Gwanelle a écrit : 12 janv. 2026, 12:04
Ecologique ou non, la politique est, de fait, nationale, car quand on accède au pouvoir, on n'acquiert de pouvoir que dans notre pays de toute manière.
De plus, certains enjeux énergétiques sont surtout nationaux, par exemple la sortie du l'Age de pétrole doit vraiment être une priorité nationale, il faut nécessairement en sortir
le plus vite possible en France (et en Europe bien sur) à cause de l'explosion imminente du prix du pétrole qui va être multiplié par ,au moins 2 si on est optimiste, mais ça peut être aussi par 20 si on est plus pessimiste entre 2030 et 2050 du fait que les pays exportateurs vont se les garder pour leurs économies à eux. Cette explosion va toucher l'Europe bien avant les autres continents.
Et c'est d'autant plus urgent que tant les USA de Trump que la Russie de Putin, et dans une moindre mesure la Chine de Xi, font tout pour que l'Europe n'y arrive pas dans ces délais, comme le montrent les actions et les paroles récentes au sujet des sphères d'influence que ces pays revendiquent ouvertement.
Pour les problème liés à la dérive climatique (dont le problème ci dessus ne fait pas partie) je suis d'accord que c'est plutôt une priorité mondiale, mais même dans ce cas là, ça reste une idée, ou un espoir, intéressante d'essayer d'être un pays précurseur, qui montre l'exemple.
car dès lors qu'il existe un exemple qui montre au monde ce que devient une nation gouvernée par des écologistes alors il sera enfin possible de dépasser le niveau pathétique du débat actuel, qui est trop souvent idéologique (et irrationnel, appels à l'émotion, aux peurs , etc ...) du seul fait qu'on peut encore raconter aujourd'hui tout et n'importe quoi sur ce que serait une gouvernance écologique (étant donné qu'il n'existe aucun exemple actuellement).
Si, des exemples existent, depuis la gestion territoriale et forestière du Japon entre le 17ème et le 19ème siècle sous les Tokugawa (parfaitement dictatoriale mais efficace), jusqu'aux politiques actuelles de la Chine* pour tenter de sauvegarder ce qui reste de ses terres agricoles, et surtout de faire pièce au retour des politiques isolationnistes des USA en matière d'énergie.
Non que je cautionne la façon dont c'est fait, mais certains résultats sont intéressants autant qu'instructifs.
Il y a aussi une réalisation des conséquences géopolitiques qui obligent de plus en plus de gouvernements de prendre acte des enjeux (eau, migrations, menaces sur les infrastructures, coûts liés aux dérèglements, …).
Les caprices actuels de Trump, qui s'oppose au renouvelable et surtout l'éolien par petite vengeance personnelle**, sont actuellement utilisés comme prétextes par ses admirateurs mais ça n'aura qu'un temps (bien trop long, je l'accorde) car contrairement à ce qu'on aime à croire, les USA ne sont pas peuplés uniquement de crétins cupides et scientifiquement ignares.
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qui fait clairement un peu tout et n'importe quoi, depuis des projets pharaoniques mais mal planifiés (exécution, conséquences et risques à moyen et long terme, …) comme le barrage des 3 Gorges ou celui sur le Bramapoutre, en passant par l'électrification à grande échelle et à vitesse grand V qui masque en partie l'augmentation de l'usage des ressources fossiles et l'exploitation de territoires sur les autres continents … j'en passe et des meilleures
** on lui a refusé la destruction des 3-4 éoliennes qui lui gâchaient la vue depuis son golf écossais, le pauvre chéri !
"As democracy is perfected, the office of President represents, more and more closely, the inner soul of the people. On some great and glorious day, the plain folks of the land will reach their heart's desire at last and the White House will be adorned by a downright moron." - H. L. Mencken