Bonjour à tous, j'espère que vous vous portez à merveille... Dans la continuité des analyses historiques et géopolitiques que je partage parfois ici, je me suis penché sur un paradoxe souvent abordé dans les médias : la capacité de résistance du régime iranien face aux crises successives.
La vidéo est ici :
https://youtu.be/sDtQ5bG2pu4
Selon vous, la résilience de ce système repose-t-elle principalement sur cette doctrine de dissuasion militaire et asymétrique, ou avant tout sur le verrouillage sécuritaire interne du régime ? Dites-moi ce que vous en pensez. Je serai ravi de lire vos avis.
Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Re: Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Bonjour Barnabé,
J'ai posté un commentaire, je vais développer un peu:
Intéressante description et analyse de l'histoire et des événements contemporains :
1953, puis 20 ans de braderie des ressources du pays, de fastes indécents et de répression par le Shah, la sottise de divers gouvernements occidentaux (héberger puis aider Khomeini
, le ministère des affaires étrangères a-t'il vraiment cru à sa bienveillance et ses promesses de partager le pétrole iranien avec la France?), le soutien de Saddam par les uns comme les autres lors de la guerre contre l'Iran et le statut de pariah quasiment unanime, ont indubitablement conduit le régime à la conclusion qu'il devait se dépatouiller tout seul, ou au moyen d'alliances passablement "hétérodoxes" (vente clandestine de pétrole, coopération nucléaire et trafics variés avec des états ou des mouvements voyous - Corée du Nord / hamas, hezbollah, Syrie, …)
L'imbécile attaque israelo-USAienne est bien entendu vouée à l'échec si on se réfère aux objectifs affichés d'annihiler les capacités de nuisances de l'Iran, de s'accaparer (à nouveau ) ses ressources pétrolières et d'opérer un changement de régime, et ne parlons pas d'invasion ou de rédition. Et ceci en grande partie pour les raisons qu'expose la vidéo, qui omet par ailleurs les question géographiques et écologiques, ces dernières aggravées par les changements climatiques .
Pour ce qui est de la pérennité du régime, on oublie toujours l'influence de la classe marchande, qui s'accommode parfaitement d'une dictature répressive quelle que soit son idéologie (les Bazari étaient les principaux soutiens du Shah et ceux qui se sont exilés lors de la prise de pouvoir par Khomeini forment l'essentiel du soutien à la politique US), du moment où elle peut conserver ses intérêts grâce à la stabilité qu'offre généralement et s'assurer de passe-droits (comme chez nous d'ailleurs); cette classe généralement prospère finance donc les appareils de l'état, torpillant ainsi sanctions et autres restrictions. Elle est évidemment étroitement surveillée par les différentes polices d'état, comme toute bourgeoisie susceptible de changer d'allégeance, afin d'assurer qu'elle ne s'acoquine pas avec la "subversion".
Un autre facteur est l'opposition villes / campagnes, ces dernières étant loin, géographiquement comme intellectuellement des luttes politiques, peu éduquées, ainsi que profondément marquées par la religion, donc aisées à manipuler, comme quasiment tous les "bouseux" qu'aiment à flatter les dictatures.
J'ai posté un commentaire, je vais développer un peu:
Intéressante description et analyse de l'histoire et des événements contemporains :
1953, puis 20 ans de braderie des ressources du pays, de fastes indécents et de répression par le Shah, la sottise de divers gouvernements occidentaux (héberger puis aider Khomeini
L'imbécile attaque israelo-USAienne est bien entendu vouée à l'échec si on se réfère aux objectifs affichés d'annihiler les capacités de nuisances de l'Iran, de s'accaparer (à nouveau ) ses ressources pétrolières et d'opérer un changement de régime, et ne parlons pas d'invasion ou de rédition. Et ceci en grande partie pour les raisons qu'expose la vidéo, qui omet par ailleurs les question géographiques et écologiques, ces dernières aggravées par les changements climatiques .
Pour ce qui est de la pérennité du régime, on oublie toujours l'influence de la classe marchande, qui s'accommode parfaitement d'une dictature répressive quelle que soit son idéologie (les Bazari étaient les principaux soutiens du Shah et ceux qui se sont exilés lors de la prise de pouvoir par Khomeini forment l'essentiel du soutien à la politique US), du moment où elle peut conserver ses intérêts grâce à la stabilité qu'offre généralement et s'assurer de passe-droits (comme chez nous d'ailleurs); cette classe généralement prospère finance donc les appareils de l'état, torpillant ainsi sanctions et autres restrictions. Elle est évidemment étroitement surveillée par les différentes polices d'état, comme toute bourgeoisie susceptible de changer d'allégeance, afin d'assurer qu'elle ne s'acoquine pas avec la "subversion".
Un autre facteur est l'opposition villes / campagnes, ces dernières étant loin, géographiquement comme intellectuellement des luttes politiques, peu éduquées, ainsi que profondément marquées par la religion, donc aisées à manipuler, comme quasiment tous les "bouseux" qu'aiment à flatter les dictatures.
Wisdom has always been chasing humans, and they've always been faster.
La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
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Re: Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Bonjour Florence,
C'est toujours un plaisir de lire vos commentaires, merci de prolonger la discussion ici.
Vous avez raison sur un point que ma vidéo compresse trop : le bazar n'est pas monolithique. Le bazar traditionnel, allié au clergé, a bien financé la machine révolutionnaire en 1978-79 (la vieille alliance bazar-mosquée), tandis qu'une partie de la bourgeoisie moderne proche du Shah prenait le chemin de l'exil (et devenait parfois, comme vous le dites, le relais de la pression américaine).
L'ironie que je trouve fascinante, c'est qu'aujourd'hui la situation s'est renversée : c'est l'empire économique "révolutionnaire" des Pasdaran (construction, énergie, télécoms) qui évince le bazar traditionnel, au point que les grandes grèves marchandes de 2018 et 2022 sont venues du cœur social même qui avait fait la révolution. Votre remarque sur la "subvention" et la surveillance policière colle parfaitement à cette lecture : le régime ne cherche pas l'amour de sa bourgeoisie, mais plutôt son obéissance.
Sur l'opposition villes/campagnes, j'ajouterais une dimension économique : cette fidélité est aussi achetée. Salaires du Basij, subventions rurales, réseaux clientélistes locaux (enfin, pour une part non négligeable des campagnes), le régime est d'abord le pourvoyeur de stabilité qui paie à la fin du mois. On rejoint votre lecture : c'est un calcul rationnel plus qu'une ferveur idéologique.
Sur les alliances "hétérodoxes", votre résumé est juste : 1953 puis 1980 (Saddam soutenu par presque tout le monde) ont appris au régime qu'aucune promesse étrangère ne le protégerait jamais. La défense en mosaïque et la Force Al-Qods sont la traduction militaire directe de cette leçon.
Enfin, sur les questions géographiques et écologiques : c'est un vrai angle mort de ma vidéo et je vous le concède volontiers. La crise de l'eau (Ourmia, nappes phréatiques épuisées, affaissements des sols autour de Téhéran) est probablement, à long terme, une menace plus sérieuse pour le système que toutes les sanctions réunies. Il y a là une vidéo entière et votre commentaire m'en donne l'idée.
Pour boucler ma question initiale : je crois que les deux logiques sont inséparables. La mosaïque externe achète du temps et rend l'attaque coûteuse ; le verrouillage interne, lui, empêche la bascule. Mais la fissure décisive n'est peut-être ni militaire ni sécuritaire; elle est, à mon avis, écologique et générationnelle. Curieux de savoir si vous le voyez pareil.
Barnabé
C'est toujours un plaisir de lire vos commentaires, merci de prolonger la discussion ici.
Vous avez raison sur un point que ma vidéo compresse trop : le bazar n'est pas monolithique. Le bazar traditionnel, allié au clergé, a bien financé la machine révolutionnaire en 1978-79 (la vieille alliance bazar-mosquée), tandis qu'une partie de la bourgeoisie moderne proche du Shah prenait le chemin de l'exil (et devenait parfois, comme vous le dites, le relais de la pression américaine).
L'ironie que je trouve fascinante, c'est qu'aujourd'hui la situation s'est renversée : c'est l'empire économique "révolutionnaire" des Pasdaran (construction, énergie, télécoms) qui évince le bazar traditionnel, au point que les grandes grèves marchandes de 2018 et 2022 sont venues du cœur social même qui avait fait la révolution. Votre remarque sur la "subvention" et la surveillance policière colle parfaitement à cette lecture : le régime ne cherche pas l'amour de sa bourgeoisie, mais plutôt son obéissance.
Sur l'opposition villes/campagnes, j'ajouterais une dimension économique : cette fidélité est aussi achetée. Salaires du Basij, subventions rurales, réseaux clientélistes locaux (enfin, pour une part non négligeable des campagnes), le régime est d'abord le pourvoyeur de stabilité qui paie à la fin du mois. On rejoint votre lecture : c'est un calcul rationnel plus qu'une ferveur idéologique.
Sur les alliances "hétérodoxes", votre résumé est juste : 1953 puis 1980 (Saddam soutenu par presque tout le monde) ont appris au régime qu'aucune promesse étrangère ne le protégerait jamais. La défense en mosaïque et la Force Al-Qods sont la traduction militaire directe de cette leçon.
Enfin, sur les questions géographiques et écologiques : c'est un vrai angle mort de ma vidéo et je vous le concède volontiers. La crise de l'eau (Ourmia, nappes phréatiques épuisées, affaissements des sols autour de Téhéran) est probablement, à long terme, une menace plus sérieuse pour le système que toutes les sanctions réunies. Il y a là une vidéo entière et votre commentaire m'en donne l'idée.
Pour boucler ma question initiale : je crois que les deux logiques sont inséparables. La mosaïque externe achète du temps et rend l'attaque coûteuse ; le verrouillage interne, lui, empêche la bascule. Mais la fissure décisive n'est peut-être ni militaire ni sécuritaire; elle est, à mon avis, écologique et générationnelle. Curieux de savoir si vous le voyez pareil.
Barnabé
Re: Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Essentiellement oui. Téhéran et d'autres grandes villes sans eau, le bazar fera comme en 1979 et se liguera avec les jeunes générations, d'autant plus qu'ils n'auront pas, eux, l'alternative de l'exil.Pour boucler ma question initiale : je crois que les deux logiques sont inséparables. La mosaïque externe achète du temps et rend l'attaque coûteuse ; le verrouillage interne, lui, empêche la bascule. Mais la fissure décisive n'est peut-être ni militaire ni sécuritaire; elle est, à mon avis, écologique et générationnelle. Curieux de savoir si vous le voyez pareil.
On peut ajouter les divers mouvements ethniques (Kurdes, Baloutches, …).
Ce sera sanglant parce que les abrutis au pouvoir ont tiré les leçons tant de ce qu'ils ont fait eux-mêmes que des réponses aux divers "printemps arabes" et auront certainement le soutien de la Russie si le régime Putin a survécu à ce moment-là, de quelques monarchies du golfe, éventuellement de la Turquie…
Plusieurs obstacles avant que ça ne bouge de façon décisive toutefois :
- La situation de guerre créée par les USA et prolongée à la demande d'Israel et de divers spéculateurs permet au régime de dévier les critiques (et de promettre qu'une fois les USA chassés de la région, on retournera à un paradis islamique de lait et de miel), donc de solidifier momentanément son emprise.
- Les promesses de soutien de la part de Trump se sont bien entendu avérées être
- L'opposition au régime est fragmentée, peu organisée, sans leaders crédibles, ne dispose d'aucun soutien dans la région (les pays musulmans ne sont toujours pas remis des "printemps arabes" et ne voudraient pas de nouveau mauvais exemples).
- Les éventuels soutiens externes ne sont pas plus fiables que désintéressés (Chine, Russie, mouvements bien pensants "de gauche" occidentaux, droite anti-islamiste-musulmans, …)
Wisdom has always been chasing humans, and they've always been faster.
La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
Re: Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Bonjour Florence,Florence a écrit : 16 août 2026, 16:49 Essentiellement oui. Téhéran et d'autres grandes villes sans eau, le bazar fera comme en 1979 et se liguera avec les jeunes générations, d'autant plus qu'ils n'auront pas, eux, l'alternative de l'exil.
On peut ajouter les divers mouvements ethniques (Kurdes, Baloutches, …).
Ce sera sanglant parce que les abrutis au pouvoir ont tiré les leçons tant de ce qu'ils ont fait eux-mêmes que des réponses aux divers "printemps arabes" et auront certainement le soutien de la Russie si le régime Putin a survécu à ce moment-là, de quelques monarchies du golfe, éventuellement de la Turquie…
Plusieurs obstacles avant que ça ne bouge de façon décisive toutefois :
- La situation de guerre créée par les USA et prolongée à la demande d'Israel et de divers spéculateurs permet au régime de dévier les critiques (et de promettre qu'une fois les USA chassés de la région, on retournera à un paradis islamique de lait et de miel), donc de solidifier momentanément son emprise.
- Les promesses de soutien de la part de Trump se sont bien entendu avérées êtredu ventun mensonge éhonté. Entre la répression sans pitié ni mesure et les projets de retour des Pahlavi (donc une tutelle des affairistes pro US), une bonne partie de l'opposition est sans doute découragée.
- L'opposition au régime est fragmentée, peu organisée, sans leaders crédibles, ne dispose d'aucun soutien dans la région (les pays musulmans ne sont toujours pas remis des "printemps arabes" et ne voudraient pas de nouveau mauvais exemples).
- Les éventuels soutiens externes ne sont pas plus fiables que désintéressés (Chine, Russie, mouvements bien pensants "de gauche" occidentaux, droite anti-islamiste-musulmans, …)
Votre image du bazar qui se lierait aux jeunes générations "comme en 1979" est puissante, mais je la nuancerais avec l'une de vos propres remarques : en 1979, le bazar avait un ennemi unificateur et un réseau déjà structuré (la mosquée) pour encadrer l'alliance. Aujourd'hui l'opposition est fragmentée, sans leaders crédibles, dites-vous vous-même. L'alliance me paraît donc moins automatique.
En revanche (et c'est là que votre intuition de l'eau devient décisive, je crois), la crise hydrique est la seule qui enjambe toutes les fractures que nous avons listées. Elle frappe la jeunesse urbaine (coupures d'eau à Téhéran), les campagnes religieuses (les paysans de l'Ispahan et le Zayandeh-Rud à sec), et les périphéries (Khuzestan 2021, les manifestations "nous avons soif"). S'il existe un catalyseur capable de faire converger villes, campagnes et générations, c'est celui-là. Et contrairement aux sanctions ou aux bombes, l'eau, ça ne se négocie pas.
Sur les mouvements ethniques, d'accord pour les intégrer : les Baloutches sont les seuls à entretenir une guérilla réelle. Mais je les vois comme un accélérateur plutôt qu'un déclencheur et leur existence offre même au régime l'argument du "protecteur de l'intégrité territoriale" face à la majorité urbaine. Paradoxe tragique, là encore.
Votre scénario "sanglant" tient et il rejoint le vrai verrou selon moi : la cohésion de l'appareil répressif. En 1979, l'armée du Shah s'était fissurée ; en 2019 comme en 2022, ni le Basij ni les Pasdaran n'ont fissuré. Le régime a conçu cela sciemment : les hommes qui répriment ont un intérêt économique (l'empire Pasdaran) et idéologique à la survie du système. Tant que cela tient et comme vous le dites, l'état de guerre ne fait que gagner du temps et dévier les critiques.
Ce qui m'amène à la dernière fissure, que vous n'évoquez pas : la succession. Khamenei a 87 ans. Une succession en pleine crise hydrique, avec une opposition fragmentée et une garde prétorienne qui tient l'économie (c'est le moment où toutes les lignes que nous avons tracées pourraient se croiser i swear). Sinon, pensez-vous que cette transmission puisse se faire sans affrontement ouvert entre les clans ?
Ce fil est en train de devenir le squelette de ma prochaine vidéo. Si elle voit le jour, je vous devrai un crédit en description.
Barnabé
Re: Pourquoi l'IRAN est-il si difficile, voire impossible à vaincre ?
Bonsoir Barnabé,
* l'assassinat du papa est une des grosses bourdes stratégiques typiques des USA, due entre autres à leur ignorance crasse de la culture et de la psychologie des pays dont ils prétendent gérer les affaires, d'où les fiasco répétés partout où ils mettent leurs grands pieds plats.
En effet. Si Khamenei calanche alors que les USA/Israel continuent à menacer ou attaquer le pays (ou surtout s'ils l'assassinent*), je pense que la succession ne fera pas problème. Si elle a lieu alors que la situation interne devient invivable sans que l'on puisse l'imputer aux "grands satans", il n'est pas certain que "la mosquée" maintienne aux basij et pasdaran l'équivalent local du "mandat du ciel". Le bazar, face à un pouvoir incapable de lui épargner la ruine et craignant la vindicte de la rue, pourrait alors se retourner, d'autant plus que comme je le souligne, il ne dispose plus de la possibilité de se réfugier à l'étranger.Votre image du bazar qui se lierait aux jeunes générations "comme en 1979" est puissante, mais je la nuancerais avec l'une de vos propres remarques : en 1979, le bazar avait un ennemi unificateur et un réseau déjà structuré (la mosquée) pour encadrer l'alliance. Aujourd'hui l'opposition est fragmentée, sans leaders crédibles, dites-vous vous-même. L'alliance me paraît donc moins automatique.
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Ce qui m'amène à la dernière fissure, que vous n'évoquez pas : la succession. Khamenei a 87 ans. Une succession en pleine crise hydrique, avec une opposition fragmentée et une garde prétorienne qui tient l'économie (c'est le moment où toutes les lignes que nous avons tracées pourraient se croiser i swear). Sinon, pensez-vous que cette transmission puisse se faire sans affrontement ouvert entre les clans ?
* l'assassinat du papa est une des grosses bourdes stratégiques typiques des USA, due entre autres à leur ignorance crasse de la culture et de la psychologie des pays dont ils prétendent gérer les affaires, d'où les fiasco répétés partout où ils mettent leurs grands pieds plats.
Wisdom has always been chasing humans, and they've always been faster.
La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
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