A Florence :
Pour réussir à Taxer bien plus les multinationales (sans évoquer toutes les conséquences que cela pourrait avoir pour tous) cela suppose un minimum de coopération internationale. Or, même à l'échelle Européenne, on n'arrive pas à harmoniser les règles fiscales.
Tant que les pays auront des intérêts géostratégiques différents (avec des peuples/citoyens ayant des sentiments d'appartenance à des groupes/drapeaux différents), la fiscalité sera un levier (parmi d'autres, comme le fait de garder le plus longtemps possible certains avantages technologiques) pour ces derniers (dans le cas présent, un pays qui souhaite le plus possible attirer les investissements grâce à une fiscalité attractive).
ce qui accélère les dérèglements climatiques et retarde/empêche les éventuelles solutions.
imposer à la place des gouvernements les politiques d'investissements et surtout fiscales en fonction de leurs seuls intérêts et en rejeter les externalités sur les contribuables
Une entreprise qui arrive à accumuler beaucoup de capital signifie qu'elle a rendu/vendu massivement des biens et services à nous. C'est nous qui les avons rendu riche, nous qui continuons à les rendre riche, nous qui continuons à profiter du bien et du service rendu.
Une entreprise essaye d'assurer sa survie. Si elle estime qu il y a un minimum de demande et selon la faisabilité, elle ne se privera pas de faire de l'écologique. Si elle ne le fait pas, c'est souvent que cela lui demanderait de gros investissement mais sans retour potentiels ou trop risqué (chiffres d'affaires/renta pas aux rendez-vous et donc la survie de l'entreprise mise à mal, ce n'est pas les quelques pourcentage que prennent les actionnaires sur ce CA qui ont une grande influence sur ce que je viens de dire). Une demande potentiellement trop faible car prix proposé trop cher (par exemple), çà va bien plus impacter négativement l'avenir d'une entreprise que quelques pourcentage de CA distribués aux actionnaires.
Vouloir imputer la principale faute aux grosses entreprises, c'est réducteur/faux. Les entreprises produisent des services et bien consommés par nous. Dans certains pays comme en France, les dépenses publiques atteignent 57% du pib, infiniment plus que les bénéfices générés par les grandes entreprises Françaises. L'Etat Francé a infiniment plus les moyens que les grandes entreprises françaises, et surtout, c'est bien plus son rôle. En plus de ses ressources financières bien supérieure, elle a un pouvoir réglementaire.
Quand on parle d accumulation des richesses/de fortunes des ultras riches, on a tendance à tort à la comparer avec une fortune appartement à celle d'une classe moyenne qui profite exclusivement à cette dernière et ou à sa famille (maison, voiture etc). Or, pour les Ultras riches, on parle d'entreprises (les actifs, les actions) qui emploi des dizaines de milliers de personnes, produisent des services/bien aux autres, et qui paient un max d'impôts aux Etats.
Qu'une grosse entreprise produise 10000 vêtements polluant ou que 10000 entreprises produisent un vêtement polluant, cela ne change pas grand chose en terme de pollution (en se concentrant juste sur le nombre de vêtements pour l'exercice de pensé, car toutes les productions ne sont pas égales). En revanche, une grosse entreprise aura potentiellement plus de moyens et aura potentiellement réduit les coûts/prix de vente, et c'est encore nous qui en profiterons (du moins
immédiatement, mais sur le long terme, c'est une autre chose, car plus de pouvoir d achat signifie plus de consommation de bien et services différents donc potentiellement plus de pollution).
Faire apparaître le coût des externalités négatives dans le prix du produit est une solution* qui a déjà été évoqué ici à plusieurs reprises. Elle aurait un caractère incitatif pour les entreprises à investir d'avantage dans de l'écologie, mais faut pas se tromper, dans tous les cas c'est nous qui paieront une bonne partie de cette différence.
* En supposant peut être à tort que c'est quelque chose que les spécialistes savent déjà faire (calculer les différents coûts à reporter sous forme de bonus/malus ou taxes en fonction des externalités négatives produites selon les différents secteurs et mode de production).