6 à 4,5, la population AUGMENTE encore a une rythme effréné (la population augmente encore de plus de 100% par génération ! ) .
Dernière modification par LoutredeMer le 07 janv. 2026, 16:56, modifié 1 fois.
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
64 ans c’est déjà bien assez vieux pour faire beaucoup d’enfants avant. Ca fait juste moins de retraites à payer, pour autant que ça existe...
Русский военный корабль, иди нахуй !

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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Ce que je veux dire, c'est que vivre 20 ans de plus pour une large population développée contribue à une énorme augmentation de l'empreinte écologique...Lambert85 a écrit : 07 janv. 2026, 16:48 64 ans c’est déjà bien assez vieux pour faire beaucoup d’enfants avant. Ca fait juste moins de retraites à payer, pour autant que ça existe...
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
oui, on est d'accord en fait. nous disons la même chose.LoutredeMer a écrit : 07 janv. 2026, 16:28 Et là je suis d’accord. On le voit bien selon les chiffres donnés plus haut dans mon lien. L’empreinte CO2 est plus importante là où la production, le niveau de vie et donc la consommation sont plus élevés (Chine, USA, Europe etc).
Ton lien montre que la chine et l'inde ont des population comparable et que la chine génère environ 4 fois plus de CO² que l'Inde.
Bref, on voit que l'effet le plus important ce n'est vraiment pas la démographie, c'est la consommation
C'est selon moi, la bonne réponse à Kraepelin, le paramètre démographie n'est pas (comme il le croit) "occulté pour des raisons idéologiques" , c'est en substance ce que dit son message, mais parce que tenter de régler le problème par la démographie, c'est beaucoup beaucoup d'efforts, et d'injustices, pour pas grand chose à l'arrivée ... puisque même une peste mondiale réduisant la population mondiale de moitié ne résoudrait même pas le problème climatique tant qu'on continue notre (sur)consommation dans l'insouciance générale.
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Voilà.Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 17:08 oui, on est d'accord en fait. nous disons la même chose.
Ton lien montre que la chine et l'inde ont des population comparable et que la chine génère environ 4 fois plus de CO² que l'Inde.
Bref, on voit que l'effet le plus important ce n'est vraiment pas la démographie, c'est la consommation.
...
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographiqu
De là, éliminer ceux présentant une grosse empreinte écologiste et revenir progressivement à la durée moyenne de vie au Paléolithique supérieur, soit 35 ans.
La question de l’angle mort est réglée.
La question de l’angle mort est réglée.
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographiqu
Pour être plus précis, l'empreinte carbone à atteindre est d'environ 2 tCO² par habitant .mathias a écrit : 07 janv. 2026, 17:14 De là, éliminer ceux présentant une grosse empreinte écologiste et revenir progressivement à la durée moyenne de vie au Paléolithique supérieur, soit 35 ans.
La question de l’angle mort est réglée.
En France, nous avons 5 fois trop ( environ 10 tCO² par habitant) , et oui nous avons une bonne espérance de vie.
est ce que nous allons revenir à une misérable espérance de vie du paléolithique (35 ans) si jamais on réduisais à 2tCO² par habitant ?
Et bien, je sais pas, moi bêtement je regarde l'espérance de vie des pays qui sont déjà à environ 2tCO² par hab, là actuellement , par exemple le Brésil... le Viet nam ... espérance de vie ... environ 74 ans
Ôte-toi de mon soleil !
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Merci de vos éclairages, c'est convaincant.LoutredeMer a écrit : 07 janv. 2026, 16:28Et là je suis d’accord. On le voit bien selon les chiffres donnés plus haut dans mon lien. L’empreinte CO2 est plus importante là où la production, le niveau de vie et donc la consommation sont plus élevés (Chine, USA, Europe etc).Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 15:23 le levier démographique est négligeable à coté du levier économique
Quelles peuvent être ces solutions rigoureuses, nuancées et éthiquement encadrées (et réalistes) pour réduire la population ?Kraepelin a écrit : 06 janv. 2026, 21:31 Cette histoire rend le sujet toxique et pousse le milieu écologiste de gauche à le contourner plutôt qu’à l’affronter de manière rigoureuse, nuancée et éthiquement encadrée.
La seule solution éthique me semble être d'augmenter le niveau de vie des plus pauvres, d'améliorer l'environnement médical, l'accès aux soins et à la contraception, d'informer sur la sexualité et de donner des droits aux femmes. (ce qui accessoirement résout également plein d'autres problèmes). Ceci étant principalement proposé par la gauche.
Bonne réflexion.Gwanelle a écrit : 07 janv. 2026, 17:27 En France, nous avons 5 fois trop ( environ 10 tCO² par habitant) , et oui nous avons une bonne espérance de vie.
est ce que nous allons revenir à une misérable espérance de vie du paléolithique (35 ans) si jamais on réduisais à 2tCO² par habitant ?
Et bien, je sais pas, moi bêtement je regarde l'espérance de vie des pays qui sont déjà à environ 2tCO² par hab, là actuellement , par exemple le Brésil... le Viet nam ... espérance de vie ... environ 74 ans
En passant aux transports électriques (si alimentés par du renouvelable / nucléaire) en favorisant quand c'est possible les transports en commun et en réduisant de 80% notre consommation de viandes, on arriverai à diminuer de 50 à 60% de nos émissions individuelles. Sans impacter notre niveau de vie.
Après, il n'y a pas que les émissions individuelles, le développement fort des énergies non émissives, la réduction des émissions industrielles (plus de normes, arrêter les fuites considérables de l'extraction à l'utilisation) couplé à la baisse conséquente des besoins en énergie fossile devrait pouvoir combler ce qui reste pour arriver à 2tCO2 / habitant / an.
Donc oui, c'est tout à fait possible sans baisser significativement notre niveau de vie, mais ça demande des efforts planétaires, ce qui a peu de chances d'arriver
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Et tous ces pays s’empressent , d’une manière inéluctable, de rejoindre le niveau de vie - de consommation des grosses empreintes écologiques.
De plus l’empreinte carbone comme le panier de la ménagère (suivant l’expression de Charles de Gaulle) est un panel : voiture, godasses, papier cul, ordi etc.)
Dans le monde liberal ou nous sommes, vous voulez fixer un quota, genre ticket de rationnement utilisé jusqu’à fin 1949 ?
Enfin, cela ne règle en aucune manière la surpopulation au regard des ressources.
De plus l’empreinte carbone comme le panier de la ménagère (suivant l’expression de Charles de Gaulle) est un panel : voiture, godasses, papier cul, ordi etc.)
Dans le monde liberal ou nous sommes, vous voulez fixer un quota, genre ticket de rationnement utilisé jusqu’à fin 1949 ?
Enfin, cela ne règle en aucune manière la surpopulation au regard des ressources.
Dernière modification par mathias le 07 janv. 2026, 18:40, modifié 1 fois.
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographiqu
mathias a écrit : 07 janv. 2026, 17:14De là, éliminer ceux présentant une grosse empreinte écologiste et revenir progressivement à la durée moyenne de vie au Paléolithique supérieur, soit 35 ans.
C'est du trollage ou de l'ignorance ?mathias a écrit : 07 janv. 2026, 17:47Dans le monde liberal ou nous sommes, vous voulez fixer un quota, genre ticket de rationnement utilisé jusqu’à fin 1949 ?
De niveau de vie, oui (enfin, en principe, parce que ce n'est pas gagné).mathias a écrit : 07 janv. 2026, 17:47 Et tous ces pays s’empressent , d’une manière inéluctable, de rejoindre le niveau de vie - de consommation des grosses empreintes écologiques.
De consommation, non.
Les technologies ont évolué depuis un siècle. Pour augmenter le niveau de vie, plus besoin d'avoir recours au charbon et aux bateaux à vapeur. L’électrification renouvelable est de plus en plus la source d'énergie la moins chère et la plus facile à mettre en œuvre.
J'avais donné l'exemple de deux pays ayant fait deux chois différents sur ce post : L'Uruguay avait choisit la voie des renouvelables et l'Argentine celle du pétrole. Le niveau de vie a surtout augmenté en Uruguay.
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Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Apparement vous appelez énergie renouvelable le nucléaire actuel. Il ne l’est pas plus que charbon.
La fusion Nucléaire est une énergie renouvelable. Sa mise en œuvre expérimentale date de plusieurs décennies.
Quant au vent, il suffit, il suffit seulement qu’il souffle.
Mais les ressources renouvelables poux X milliards d’individus où sont-elles ?
PS dire que nous sommes dans un système libéral, est une constatation.
Dire que l’on peut éliminer telle ou telle personne, par différentes techniques, règlements, est d’actualité, le passé peut aussi en témoigner., et d’évoquer même sous forme d’une légère provocation ne constitue en rien un frein, un empêchement à la discussion. La bonne volonté se heurte bien souvent au réalités
La fusion Nucléaire est une énergie renouvelable. Sa mise en œuvre expérimentale date de plusieurs décennies.
Quant au vent, il suffit, il suffit seulement qu’il souffle.
Mais les ressources renouvelables poux X milliards d’individus où sont-elles ?
PS dire que nous sommes dans un système libéral, est une constatation.
Dire que l’on peut éliminer telle ou telle personne, par différentes techniques, règlements, est d’actualité, le passé peut aussi en témoigner., et d’évoquer même sous forme d’une légère provocation ne constitue en rien un frein, un empêchement à la discussion. La bonne volonté se heurte bien souvent au réalités
Re: TEST: Écologie politique et angle mort démographique
Ah ? Ou ça ?mathias a écrit : 07 janv. 2026, 18:54 Apparement vous appelez énergie renouvelable le nucléaire actuel.
Malgré le peu d'efforts de pas mal de pays, au niveau mondial, l’électricité a été produite à plus de 30%% par le renouvelable en 2025. Et le solaire augmente de 50% par an (parce que c'est l'énergie la moins chère).mathias a écrit : 07 janv. 2026, 18:54Mais les ressources renouvelables poux X milliards d’individus où sont-elles ?
Et il y a de fortes marges de développement. -exemple tout bête, aux Pays bas, plus de 40% des maisons / immeubles ont des panneaux solaires, contre 5 ou 6% en France.
Il ne s'agit pas d'atteindre 100%, mais suffisamment pour, avec les autres énergies non émettrice (nucléaire en particulier), limiter à la portion congrue les énergies fossiles.
L’électrification des usages va aussi permettre de se dispenser plus facilement des énergies fossiles, avec de plus une efficacité bien meilleure (voiture avec moteur à explosion : rdt = 20% (de l'extraction à l'utilisation), voiture électrique : 70% (de la production renouvelable à l'utilisation)
Pour simplifier, quand on remplace pour une voiture une unité d’énergie de pétrole, on n'a besoin que de 0.3 unité d'énergie électrique.
Pour aider, il y aura aussi les économies à réaliser (isolations, rendement des procédés, changement de consommations...)
Donc oui, il y aura assez d’énergie renouvelable pour tout le monde (il y a des données bien plus détaillées dans les enfilades sur le climat)
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