Pour un monde post-capitaliste

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Aggée
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#76

Message par Aggée » 25 sept. 2026, 06:44

Gwanelle a écrit : 21 sept. 2026, 11:43 Plutôt qu'une loi, ce sont les "compagnies des indes" des empires européens et les marines des républiques marchandes qui créent l'abondance nécessaire au capitalisme
On peut s′entendre, l’abondance est créée par les Compagnies des Indes et les marines marchandes mais elle profite d’abord à la noblesse, et même renforce sa domination pendant deux siècles.
En résumé la noblesse capte la richesse sans la produire,comment ? La noblesse la taxe , elle bénéficie de  droits de douane ( ça me dit quelque chose ) ,de droits de péage, de taxes sur les marchandises, de charges administratives très lourdes, de rentes foncières sur les terres où transitent les marchandises,etc...La noblesse ne pige rien au système, mais elle ramasse un max. sans rien foutre.

Privilèges, privilèges, privilèges irréfutables, et puis un jour une lame de guillotine signe leurs fins.
L’état d’esprit de Louis XVI s′est manifesté sous forme d′une question : « Est‑ce moi qui dois supporter le peuple, ou est ce le peuple qui doit me supporter ? » , la Révolution a ″ trancher ″ cette question, Louis XVI a obtenu sa réponse face au peuple et à l′échafaud.
Retenons ceci, trop de privilèges peut détruire le système, et tuer les privilégiés, c′est le parallèle qui est intéressant a faire entre une société capitaliste et post capitaliste.
Qu′est ce qui, a un moment donné, va faire craquer la société capitaliste, et va tout faire basculer vers un monde post capitaliste, il faut probablement chercher du coté des privilèges irréfutables.

Un système perenne fonctionne par régulation, auto correction, adaptation etc.
Cependant un système peut receler des privilèges irréfutables, par définition il ne sont pas corrigibles et peuvent faire s′écrouler toute la structure.

Un privilège irréfutable est un élément qu’on ne peut pas remettre en question, qu’on ne peut pas réformer, qu’on ne peut pas arrêter,qu’on ne peut pas renégocier sans crise majeure.
On peut choisir la dette publique moderne, comme un exemple parmis d'autres, cette dette publique répond en tout point à la définition d’un privilège irréfutable: les États doivent emprunter,les marchés doivent prêter,les citoyens doivent payer les intérêts,les banques centrales doivent stabiliser le système,mais à un moment donné la dette publique cesse d′être un outil de développement, d′adaptation, d′amélioration,elle devient stupidement un pilier sacralisé du système économique.

Une dette publique irréfutable est une obligation de financer prioritairement le passé bien avant le présent et surtout le futur,en somme, par la dette publique le passé phagocyte le futur, les dettes du passé devraient être totalement obsolètes, mais elles restent strictement prééminentes et radicalement prioritaires a payer .
Résultat ,les infrastructures vieillissent, les systèmes de santé saturent, les réseaux énergétiques deviennent fragiles, l′enseignement se retrouve sous financé , les villes ne résistent plus aux canicules, les agriculteurs sont ruinés, les sociétés perdent leur résilience.
Une dette publique incontrôlable dévore scandaleusement les budgets de l’avenir pour payer un passé révolu .
C′est un peu le principe de continuer à payer une dette qui aurait été contracté du temps de nos ancêtres les gaulois, laissons aux mathématiciens le soin de calculer les taux d′intérêt qui seraient générés pour un dollar emprunté à l′époque , mais l′effet artificiellement démultiplicatif des formules mathématiques devrait être vertigineux.
A privilèges irréfutables inchangés Les dettes publiques entraînent méticuleusement un effondrement structurel de tous le système économique .
La dette publique induit insidieusement une psychologie collective aberrante, car la dette publique sacralise le passé, on devrait dire les erreurs du passé, le système se retrouve alors a protéger sa dette en détruisant toutes ses propres capacités d′adaptation. A termes inchangés, c′est un mécanisme d′auto destruction inéluctable.

Une dette bancaire contractée par un particulier peut disparaître par son décès, la succession peut être insolvable et la dette s’éteint, en cas de faillite personnelle un tribunal prononce l’effacement des dettes, si une insolvabilité est constatée la banque passe la créance en perte, il existe aussi un principe de prescription car après un certain délai la dette n’est plus exigible.
Une dette privée est finie,elle a une durée déterminée avec des mécanismes d’extinction.
On voit donc bien qu′une dette privée est conçue pour disparaître en douceur, pour éviter une crise de l′ensemble du système économique.

Une dette publique n’a pas de fin prévue car elle est conçue pour ne jamais s’éteindre .
Parce que l’État ne peut pas mourir ni être liquidé, il doit refinancer en permanence ses dettes anciennes.
Ce principe peut devenir catastrophique, car si une dette ne peut pas mourir pour éviter la crise générale du système, alors elle ne peut disparaître que violemment, en provoquant l′écroulement de tout le système.

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nikola
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#77

Message par nikola » 25 sept. 2026, 07:11

Aggée a écrit : 25 sept. 2026, 06:44 En résumé la noblesse capte la richesse sans la produire,comment ? La noblesse la taxe , elle bénéficie de  droits de douane ( ça me dit quelque chose ), de droits de péage, de taxes sur les marchandises, de charges administratives très lourdes, de rentes foncières sur les terres où transitent les marchandises,etc...La noblesse ne pige rien au système, mais elle ramasse un max. sans rien foutre.
Aujourd’hui, ça s’appelle un actionnaire.
Privilèges, privilèges, privilèges irréfutables, et puis un jour une lame de guillotine signe leurs fins.
En France, oui, pas dans d’autres pays.
Retenons ceci, trop de privilèges peut détruire le système, et tuer les privilégiés, c′est le parallèle qui est intéressant a faire entre une société capitaliste et post capitaliste.
Ou d’autres prennent les privilèges des mains de ceux qui en profitaient.
Une dette publique irréfutable est une obligation de financer prioritairement le passé bien avant le présent et surtout le futur,en somme, par la dette publique le passé phagocyte le futur, les dettes du passé devraient être totalement obsolètes, mais elles restent strictement prééminentes et radicalement prioritaires a payer .
En fait, non.
Dans les pratiques antiques, une dette payée deux fois était considérée comme apurée, une dette de cinquante ans était considérée comme apurée.
Dans les pratiques capitalistes modernes, ce n’est pas du tout le cas où une dette peut courir sur cent-cinquante ans.
Résultat ,les infrastructures vieillissent, les systèmes de santé saturent, les réseaux énergétiques deviennent fragiles, l′enseignement se retrouve sous financé , les villes ne résistent plus aux canicules, les agriculteurs sont ruinés, les sociétés perdent leur résilience.
Il faut savoir qu’en France, les fonctionnaire paient de leur poche depuis 1983 puisque leur salaire « horaire » (le point d’indice) augmente systématiquement moins que l’inflation (quand il augmente…) depuis cette date.
Résultat : les grilles salariales des ouvriers sont collées au SMIC, les grilles des professions intermédiaires y sont collées pendant la moitié de leur carrière et les enseignants titulaires du CAPES (des cadres) commencent au SMIC. Quant aux agrégés, ils commençaient leur carrière à 1,95 SMIC, aujourd’hui ils commencent à 1,2 SMIC et il leur faut 20 ans pour arriver à 2 SMIC.
Une dette publique incontrôlable dévore scandaleusement les budgets de l’avenir pour payer un passé révolu .
Non, ça sert d’abord à mettre la pression sur les gens pour qu’ils ne réclament pas, tout en subventionnant à mort les financiers.
C′est un peu le principe de continuer à payer une dette qui aurait été contracté du temps de nos ancêtres les gaulois, laissons aux mathématiciens le soin de calculer les taux d′intérêt qui seraient générés pour un dollar emprunté à l′époque , mais l′effet artificiellement démultiplicatif des formules mathématiques devrait être vertigineux.
Et ça n’a aucun intérêt. Pouf pouf.
Une dette bancaire contractée par un particulier peut disparaître par son décès, la succession peut être insolvable et la dette s’éteint, en cas de faillite personnelle un tribunal prononce l’effacement des dettes, si une insolvabilité est constatée la banque passe la créance en perte, il existe aussi un principe de prescription car après un certain délai la dette n’est plus exigible.
Vu les profits des banques, ça ne doit pas leur arriver souvent.
Une dette privée est finie,elle a une durée déterminée avec des mécanismes d’extinction.
On voit donc bien qu′une dette privée est conçue pour disparaître en douceur, pour éviter une crise de l′ensemble du système économique.
Sauf quand ces dettes privées sont nombreuses, comme ce fut le cas des subprimes.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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Lambert85
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#78

Message par Lambert85 » 25 sept. 2026, 09:08

Tu me pretterais 1000 balles ? Je te rembourserais peut-être... :lol:
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nikola
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#79

Message par nikola » 25 sept. 2026, 09:15

Sauf que je ne suis pas plein aux as, toi non plus.
Saisis-tu la différence ?
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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Aggée
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#80

Message par Aggée » 25 sept. 2026, 14:37

nikola a écrit : 25 sept. 2026, 07:11
Aggée a écrit : 25 sept. 2026, 06:44 Une dette privée est finie,elle a une durée déterminée avec des mécanismes d’extinction.
On voit donc bien qu′une dette privée est conçue pour disparaître en douceur, pour éviter une crise de l′ensemble du système économique.
Sauf quand ces dettes privées sont nombreuses, comme ce fut le cas des subprimes.
La crise des subprimes a été exceptionnelle ,c′est en fait l′exception qui confirme la règle, mais elle a été liquidée en quelques mois , ce qui n′est pas le cas des dettes publiques, qui aujourd’hui encore subissent les conséquences de cette crise de 2008, 18 ans après !
Entre 1993 et 2007, la Belgique avait réduit sa dette publique de 135 % du PIB à 84 % du PIB, pour arriver a un tel résultat, les belges ont du endurer 15 années d′austérités très pénibles pour les populations ,la Belgique avait été l’un des pays européens les plus disciplinés budgétairement. la Belgique avait donc fait un effort budgétaire colossal, voila qu′en 2008 la crise des subprimes nous tombe dessus comme la foudre !
Les principales banques belges comme Fortis, Dexia et KBC étaient truffées de “produits toxiques ″ internationaux , ces produits étaient construits sur des prêts insolvables, mal notés, opaques et surévalués.
Quand le marché immobilier américain s’est effondré, la valeur de ces toxiques est tombé a zéro.
Incroyable mais vrai, nos banques principales étaient en faillite comptable . Nos trois principales banques belges étaient devenues simultanément insolvables !
Si les bilans de nos 3 banques principales étaient laissés à leur valeur réelle, tout le système économique s’effondrait.
Parce que les pertes des banques étaient immédiates, gigantesques, et qu′aucun acteur privé ne pouvait les absorber, l′État belge a du emprunter massivement de l′argent pour sauver ses banques, vous imaginez le scandale, l′État belge a du racheter ou garantir les actifs les plus pourris des banques, pour le dire autrement l′État a du racheté des actifs à leur valeur d′avant la crise, alors qu′ils ne valaient plus rien.
Ces rachats ont été financés par de la dette publique, ce qui a fait bondir la dette belge de 84 % à 100 % du PIB. Le sauvetage financier a indubitablement été payé par les finances publiques.Ce sauvetage a détruit, en seulement quelques mois , les 15 ans d’efforts budgétaires qui avaient été imposés aux belges.
La dette publique belge n′est plus jamais redescendue après 2008 , aujourd’hui elle est a 110 % du PIB.
Cherchez l′arnaque, pourquoi le système bancaire, qui a provoqué une crise stratosphérique n′a pas assumé et payé ses erreurs, pourquoi le système bancaire, qui a été sauvé par les États , n′a pas remis les dettes publiques en leur état d′avant la crise de 2008 ?
Pour ceux qui en doute encore, voici un focus qui révèle l′existence de privilèges irréfutables, en Europe il n′existe aucune règle qui permet d’exiger un remboursement des banques , quand elles ont été intégralement responsables d′une crise majeure, et qu′elles ont été sauvées par les États.
Personne n′avait pensé a cette situation :menteur: :menteur: :menteur:

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nikola
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Re: Pour un monde post-capitaliste

#81

Message par nikola » 25 sept. 2026, 14:58

Aggée a écrit : 25 sept. 2026, 14:37 La crise des subprimes a été exceptionnelle ,c′est en fait l′exception qui confirme la règle, mais elle a été liquidée en quelques mois , ce qui n′est pas le cas des dettes publiques, qui aujourd’hui encore subissent les conséquences de cette crise de 2008, 18 ans après !
[…]
La dette publique belge n′est plus jamais redescendue après 2008 , aujourd’hui elle est a 110 % du PIB.
Cherchez l′arnaque, pourquoi le système bancaire, qui a provoqué une crise stratosphérique n′a pas assumé et payé ses erreurs, pourquoi le système bancaire, qui a été sauvé par les États , n′a pas remis les dettes publiques en leur état d′avant la crise de 2008 ?
Pour ceux qui en doute encore, voici un focus qui révèle l′existence de privilèges irréfutables, en Europe il n′existe aucune règle qui permet d’exiger un remboursement des banques , quand elles ont été intégralement responsables d′une crise majeure, et qu′elles ont été sauvées par les États.
Ce n’est pas l’exception qui confirme la règle, c’est au contraire la règle : quand le privé déconne au point de tout faire sauter, l’État vient à la rescousse et qui paie in fine ? Les gens qui n’y sont pour rien.
Donc on peut couiner autant qu’on veut sur la dette publique, elle est en grande partie due aux profits privés (qui filent dans les paradis fiscaux).
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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Re: Pour un monde post-capitaliste

#82

Message par Kunta » 25 sept. 2026, 16:19

.
jean7 a écrit : 22 sept. 2026, 02:09
Kunta a écrit : 21 sept. 2026, 17:33 Ils profitent (pas au sens péjoratif) de ce système tout en le critiquant plutôt que d'essayer d en sortir et de réaliser concrètement des actions.
Tu ne sait rien ce ce que fait ce "ils". Ses actions.
"ils" sont un nombre énorme et hétérogène d'individus ayant des vies et problèmes totalement différentes.
Cette citation n'est pas de moi.

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Re: Pour un nutriscore de l'information

#83

Message par Aggée » 25 sept. 2026, 18:54

jean7 a écrit : 22 sept. 2026, 01:57 De même qu'il est la moindre des chose de ne pas pouvoir acheter sans connaître la qualité nutritive et donc sanitaire de ce que l'on consomme, c'est la moindre des choses que soit clairement affiché la qualité informative des contenus media par media (puis progressivement produit par produit).
Pour être un bon consommateur, faut peut être se bouger un peu.
Des organismes existent chez vous, comme UFC‑Que Choisir , je pense qu′avec son interface on peut déjà scanner des produits en magasin et obtenir des informations.
A l′heure des réseaux sociaux manipulés de toute part, il est nécessaire de créer des sources officielles d′informations neutres et fiables , qui répondent a des critères strictes de vérifications.
D′une manière globales ces problématiques ont déjà été abordées par les pères/mères de l′écologie politique.


La démocratie doit se doter d’institutions d’expertise indépendantes, contrôlées démocratiquement, chargées de produire des faits vérifiés et transparents. Elles n’imposent aucune politique : elles éclairent le débat public. La science fixe les contraintes ; la démocratie fixe les choix. C’est ainsi que l’on protège la liberté d’expression sans laisser le mensonge détruire la démocratie.

L’écologie politique naît d’un constat : la réalité matérielle impose des limites ,mais l’écologie politique refuse que les experts décident à la place du peuple.
L′écologie politique a toujours cherché à protéger la démocratie contre la manipulation, empêcher les mensonges de détruire le débat public, garantir que les citoyens disposent de faits vérifiés, éviter la censure, éviter l’autoritarisme ,éviter la dictature technocratique.
L’écologie politique repose sur une articulation simple : les experts établissent les faits, les citoyens choisissent les solutions. Une démocratie éclairée réclame des données exactes, factuelles, issues d′une expertise scientifique ultra poussée, c′ est la seule manière de combattre les manipulations. Vous comprendrez immédiatement pourquoi ces principes sont incompatibles, sont en contradiction radicale, avec ceux imposés par Trump et son réseau social privé " Truth Social ".

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