Jean-Francois a écrit : 07 déc. 2025, 21:42Par ailleurs, je ne vois pas en quoi une conscience ne ressentant pas elle-même d'émotions
Pourquoi décider d'appeler ça une conscience ?
Jean-Francois a écrit : 07 déc. 2025, 21:42C'est pourquoi, le principal avantage que je voie est de ne pas nier une potentielle réalité: que des I.A. pourraient être conscientes même si elles ne ressentent pas les émotions.
Pourquoi dépouiller la définition de la conscience de sa partie la plus importante ?
Pourquoi décider d'appeler conscience une capacité de traitement de l'information non dotée de capacité à éprouver des émotions et d'intentionalité, non tournée vers un but, un objectif à atteindre comme, par exemple (à un niveau basique) survivre et se reproduire ou, à un niveau de conscience plus élaboré, chercher à construire un monde plus juste, plus respectueux de chaque être humain, de la vie en général et de notre biosphère nourricière, un monde tourné vers l'empathie et vers plus de justice...
...ou, au contraire, vers la conquête de positions dominantes et l'accumulation de possessions sans intérêt en regard de nos besoins réels et pour nous remplir d'un sentiment de supériorité en méprisant, en ostracisant et en écrasant (et au besoin en assassinant) nos groupes de non appartenance préférés ?
Ces 2 types de motivation/intentionalité coexistent. Pour l'instant je ne sais pas lequel des 2 types d'intentions va l'emporter. Ca dépend de ce que nous déciderons de choisir, donc de notre aptitude à prendre conscience de celles de nos intentions répondant à nos besoins réels, de prendre conscience de nos biais cognitifs (notamment nos biais tribaux, souvent inconscients) de prendre conscience de celles de nos intentions nous conduisant vers une impasse ET de trouver la volonté de faire évoluer nos motivations dans le sens approprié. C'est cette question là, une notion de conscience plus pertinente en regard de nos besoins (notamment actuels) qui me semble importante. Les mêmes moyens de traitement d'information (ceux de cerveaux humains ou de cerveaux artificiels, peu importe) peuvent être mis au service aussi bien d'une intention que de l'autre.
Aucune disctinction entre ces 2 intentions ne peut reposer sur la notion de conscience si nous décidons de limiter la notion de conscience à une capacité de traitement de l'information avec pour seul critère la complexité, la puissance et l'efficacité de ce traitement, une capacité de traitement de l'information par un cerveau artificiel à terme possiblement nettement supérieure à celle d'un cerveau humain si les développements scientifiques et technologiques en I.A. et en informatique quantique y parviennent (pour ma part, sans pouvoir le justifier, je le crois probable malgré les doutes de certains physiciens spécialistes du domaine).
Une notion de conscience réduite à la notion de puissance de traitement de l'information désigne un moyen. Elle n'a d'intérêt que vis à vis de ce que l'on décide d'en faire. Cette décision là, elle est du ressort d'une notion de conscience plus complète, mieux adaptée aux problèmes auxquels l'humanité actuelle se trouve confrontée, une notion de conscience non dépouillée du rôle crucial des considérations d'intentionalité, d'émotions et de système de valeurs, des considérations sans lesquelles on vide la notion de conscience de ce qui la rend si importante, si déterminante pour choisir notre avenir.