Je suis assez surpris (ou pas) de voir les réaction de l'administration Trump suite aux publications de nombreuses fiches du dossier Epstein (et il y en a encore autant qui ne sont pas / ne seront pas divulgués) :
Tod Blanche explique que
l'affaire est close et qu'il n'y aura pas de poursuites
Alors que, malgré les lourdes censures, on y parle de pédophilie avérée, de viols, de tortures, de menaces et de disparitions suspectes. (
exemple de fiches).
Alors que ces divulgations font apparaître de nouveaux noms, et pas des moindres (Musk, Tisch, Lutnick, Ehud barak, Bannon...) en plus des "habituels" (Clinton, Gates, Trump, Andrew...).
Ceci dit, rien de nouveau. Ces dernières divulgations confirment qu'il a a eu des enquêtes approfondies (
exemple de 2007)... qui n'ont jamais eu de suites.
Mais il ne s'agit pas seulement de pédophilie, mais aussi de réseaux internationaux plutôt troubles, comme :
- De profonds
liens avec les services russes.
- Epstein qui propose à Poutine de lui
fournir des informations sur Trump.
- Des liens avec le
Front National (concernant son financement pas la Russie).
- Des remarques étranges
concernant le brexit.
- Des "fuites" d'informations confidentielles
par un lord anglais.
- Epstein qui semble être
au courant de la nomination à la cours suprême avant que ce ne soit annoncé.
Il semblerai qu'Epstein ait été à la tête d'un vaste réseau de fabrication de kompromat / Honeytrap en particulier pour le compte du KGB/FSB*.
Quand on constate que dans le gouvernement Trump, il y a plus de 30 personnes** impliquées dans le dossier Epstein, on peut dire que ça a bien marché.
*
Pour rappel l'article de Françoise Thom (cité dans ce post)
Pour ceux que ça intéresse, un (long) article bien détaillé sur la carrières, les contacts et affaires de Jeffrey Epstein. Par Françoise Thom, historienne, soviétologue et spécialiste de la Russie post-communiste.
«Dans cet article explosif, l'historienne française Françoise Thom [1] met en lumière la relation étroite entre le défunt financier Jeffrey Epstein et le père de sa complice Ghislaine, Robert Maxwell, le défunt magnat de la presse britannique, d'une part, et les hautes sphères du pouvoir soviétique puis russe d'autre part. Cela soulève une question troublante : et si c'était le FSB qui détenait la fameuse « liste » des clients d'Epstein ? Quel meilleur moyen de compromettre l'élite américaine que de posséder des preuves de participation à des orgies avec des mineures?»
Une plongée dans le monde de l'évasion fiscale, de personnages très riches et très troubles, de mafias politiques, de sommes fabuleuses et opaques, de kompromats et de manipulations politiques où des milliers de jeunes filles ont été utilisées sexuellement comme appâts, récompenses ou pièges.
Des liens et affaires avec la Russie qui se mélangent avec les manipulations russes aux USA, Trump et le russiagate.
La "liste" d'Epstein telle que décrite dans les médias y apparaît alors comme un simple arbre qui cache la foret.
**
Il reste toutefois Tulsi Gabbard qui n'y est pas impliquée. Mais bon, connaissant sa soumission à Poutine, il n'y avait pas besoin.
Ah, il se passe quand même de drôles de choses à son sujet :
"Un responsable du renseignement américain a allégué des actes répréhensibles de la part du directeur du renseignement national, Tulsi Gabbard, dans une plainte de dénonciation si hautement confidentielle qu'elle n'a toujours pas été partagée avec le Congrès, selon des responsables américains et d'autres personnes proches du dossier." Source WSJ 02/02/2026