Instabilité géopolitique, crise climatique, fiscalité, taxes, quotas et règlements

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ABC
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Re: Instabilité géopolitique, crise climatique, fiscalité, taxes, quotas et règlements

#601

Message par ABC » 15 févr. 2026, 18:00

Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54La vraie question est : comment agir sur les motivations qui soutiennent nos croyances.
J'aurais plutôt dit, parmi les 2 familles de recherche de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées qui déterminent nos motivations, comment favoriser la bonne ?

Nos connaissances et croyances jouent un rôle, certes, mais en tant que moyens, par en tant que cause réelle de nos choix. Pour rejoindre une destination, on va plus vite avec une voiture (le moyen, nos connaissances et croyances) et dans toute la mesure du possible en bon état de marche, mais c'est le conducteur (notre recherche de satisfactions émotionnelles une fois nos besoins primaires satisfaits) qui fixe la destination (l'objectif découlant de nos choix de priorité) pas la voiture.

- Parfois, certaines croyances sont des obstacles pour atteindre un but (bon ou mauvais d'ailleurs), auquel cas ça vaut la peine de tenter d'y changer quelque chose si elles sont erronnées (notamment les fake news et correct news instrumentalisées visant à affaiblir une société en détruisant la confiance dans tout ce qui constitue son ossature et garantit sa stabilité...
...souvent en dressant ses membres les uns contre les autres : diviser pour régner, ça ne date pas d'hier. C'est un ingrédient d'ailleurs très utilisé par certains services secrets dans le cadre d'une guerre dite hybride contre l'Europe)

- tandis que d'autres croyances nous sont peu nuisibles ou pas suffisament nuisibles pour mériter que l'on dépense trop d'énergie ou de temps à les combattre. En effet, le temps et l'énergie dont nous disposons pour résoudre les problèmes de notre société mondiale nous sont comptés. Tic-tac, tic-tac, tic-tac... font la montre climatique, la montre écologique, la montre des tensions géopolitiques et la montre des tensions internes dans différents pays.
Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54Nos difficultés ne viennent pas d’un manque de connaissances ou de solutions techniques, mais des motivations émotionnelles qui orientent nos choix personnels et collectifs.
Oui, au moins pour les problèmes les plus graves (crise climatique, crise écologique, guerres, massacres et instabilité géopolitique, insuffisance de ressources essentielles, de soins de santé et de confort de vie pour de nombreuses populations).

Même si ça ne donne pas les solutions, je pense que comprendre l'origine du problème auquel notre société mondiale est confrontée augmente les chances de les trouver. Il faut faire fonctionner l'intelligence collective...

...avec une difficulté à ne pas sous-estimer : comment faire pour limiter le risque que ce type d'information soit compris puis utilisé par les fans de la 2ème famille d'émotions ?
Jodie a écrit : 14 févr. 2026, 23:54Finalement, pour répondre à votre question, de mon point de vue, il me faudrait savoir comment les motivations collectives changent réellement. Je vais réfléchir.
Et, en même temps, une difficulté est la suivante : comprendre le problème et trouver les solutions pour y parvenir peut être utilisé à bon ou a mauvais escient (cad par la bonne ou par la mauvaise famille de recherche de satisfactions émotionnelles). Un très bon moyen de favoriser le développement de la 2ème famille de recherche de satisfactions émotionnelles est assez bien exprimé par "le papé" dans le film "Manon des sources" (le papé, Yves Montan, veut piquer sa terre agricole à Jean de Florette. On est dans la famille de la prédation, de l'accumulation de biens dont ni Galinette, ni le papé n'ont un réel besoin) : "Pousse le dans le sens qu'il veut tomber !" dit le papé à Galinette (Galinette, en train de devenir malgré lui l'ami de Jean de Florette, faisait part au papé de sa tentation de donner à Jean de Florette, pas très compétent en matière d'agriculture et d'élevage, des conseils utiles à ce sujet).

Concernant les activités favorisant la première famille (celle de l'empathie, l'attention portée à l'autre, la coopération, le respect de l'altérité, le désir de protéger notre biosphère et notre société humaine...) on peut toutefois déjà signaler 2 exemples parmi de nombreux autres :

Exemple 1 : des petites actions positives pour telle ou telle personne de notre entourage et de petites actions positives réunissant des personnes de bonne volonté ou de volonté moyenne travaillant ensemble pour organiser une manifestation festive (par exemple) ou pour résoudre un problème local, développent, à mon avis, l'aptitude à trouver satisfaction dans la bonne famille d'émotions, celle du plaisir de coopérer utilement à la résolution d'un problème, de bâtir ensemble quelque chose de bénéfique...

... Bref, travailler ensemble pour faire quelque chose d'utile plutôt que pour critiquer ce qui ne va pas (une activité répondant souvent, inconsciemment, au besoin de se grandir, soi-même et sa catégorie d'appartenance, en se jugeant supérieur à une catégorie de non appartenance jugée détestable) développe la capacité à collaborer dans un but positif, en se respectant, malgré des différences d'appartenance (idéologique, politique, culturelle, cultuelle, sociale, nationale...).

Exemple 2 : des activités artistiques, faisant implicitement passer les bons messages en termes de relations humaines, par les ambiances positives qu'elles favorisent, sont aussi des atouts pour favoriser la bonne famille de recherche de satisfactions émotionnelles.

Par ailleurs, à mon avis, il ne faut pas être pressé, ni faire reposer sa motivation sur le fait de pouvoir observer les résultats de ce que l'on cherche à faire. J'ai le sentiment que si on avance dans la bonne direction, un jour ou l'autre ça finit souvent par être utile, même si on a l'impression de n'arriver à rien de tangible. Parfois, après avoir eu l'impression de ne pas avoir vraiment fait avancer le schmilblick (référence à un vieux jeu télévisé français), on a des retours d'information ultérieurs montrant que si, finalement, il y a bien eu un effet positif de ce qu'on a cherché à faire même si on n'en a pas eu connaissance.

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#602

Message par Inso » 18 févr. 2026, 16:13

ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17 Concernant ce deuxième point, si on regarde bien les conflits meurtriers qui ensanglantent la planète et la répartition humainement inacceptable de certaines des ressources actuellement disponibles (grâce à la technologie, l'industrie, l'agriculture et les connaissances scientifiques actuelles) (2), une très grande partie de ces problèmes ne viennent pas d'un manque de connaissances scientifiques ou techniques ou d'un manque de moyens mais de ce que, collectivement, nous décidons d'en faire pour répondre à divers objectifs de satisfaction émotionnelle.
Au-delà de la science et des émotions, je pense qu'une grande partie des origines de ces problèmes proviennent aussi d'une soif de pouvoir et/ou de richesse (les deux étant liés). C'est flagrant chez les puissants et ça se voit également chez la personne lambda.
ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17...lesquelles décisions dépendront (en très grande partie, selon moi) de l'issue d'une sorte de combat entre 2 familles de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées :
  • les satisfactions émotionnelles d'estime de soi et de reconnaissance par son environnement (familial, proche, social et professionnel) se nourrissant d'émotions positives, constructives, d’empathie, d'entraide, de coopération, d'échange, de respect de l'altérité, d’envie de préserver notre biosphère et notre avenir. Cette famille-là est susceptible de nous offrir un avenir heureux et durable.
    .
  • les satisfactions émotionnelles d'estime de soi et de reconnaissance par son environnement (familial, proche, social et professionnel) se nourrissant d'émotions négatives, destructives, narcissiques, égocentriques (et/ou alimentant nos biais tribaux), reposant sur la prédation, la domination par la peur ou par la force, la soumission et le mépris d'une classe de non appartenance et/ou des plus faibles, la jalousie des plus forts, en écrasant tout et tout le monde, y compris notre avenir, dans le but d'accumuler (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance) des possessions climatiquement, écologiquement et humainement hors de prix (mais jugées socialement valorisantes, un peu comme s'il s'agissait de prix ou de médailles) en regard de leur aptitude à répondre à nos besoins réels. Cette famille-là est susceptible de nous conduire au pire.
La qualification de ces deux familles d'émotions (positif / négatif) suppose que nous avons tous plus ou moins la même échelle de valeur. Ce qui est très loin d'être le cas.
Cela se voit de façon claire en politique. Exemple flagrant des USA où les magas considèrent leurs valeurs / actions / idéologie très positives et considèrent les valeurs progressistes comme étant très négatives (et c'est le contraire pour les progressistes).
Qui a raison ? Qui faut-il écouter ?

ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17Ainsi posé, le problème me semble être le suivant : comment favoriser le souhait (ou plutôt la motivation en fait) de passer de la seconde famille de satisfactions émotionnelles à la première ?
Illusoire tant que les personnes sont pour la très grande majorité déjà persuadées d'être dans la première catégorie (et considèrent que tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux, ou qui ne font pas partie de la même "culture" sont bien évidemment dans la deuxième catégorie).
ABC a écrit : 15 févr. 2026, 18:00 J'aurais plutôt dit, parmi les 2 familles de recherche de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées qui déterminent nos motivations, comment favoriser la bonne ?
Mais laquelle est la bonne ?
ABC a écrit : 15 févr. 2026, 18:00Exemple 1 : des petites actions positives pour telle ou telle personne de notre entourage et de petites actions positives réunissant des personnes de bonne volonté ou de volonté moyenne travaillant ensemble pour organiser une manifestation festive (par exemple)

Exemple 2 : des activités artistiques, faisant implicitement passer les bons messages en termes de relations humaines, par les ambiances positives qu'elles favorisent, sont aussi des atouts pour favoriser la bonne famille de recherche de satisfactions émotionnelles.
Exemple 3 : Participer à des entraînements paramilitaires avec des amis fascistes. Excellente camaraderie, esprit d'équipe, sens du devoir, respect des règles. Que des personnes de bonne volonté qui travaillent ensemble et agissent pour le bien commun : la défense de notre civilisation. :mrgreen:
(et la semaine prochaine, le chef nous amène taper du bougnoule).

Tout cela non pas pour critiquer tes posts, mais je pense que les valeurs de chacun sont bien plus variées que ce que l'on pense. Et vouloir faire adhérer une personne à une autre échelle de valeur (les deux familles de satisfaction émotionnelles que tu proposes) est très compliqué et même la plupart du temps impossible.
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#603

Message par nikola » 18 févr. 2026, 17:19

Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13 Au-delà de la science et des émotions, je pense qu'une grande partie des origines de ces problèmes proviennent aussi d'une soif de pouvoir et/ou de richesse (les deux étant liés). C'est flagrant chez les puissants et ça se voit également chez la personne lambda.
Je n’en suis pas si sûr chez le pékin moyen.
Je pense au contraire que ceux qui le prétendent le font pour justifier leurs actes pourris (je ne parle pas pour toi bien entendu).
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#604

Message par Inso » 18 févr. 2026, 17:38

nikola a écrit : 18 févr. 2026, 17:19 (je ne parle pas pour toi bien entendu).
:a2:
nikola a écrit : 18 févr. 2026, 17:19 Je n’en suis pas si sûr chez le pékin moyen.
Je pense au contraire que ceux qui le prétendent le font pour justifier leurs actes pourris
Disons que , dans le carde du travail par exemple, j'ai vu pas mal de personnes faire des actions pourries juste pour gagner une éventuelle estime du chef.
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#605

Message par nikola » 18 févr. 2026, 17:46

J’en vois aussi mais c’est plutôt par connerie égoïste, plus rarement pour cirer les pompes du chef.
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#606

Message par ABC » 20 févr. 2026, 12:32

ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17...lesquelles décisions dépendront (en très grande partie, selon moi) de l'issue d'une sorte de combat entre 2 familles de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées :
  • les satisfactions émotionnelles d'estime de soi et de reconnaissance par son environnement (familial, proche, social et professionnel) se nourrissant d'émotions positives, constructives, d’empathie, d'entraide, de coopération, d'échange, de respect de l'altérité, d’envie de préserver notre biosphère et notre avenir. Cette famille-là est susceptible de nous offrir un avenir heureux et durable.
    .
  • les satisfactions émotionnelles d'estime de soi et de reconnaissance par son environnement (familial, proche, social et professionnel) se nourrissant d'émotions négatives, destructives, narcissiques, égocentriques (et/ou alimentant nos biais tribaux), reposant sur la prédation, la domination par la peur ou par la force, la soumission et le mépris d'une classe de non appartenance et/ou des plus faibles, la jalousie des plus forts, en écrasant tout et tout le monde, y compris notre avenir, dans le but d'accumuler (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance) des possessions climatiquement, écologiquement et humainement hors de prix (mais jugées socialement valorisantes, un peu comme s'il s'agissait de prix ou de médailles) en regard de leur aptitude à répondre à nos besoins réels. Cette famille-là est susceptible de nous conduire au pire.
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Une grande partie des origines de ces problèmes proviennent aussi d'une soif de pouvoir et/ou de richesse (les deux étant liés). C'est flagrant chez les puissants et ça se voit également chez la personne lambda.
Bref, du choix de la 2ème famille de modes de satisfaction émotionnelle, celle reposant sur la prédation, la recherche d'une accumulation de biens et services (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance) humainement, écologiquement et climatiquement hors de prix en regard de leur aptitude à répondre à nos besoins réels etc. etc. le désir (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance) de dominer par la force, la contrainte, la détestation et le mépris de tout groupe de non-appartenance s'accompagnant, dans les cas les plus extrêmes, d'actions visant à propager ces modes de satisfaction émotionnelle. Exemple :
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Participer à des entraînements paramilitaires avec des amis fascistes. Excellente camaraderie, esprit d'équipe, sens du devoir, respect des règles. Que des personnes de bonne volonté qui travaillent ensemble et agissent pour le bien commun : la défense de notre civilisation et la semaine prochaine, le chef nous amène taper du bougnoule
ou encore, dans la même famille de modes de satisfaction émotionnelle, les groupes dit de défense populaire (se qualifiant d'anti-fa) répondant aux mêmes motivations émotionnelles, un biais tribal : mon groupe d'appartenance, mes valeurs, mes croyances "über alles", make mon groupe d'appartenance greater again, mort aux infidèles etc. etc...
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13La qualification de ces deux familles d'émotions (positif / négatif) suppose que nous avons tous plus ou moins la même échelle de valeur.
Ce n'est pas le cas. Notre échelle de valeurs, nos objectifs, nos choix de priorité et nos comportements découlent des modes de satisfaction émotionnelle que nous privilégions. Nous ne privilégions pas tous les mêmes modes de satisfaction émotionnelle. Exemple flagrant, celui :
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13des USA où les magas considèrent leurs valeurs / actions / idéologie très positives et considèrent les valeurs progressistes comme étant très négatives (et c'est le contraire pour les progressistes). Qui faut-il écouter ?...
...A mon sens
ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17le souhait (ou plutôt la motivation en fait) de passer de la seconde famille de satisfactions émotionnelles à la première
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Illusoire tant que les personnes sont pour la très grande majorité déjà persuadées d'être dans la première catégorie
Non. Privilégier, sans le savoir, la famille des modes de satisfaction émotionelle par la prédation, par la domination par la force et la contrainte, ce n'est pas possible. Par ailleurs, l'hypothèse selon laquelle nous serions figés, sans possibilité de faire évoluer nos modes de stasifaction émotionnelle (dans la bonne ou dans la mauvaise direction d'ailleurs) est une illusion...

...sauf si on en est persuadé et que l'on parvient à propager suffisamment largement cette conviction à ceux qui ne l'auraient pas ou pas encore (prédiction autoréalisatrice). Nous changeons, parfois en mieux, parfois en moins bien et nous avons la possibilité, quand nous le décidons, d'orienter ce changement.
ABC a écrit : 15 févr. 2026, 18:00J'aurais plutôt dit, parmi les 2 familles de recherche de satisfactions émotionnelles diamétralement opposées qui déterminent nos motivations, comment favoriser la bonne ?
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Mais laquelle est la bonne ?
ABC a écrit : 15 févr. 2026, 18:00...la famille des satisfactions émotionnelles d'estime de soi et de reconnaissance par son environnement (familial, proche, social et professionnel) se nourrissant d'émotions positives, constructives, d’empathie, d'entraide, de coopération, d'échange, de respect de l'altérité, d’envie de préserver notre biosphère et notre avenir. Cette famille-là est susceptible de nous offrir un avenir heureux et durable.
Comme (selon moi) il n'y a pas d'autre choix possible pour surmonter nos problèmes actuels et que l'échec serait (sera ?) extrêmement grave, la question de savoir si nous y parviendrons n'a pas d'intérêt. La bonne question c'est de se demander et de trouver ce qui semble le plus propice à la réussite de cette évolution. Quelques exemples, parmi de nombreux autres, orientés vers la 1ère famille (des exemples efficacement orientés vers la 2ème famille de modes de satisfaction émotionnelle ont déjà été cités ci-dessus)
ABC a écrit : 15 févr. 2026, 18:00Exemple 1 : des petites actions positives pour telle ou telle personne de notre entourage et de petites actions positives réunissant des personnes de bonne volonté ou de volonté moyenne travaillant ensemble pour organiser une manifestation festive (par exemple)

Exemple 2 : des activités artistiques, faisant implicitement passer les bons messages en termes de relations humaines, par les ambiances positives qu'elles favorisent, sont aussi des atouts pour favoriser la bonne famille de recherche de satisfactions émotionnelles.
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Vouloir faire adhérer une personne à une autre échelle de valeurs (les deux familles de satisfaction émotionnelles que tu proposes) est très compliqué et même la plupart du temps impossible.
Prouvant ainsi que vouloir faire adhérer n'est pas la bonne solution. Nous pouvons seulement essayer de donner sa chance à la 1ère famille de modes de satisfation émotionnelle en essayant de ne pas trop nous tromper dans nos décisions, comportements et dans ce que nous disons, en nous demandant à quoi ça sert de le dire (du moins quand le sujet mérite qu'on se pose la question), si ça va dans la bonne direction, et, dans ce cas, si ça a de bonnes chances d'être utile et efficace ou au contraire contreproductif voir néfaste (en acceptant le risque de parfois se tromper).

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#607

Message par jean7 » 21 févr. 2026, 02:15

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Illusoire tant que les personnes sont pour la très grande majorité déjà persuadées d'être dans la première catégorie
Non. Privilégier, sans le savoir, la famille des modes de satisfaction émotionnelle par la prédation, par la domination par la force et la contrainte, ce n'est pas possible. Par ailleurs, l'hypothèse selon laquelle nous serions figés, sans possibilité de faire évoluer nos modes de satisfaction émotionnelle (dans la bonne ou dans la mauvaise direction d'ailleurs) est une illusion...
Il ne demeure pas moins que ceux qui vivent en mode 1, lorsqu'ils ont été la proie de ceux qui vivent en mode 2, n'ont d'autre choix que d'ajuster leur mode vers 2 pour survivre et qu'à terme le mode 1 est voué à la disparition...
Sauf si la société, plus précisément l'environnement légal qu'elle construit et fait respecter, remplis bien cette fonction et tends à protéger l'humain de sa propre bestialité.

Les lois dépendent de notre contribution, c'est vrais.
Les lois contribuent à nous éduquer, c'est vrais aussi.


Par ailleurs, tout le monde sur terre n'a pas le luxe de se préoccuper prioritairement de ses satisfactions émotionnelles.
Le libre arbitre est à la causalité ce que le corps est à la physique

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#608

Message par ABC » 21 févr. 2026, 09:11

Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13Illusoire tant que les personnes sont pour la très grande majorité déjà persuadées d'être dans la première catégorie
ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32Non. Privilégier, sans le savoir, la famille des modes de satisfaction émotionnelle par la prédation, par la domination par la force et la contrainte, ce n'est pas possible. Par ailleurs, l'hypothèse selon laquelle nous serions figés, sans possibilité de faire évoluer nos modes de satisfaction émotionnelle (dans la bonne ou dans la mauvaise direction d'ailleurs) est une illusion...
jean7 a écrit : 21 févr. 2026, 02:15Il ne demeure pas moins que ceux qui vivent en mode 1
Ce n'est pas un mode de vie mais un choix de mode de satisfaction émotionnelle :
  • le mode selon lequel l'estime de soi et/ou celle d'un groupe d'appartenance (une société, une entreprise, une association, un village, une famille, un couple...) se nourrit de l'empathie, de la coopération, de l'entraide, du respect de l'altérité, du souhait de protéger notre biosphère (un choix qui, effectivement, peut influer sur le choix de mode de vie)
    .
  • en lieu et place du choix d'un mode de satisfaction émotionnelle selon lequel l'estime de soi et/ou celle d'un groupe d'appartenance se nourrit (à tous les niveaux) :
    • du mépris, voir de la détestation des groupes de non appartenance (présentés comme coupables de tout) et d'une volonté de les soumettre (par exemple de les contraindre à adopter les mêmes coutumes et les mêmes croyances. On en a plusieurs exemples tant historiques qu'actuels)
      .
    • de la prédation (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance)
      .
    • d'un appétit d'accumulation (pour soi et/ou sa catégorie d'appartenance) de biens et services humainement, écologiquement, climatiquement hors de prix en regard de leur aptitude à répondre à nos réels besoins (car perçus, en raison de ce choix de mode de satisfaction émotionnelle, comme des sortes de médaille, de prix prestigieux) etc, etc
      .
    • auquel s'ajoute parfois l'usage de la victimisation (à l'égard de telle ou telle catégorie de non appartenance) et/ou la défense d'un idéal (idéologique, culturel, cultuel...) pour justifier leurs choix : ma categorie über alles, make my category great again, mort aux infidèles, un bon ceci ou cela est un ceci ou cela mort etc. etc.

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#609

Message par Inso » 21 févr. 2026, 18:39

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32 Bref, du choix de la 2ème famille de modes de satisfaction émotionnelle,
Donc toute action /choix /mode de vie est liée à de la satisfaction émotionnelle. Pourquoi pas.
Mais je trouve que ça dilue tout dans une grande bassine d'eau trouble.
D'autre part ça place toutes nos actions /choix /modes de vie dans un cadre moral, ce qui me dérange un peu. Et tu sembles le confirmer avec les critères que tu attribues soit au bien soit au mal à la première famille d'émotions soit à la deuxième.
Or ces critères me semblent bien plus complexes.
Ainsi, j'ai décris dans mon 3ème exemple des satisfactions émotionnelles à priori positives, mais en les liants à des éléments reconnus comme étant négatifs. Si je n'avais pas parlé de fascisme ni donné une référence à une ratonnade et remplacé entraînement militaire par stage de survie, cet exemple serait-il toujours dans ta 2ème famille ?
La camaraderie et l'esprit d'équipe sont ils négatifs ou positif ? Ou bien est-ce le cadre (qu'on ne choisit pas toujours) qui les rend négatifs ?

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32
Inso a écrit : 18 févr. 2026, 16:13des USA où les magas considèrent leurs valeurs / actions / idéologie très positives et considèrent les valeurs progressistes comme étant très négatives (et c'est le contraire pour les progressistes). Qui faut-il écouter ?...
...A mon sens
ABC a écrit : 14 févr. 2026, 13:17le souhait (ou plutôt la motivation en fait) de passer de la seconde famille de satisfactions émotionnelles à la première
Donc les deux sont dans la 1ère famille et ont raison ?

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32Notre échelle de valeurs, nos objectifs, nos choix de priorité et nos comportements découlent des modes de satisfaction émotionnelle que nous privilégions. Nous ne privilégions pas tous les mêmes modes de satisfaction émotionnelle.
Sous réserve d'avoir un choix possible.
jean7 a écrit : 21 févr. 2026, 02:15 Par ailleurs, tout le monde sur terre n'a pas le luxe de se préoccuper prioritairement de ses satisfactions émotionnelles.
Voilà.
Les civils au milieu des massacres au Soudan / Iran / Myanmar... ont-ils la possibilité de choisir les "bonnes satisfactions émotionnelles " ? les pauvres / sans abris ont-ils la possibilité de choisir les "bonnes satisfactions émotionnelles " ?
Ceux qui ont la possibilité de choisir, ce sont essentiellement les classes moyennes et plutôt éduquées des pays développés.

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32...sauf si on en est persuadé et que l'on parvient à propager suffisamment largement cette conviction à ceux qui ne l'auraient pas ou pas encore (prédiction autoréalisatrice).
[...]
Prouvant ainsi que vouloir faire adhérer n'est pas la bonne solution.
Ah, une propagation passive donc :gratte:

ABC a écrit : 20 févr. 2026, 12:32Nous pouvons seulement essayer de donner sa chance à la 1ère famille de modes de satisfation émotionnelle en essayant de ne pas trop nous tromper dans nos décisions, comportements et dans ce que nous disons, en nous demandant à quoi ça sert de le dire (du moins quand le sujet mérite qu'on se pose la question), si ça va dans la bonne direction, et, dans ce cas, si ça a de bonnes chances d'être utile et efficace ou au contraire contreproductif voir néfaste (en acceptant le risque de parfois se tromper).

Exemple 1 : des petites actions positives pour telle ou telle personne de notre entourage et de petites actions positives réunissant des personnes de bonne volonté ou de volonté moyenne travaillant ensemble pour organiser une manifestation festive (par exemple)

Exemple 2 : des activités artistiques, faisant implicitement passer les bons messages en termes de relations humaines, par les ambiances positives qu'elles favorisent, sont aussi des atouts pour favoriser la bonne famille de recherche de satisfactions émotionnelles.
Hmm, ça me dit de plus en plus quelque chose :loupe:
Image

Je ne suis pas sûr que rester à juste faire des bonnes* actions dans son coin contribue à résoudre la crise climatique.

* Suivant tes propres critères
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