Il n’ y a pas le moindre mot de philosophie dans ma proposition. Je dis seulement in petto et ici que ma position philosophique est le réalisme. Cette posture conforte ma proposition.Dominique18 a écrit : 28 janv. 2026, 10:15 Le charabia pseudo-philosophique (récurrent) ne servant que de cache-misère au mieux.
Santé publique et psychanalyse
Re: Santé publique et psychanalyse
Re: Santé publique et psychanalyse
On pourra creuser la notion de réalisme structural, mais n’étant pas philosophe je me contente de la notion de réalisme scientifique.
Le réalisme scientifique est la position suivant laquelle nos théories scientifiques décrivent correctement la réalité, telle qu’elle existe indépendamment de nos observations ou de notre façon de la concevoir. Il s’agirait, pour ses défenseurs, de la meilleure (ou de la seule) explication au succès empirique des sciences, notamment quand il s’agit de faire de nouvelles prédictions inattendues. L’empirisme est, quant à lui, la position suivant laquelle toute connaissance provient de l’expérience.
- Dominique18
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Re: Santé publique et psychanalyse
Avant de s'embarquer dans des considérations philosophiques, il faudrait déjà être capable d'identifier ce qui relève du pur pipeau.
Déclinaison...
https://m.youtube.com/watch?v=pbvMnq0ZeR8
Déclinaison...
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Re: Santé publique et psychanalyse
Bonjour Dominique
Tu nous mets en présence de « l’erreur du colonel ». L’erreur du colonel est une fable métaphorique qui sert à illustrer une erreur fréquente en clinique chez ceux qui interprètent mal les résultats de recherche. Je te raconte la fable…
Un colonel est mandaté par l’état-major pour faire l’achat de bottes pour les nouvelles recru. Scientifique dans l’âme, le colonel se prête à une comparaison méthodique. Il compose 6 groupes de 30 soldats. Il chausse le premier groupe avec de bottes grandeur 7, le deuxième avec des grandeurs 8, le troisième avec de 9, le quatrième avec des 10, le cinquième avec des 11 et le sixième avec des 12. Il demande à des médecins qualifiés d’enregistrer pour chaque groupe les entorses à la cheville et les blessures aux pieds. Après deux semaines, les résultats montrent que les 7, 8 et 9 ont beaucoup d’ampoules et de blessures aux orteils alors que les 11 et 12 ont beau trop d’entorses aux chevilles. Le 10 a un peu de blessures et un peu d’entorses, mais bien moins que les autres groupes. Conséquemment, le colonel décide de ne plus acheter pour ses recrûs que des bottes grandeur 10.
Évidemment, le colonel ne considère que la comparaison intergroupe. Il ne tien pas compte des comparaison inter-individus dans les groupes, il aurait plutôt fallu acheter une grande variété de pointures et chausser chaque soldat avec celle correspondant à la grandeur de ses pieds.
Appliquons maintenant la leçon de cette fable aux recherches cliniques. Lorsque l’ont comparent des formes de psychothérapies, ont adopte une approche indifférenciée à l’intérieure des groupes de comparaison. Comme pour le groupe 10 du colonel, une forme de psychothérapie peut être statistiquement plus efficace pour une forme de trouble mental, mais pourtant inefficace pour certains individus du groupe (en apparence le plus efficace) qui pourtant auraient bénéficiés d’une autre approche. Une équipe de psychothérapeutes un peu prévoyante devrait diversifier son offre de service de façon à répondre à un large éventail de clientèle. Effacer une offre de service moins statistiquement efficace pour tenter d’imposer une forme unique de psychothérapie ne serait une prise de position scientifique qu’en apparence.
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell
- Dominique18
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Re: Santé publique et psychanalyse
Pas besoin de recourir aux métaphores et de vouloir noyer le poisson.
La psychanalyse, du moins en France, un bastion historique à ce sujet, a tellement produit de casse et de retard (autisme, addictions,...) qu'il était plus qu'urgent de secouer le cocotier et de dire stop!
Ce n'est aucunement jeter le bébé avec l'eau du bain, mais de reconnaître, scientifiquement, que les "concepts" psychanalytiques ne reposaient que sur ce qu'on ne peut pas qualifier autrement que des fantasmes personnels, ceux de Freud en l’occurence, brillant baratineur, mais aussi Lacan et compagnie.
La psychanalyse n'a rien produit depuis six décennies: aucune avancée marquante, aucune publication scientifique. N'est-ce pas étrange et intrigant?
Que des personnes considèrent que la psychanalyse peut leur être d'une utilité, soit !
C'est leur choix personnel.
Que la psychanalyse occupe encore un rôle institutionnel, au même titre que d'autres disciplines qui reposent sur une approche scientifique rigoureuse et validée, non.
Ce n'est plus possible en l'état actuel des connaissances.
On n'empêche pas les gens de recourir à l'homéopathie, s'ils le souhaitent. Mais qu'ils le fassent en connaissance de cause.
Si on suit ton raisonnement, autant ouvrir les portes aux pseudo-sciences pour diversifier les offres proposées. S'il faut abaisser le niveau d'exigence sur le plan thérapeutique, c'est mal barré. En aucun cas il n'est question d'approche thérapeutique unique, ce qui serait réductionniste et idiot, en même temps que contre-productif.
Je ne traite que de la situation française bien particulière, entachée de scandales bien inscrits dans le paysage.
La psychanalyse, du moins en France, un bastion historique à ce sujet, a tellement produit de casse et de retard (autisme, addictions,...) qu'il était plus qu'urgent de secouer le cocotier et de dire stop!
Ce n'est aucunement jeter le bébé avec l'eau du bain, mais de reconnaître, scientifiquement, que les "concepts" psychanalytiques ne reposaient que sur ce qu'on ne peut pas qualifier autrement que des fantasmes personnels, ceux de Freud en l’occurence, brillant baratineur, mais aussi Lacan et compagnie.
La psychanalyse n'a rien produit depuis six décennies: aucune avancée marquante, aucune publication scientifique. N'est-ce pas étrange et intrigant?
Que des personnes considèrent que la psychanalyse peut leur être d'une utilité, soit !
C'est leur choix personnel.
Que la psychanalyse occupe encore un rôle institutionnel, au même titre que d'autres disciplines qui reposent sur une approche scientifique rigoureuse et validée, non.
Ce n'est plus possible en l'état actuel des connaissances.
On n'empêche pas les gens de recourir à l'homéopathie, s'ils le souhaitent. Mais qu'ils le fassent en connaissance de cause.
Il ne s'agit pas de prévoyance mais de rigueur scientifique, d'éthique et de déontologie....Une équipe de psychothérapeutes un peu prévoyante devrait diversifier son offre de service de façon à répondre à un large éventail de clientèle. Effacer une offre de service moins statistiquement efficace pour tenter d’imposer une forme unique de psychothérapie ne serait une prise de position scientifique qu’en apparence...
Si on suit ton raisonnement, autant ouvrir les portes aux pseudo-sciences pour diversifier les offres proposées. S'il faut abaisser le niveau d'exigence sur le plan thérapeutique, c'est mal barré. En aucun cas il n'est question d'approche thérapeutique unique, ce qui serait réductionniste et idiot, en même temps que contre-productif.
Je ne traite que de la situation française bien particulière, entachée de scandales bien inscrits dans le paysage.
Re: Santé publique et psychanalyse
Salut Dominique
Tu sembles manquer de recul face à cette question. À ton crédit, je confirme qu'en France la psychanalyse prenait parfois des allures d'un catéchisme. Vu du Québec, ont était souvent stupéfait d'assister à d'étranges dérives comme le lacanisme ou l'entêtement à colporter une théorie de l'autisme dépassé et dangereuse.
Et, pourquoi la psychanalyse reste encore aujourd'hui une des pierre angulaire des psychothérapie pour enfants? N'est-ce pas intriguant pour quelqu'un comme toi?
De mon côté, j'ai constaté le contraire. Une grande partie des apprentissages en psychologie clinique se fait en stage, de bouche à oreilles, sur la base de traditions cliniques qui n'ont généralement pas fait l'objet de validations scientifiques. Et c'est vrai pour toutes les approches en psychologie clinique y compris TCC.
Tu sembles manquer de recul face à cette question. À ton crédit, je confirme qu'en France la psychanalyse prenait parfois des allures d'un catéchisme. Vu du Québec, ont était souvent stupéfait d'assister à d'étranges dérives comme le lacanisme ou l'entêtement à colporter une théorie de l'autisme dépassé et dangereuse.
À bon! Et les théories du développement de la relation d'objet, celle de l'attachement et toute la conceptualisation de trouble mentaux contemporain comme les trouble limites de la personnalité?Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 La psychanalyse n'a rien produit depuis six décennies: aucune avancée marquante, aucune publication scientifique. N'est-ce pas étrange et intrigant?
Et, pourquoi la psychanalyse reste encore aujourd'hui une des pierre angulaire des psychothérapie pour enfants? N'est-ce pas intriguant pour quelqu'un comme toi?
Peux-tu envisager que ce soit aussi une question de structure de personnalité: certains profil psychologiques étant plus sujets à répondre positivement à certaines approches qu'à d'autres?Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 Que des personnes considèrent que la psychanalyse peut leur être d'une utilité, soit !
C'est leur choix personnel.
Propose moi une théorie scientifique de phénomènes comme la culpabilité ou les paradoxes comportementaux.Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 Que la psychanalyse occupe encore un rôle institutionnel, au même titre que d'autres disciplines qui reposent sur une approche scientifique rigoureuse et validée, non.
...Une équipe de psychothérapeutes un peu prévoyante devrait diversifier son offre de service de façon à répondre à un large éventail de clientèle. Effacer une offre de service moins statistiquement efficace pour tenter d’imposer une forme unique de psychothérapie ne serait une prise de position scientifique qu’en apparence...
Crois-tu que tout ce qui est enseigné en psychologue clinique (et même en médecine) repose sur un socle scientifique solide?Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 Il ne s'agit pas de prévoyance mais de rigueur scientifique, d'éthique et de déontologie.
Si on suit ton raisonnement, autant ouvrir les portes aux pseudo-sciences pour diversifier les offres proposées. S'il faut abaisser le niveau d'exigence sur le plan thérapeutique, c'est mal barré. En aucun cas il n'est question d'approche thérapeutique unique, ce qui serait réductionniste et idiot, en même temps que contre-productif.
De mon côté, j'ai constaté le contraire. Une grande partie des apprentissages en psychologie clinique se fait en stage, de bouche à oreilles, sur la base de traditions cliniques qui n'ont généralement pas fait l'objet de validations scientifiques. Et c'est vrai pour toutes les approches en psychologie clinique y compris TCC.
Oui, je t'accorde qu'il s'y passe des choses qui apparaissent bizarre vue d'ici.Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 Je ne traite que de la situation française bien particulière, entachée de scandales bien inscrits dans le paysage.
« Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire. » George Orwell
Re: Santé publique et psychanalyse
Bonjour Kraepelin,
Le sujet m'intéresse, je me permets donc de réagir à ta réponse.
A ma connaissance, d'ailleurs, cette variabilité interne à la pratique n'a pas de raison de disparaître des thérapies employées en TCC (ou autres) lors des études scientifiques. Elle contribue certainement au bruit statistique, mais est - par défaut et à moins qu'un effort d'homogénéisation explicite soit porté envers les comportements des thérapeutes lors de l'exercice - prise en compte dans les mesures, calculs et interprétations (d'autant plus dans les méta-analyses qui examinent des études, donc des protocoles et des traditions locales, diverses). Ce qui fait que les méthodes (globales et explicitement définies) ainsi validées le sont avec (ou malgré) leurs "incrustations" humaines effectives (on peut donc dire que l'on évalue une "famille de méthodes" connaissant des variantes non distinguées explicitement ; que ces dernières soient thérapeutiquement efficaces ou non au sein de leur famille étant laissé en suspens pour des raisons de moyens pratiques). Dans le "produit final" existe donc une part d'éléments prouvés et une autre d'artisanat empirique... l'important étant 1) leur proportion (pour l'efficience : (moyens dépensés)/(résultats totaux certains)) et 2) l'efficacité globale artisanat inévitable inclus.
Or, il est possible d'évaluer scientifiquement ces deux paramètres : je pense donc que c'est sur eux que devrait se porter un débat productif.
Le sujet m'intéresse, je me permets donc de réagir à ta réponse.
Ce qui ne prouve rien du tout (ce n'est pas parce qu'une technique est employée qu'elle fonctionne ou qu'elle est utile).Kraepelin a écrit : 14 févr. 2026, 20:43 Et, pourquoi la psychanalyse reste encore aujourd'hui une des pierre angulaire des psychothérapie pour enfants? N'est-ce pas intriguant pour quelqu'un comme toi?
Si oui, c'est à la psychanalyse de démontrer que c'est bien le cas, de définir un protocole d'évaluation (qui ne s'apparente pas à une sélection a posteriori des individus répondants, donc implique de spécifier à l'avance les caractéristiques permettant de les distinguer des autres), de le mettre en place de façon rigoureuse, de publier les résultats et de laisser des équipes indépendantes les reproduire (et à toi, dans le cadre de cette conversation, de citer les études en question si elles existent).Peux-tu envisager que ce soit aussi une question de structure de personnalité: certains profil psychologiques étant plus sujets à répondre positivement à certaines approches qu'à d'autres?
Ce n'est pas parce qu'il existe une théorie qu'elle est valide. Y compris dans le cas d'une absence d'alternatives, qui ne suffit pas à en démontrer la véracité (ni la pertinence prédictive).Propose moi une théorie scientifique de phénomènes comme la culpabilité ou les paradoxes comportementaux.Dominique18 a écrit : 14 févr. 2026, 19:34 Que la psychanalyse occupe encore un rôle institutionnel, au même titre que d'autres disciplines qui reposent sur une approche scientifique rigoureuse et validée, non.
Il n'est pas possible d'évaluer scientifiquement la moindre variation particulière de protocole. La notion pertinente à examiner ici est continue (part de validé/non validé pour les diverses techniques utilisées) et non pas binaire.Crois-tu que tout ce qui est enseigné en psychologue clinique (et même en médecine) repose sur un socle scientifique solide?
De mon côté, j'ai constaté le contraire. Une grande partie des apprentissages en psychologie clinique se fait en stage, de bouche à oreilles, sur la base de traditions cliniques qui n'ont généralement pas fait l'objet de validations scientifiques. Et c'est vrai pour toutes les approches en psychologie clinique y compris TCC.
A ma connaissance, d'ailleurs, cette variabilité interne à la pratique n'a pas de raison de disparaître des thérapies employées en TCC (ou autres) lors des études scientifiques. Elle contribue certainement au bruit statistique, mais est - par défaut et à moins qu'un effort d'homogénéisation explicite soit porté envers les comportements des thérapeutes lors de l'exercice - prise en compte dans les mesures, calculs et interprétations (d'autant plus dans les méta-analyses qui examinent des études, donc des protocoles et des traditions locales, diverses). Ce qui fait que les méthodes (globales et explicitement définies) ainsi validées le sont avec (ou malgré) leurs "incrustations" humaines effectives (on peut donc dire que l'on évalue une "famille de méthodes" connaissant des variantes non distinguées explicitement ; que ces dernières soient thérapeutiquement efficaces ou non au sein de leur famille étant laissé en suspens pour des raisons de moyens pratiques). Dans le "produit final" existe donc une part d'éléments prouvés et une autre d'artisanat empirique... l'important étant 1) leur proportion (pour l'efficience : (moyens dépensés)/(résultats totaux certains)) et 2) l'efficacité globale artisanat inévitable inclus.
Or, il est possible d'évaluer scientifiquement ces deux paramètres : je pense donc que c'est sur eux que devrait se porter un débat productif.
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