Si on met de coté ce qui n'est pas réellement singulier, on supprime pas mal de bruit. Reste à trouver une spiritualité probante, et là je n'ai pas d'exemple défini à donner.nounours a écrit : 05 août 2026, 13:31 Justement je pose la question sur la nature de l'esprit et du spirituel. Et éventuellement, tenter de définir tant bien que mal un état spirituel.
[...]celui de notre propre existence. C'est à dire, en termes vernaculaires: "Qu'est-ce je peux bien foutre ici? Pourquoi moi?"
[...]
2 - Celle de décider quelle action à mener ici et maintenant, quelles que soient les indémontrables finalités que les uns et les autres aient décrété.
Comme Schopenhauer le disait: "L'homme est un animal métaphysique".
Je me dis quand même: "C'est bien fait, c'est fou ce qui arrive". C'est déjà assez vertigineux pour moi. Ce pourrait être une spiritualité adéquate... Juste constater qu'il y a de sacrées limites au connu, et trouver que cela fait un drôle de bruit quand on fait résonner cet inconnu. C'est une posture spirituelle valide pour moi.
Parce que quand j'entends le brouhaha de la foule, je me dis: "mais qu'est qu'ils racontent ? C'est quoi ce délire ?"
Après j'en sais rien, peut être qu'ils sont plus proches du réel que moi. Mais je trouve que le bruit est largement réductible, Et qu'il y a assez de pistes solides pour éviter de se compromettre dans des fantasmes qui viennent de légendes urbaines transmises entre générations.
On est en 2026 bordel. On a pas mal fait de consensus en un siècle. Et qui repose sur du solide.
Si quelqu'un me parle de religion par exemple, c'est qu'on a pas la même définition de "solide". Le type il va être persuadé de détenir le graal, alors qu'objectivement il arrive pas à grand chose de concret avec sa religion. La science et le discernement envoient des hommes sur la lune et soignent le cancer.
Mais si la foi c'est le graal, alors oui il va tripper sur ça et sur toutes ces choses qu'il va s'inventer pour se tenir en haleine. Il ira pas sur la lune avec et le cancer va pas spécialement être dérangé par les prières. Ni par l'homéopathie d'ailleurs.
C'est peut être la différence entre croyance et spiritualité éclairée par la connaissance.