Wooden Ali a écrit : 28 déc. 2025, 09:11
....
D'un autre côté, il est difficile de laisser le dernier mot à un cinglé mythomane qui trouve ses arguments dans les poubelles du Web en nous prenant pour de parfaits imbéciles : on a l'impression de trahir.
Et c'est aussi une question qui renvoie à l'égo. En montant au créneau, on se met en avant * parce qu'on se dit que ce n'est pas possible qu'un individu puisse se complaire dans des délires aussi toxiques alimentés par un background de folie quasi-pathologique, où la haine ** est tapie en arrière-plan dans ce dossier. Ce n'est pas une production de l'esprit de parler, à ce niveau, de cyber-harcèlement qui a une défînition stricte sur le plan juridique avec des outils afférents pour traiter cette question.
Il ne s'agit pas tant d'avoir raison, ce qui serait un beau biais, improductif qui plus est, une idiotie de plus, que d'essayer, avec une argumentation rationnelle, factuelle de contrer ce déferlement insensé. Du moins c'est ce que l'on pense en agissant ainsi, mais il apparaît avec l'expérience que ça peut être aussi une belle illusion. L'illusion de la raison... la toute-puissance de la raison dont on ne se méfie jamais assez... comme de son égo... L’échec ne flatte pas son amour-propre, mais il est nécessaire comme source d'enseignements. Quant à l'accepter, intégralement pour ce qu'il représente, c'est une toute autre histoire...
* moi je...
** la négation de l'autre, qu'on ne connaît pas, qu'on n'a jamais rencontré, qui ne nous a strictement rien fait, ce qui donne une image bien pessimiste des destinées humaines. Ce qui n'est pas une illusion, c'est le constat de malaise.
Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c’est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m’éparpille
Et mon ombre se déshabille....
....Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m’endormais comme le bruit.
C’était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d’épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j’y tenais mal mon rôle
C’était de n’y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent....
Est-ce ainsi que les hommes vivent... (extrait)
Louis ARAGON