mathias a écrit : 04 mars 2026, 21:04
En fait , vous organisez votre discours entre la science et une définition merdique de l’existence dans la métaphysique pour justifier le bien-fondé de la science. La science ne mérite pas cela.
Je crois que la discussion t'intéresse (malgré le peu d'attention portée à tes interventions).
Si, ta réponse à ma réponse à ta question est qu'est "merdique" la définition (de l'existence au sens métaphysique) que je venais de dire. alors ce n'est pas très adroit de ta part de me répondre comme ça.
Ni d'être globalement méprisant sur la discussion .
Akine a écrit : 05 mars 2026, 11:23
Elle est utile pour rejeter le solipsisme
On peut le rejeter par choix, ou par manque d'envie d'y réfléchir, ou d'un trop facile revers de main juste dans l'intention de ne pas faire partie des fous.
Je trouve que quand on ose l'explorer pour en revenir alors quand on en revient on a le sentiment qu'avant "ce voyage" (*) on ne comprenait pas grand chose.
(*) et personne ne peut nous aider à le faire, il ne peut être fait que seul (évidemment

)
mathias a écrit : 04 mars 2026, 21:04
La science a ses limites et la métaphysique aussi.
la discussion porte bien, indirectement, sur les limites de la sciences.
Par exemple on pourrait discuter de savoir si la définition de Vaidman déborde des limites de la sciences ou pas.
mathias, quand j'emplois le terme métaphysique, ce n'est pas un jugement, je ne prétend pas que la métaphysique serait "merdique" . j'emplois le terme "métaphysique" quand (selon moi) on franchit les limites de la science (ou plus généralement du "que peut on connaitre ?" ) c'est tout.
La métaphysique est la tendance courante, c'est celle de tout le monde, les définitions des dictionnaires rapportant les sens courant des mots sont à 99% métaphysiques ,et ces mots je les utilise aussi couramment avec tout le monde aussi dans le sens courant, celui des dictionnaires , y compris le mot "exister" sans pour autant me sentir "merdique" de les utiliser .
ABC a écrit : 04 mars 2026, 21:29
Vaidman:
If, without in any way disturbing the system, we can predict with certainty (i.e. with probability equal to unity) the value of a physical quantity, then there exists an element of physical reality corresponding to this physical quantity.
il
décide quand une quantité mesurables aura (ou n'aura pas) une correspondance avec une réalité (il
décide qu'elle aura une correspondance si et seulement elle est déterminable avec probabilité 1 et donc qu'elle n'aura pas de réalité si elle n'est pas déterminable avec une probabilité de 1).
Elle exprime une convention, que (lui) il fait, et on ne peut pas le réfuter (ce n'est pas une hypothèse, c'est une définition d'un choix que, lui, estime pertinent de faire).
On pourrait très bien faire le choix inverse (on pourrait décider, pourquoi pas si on a envie de croire en une réalité complétement non déterminable, que ce sont au contraire les quantité non déterminable avec certitude qui correspondent à des éléments de réalités) ... pourrait on être contredit ?
ABC a écrit : 04 mars 2026, 21:29
Akine a écrit : 04 mars 2026, 16:02j'emploie en fait "objectif" dans un sens un peu différent, par opposition à "subjectif", i.e. "dépendant d'une impression personnelle".
Ce n'était pas cette notion là que j'évoquais....
Je trouve que quand on emploie "subjectif" comme "dépendant d'une impression personnelle" on parle de
l'opposition subjectivité/intersubjectivité puisque:
pour réfuter une personne qui dépend d'une impression personnelle on cherche à montrer que les impressions des autres sont différentes de ses impressions, c'est donc par appel à l'intersubjectivité qu'on contredit cette subjectivité là.
ABC a écrit : 04 mars 2026, 21:29
En cherchant la réponse à cette question j'ai constaté que le caractère d'illusion attribué par plusieurs physiciens à l'écoulement irréversible du temps (et à toutes les asymétries temporelles) découlait de la croyance en l'hypothèse selon laquelle notre univers possèderait des lois et propriétés objectives, au sens indépendantes de la grille de lecture des observateurs macroscopiques (les êtres vivants). Dans cette interprétation physique, les phénomènes non objectifs (pour la flèche du temps ça se voit plus facilement) sont alors qualifiés d'illusions.
Quand on qualifie d'illusion ce qui est non objectif, on parle de
l'opposition illusion/réalité cumulée à
l'opposition subjectif/objectif parce que ces deux oppositions (qui ne sont pas équivalentes) paraissent méthodologiquement équivalentes à ceux qui font
l'hypothèse d'une réalité objective .
L'hypothèse de réalité objective persuade le tenant de cette hypothèse que "la connaitre" consiste à chercher ce qui est objectif et par conséquent à rejeter la réalité de ce qui ne l'est pas. le qualificatif "illusion" (lorsqu'il est employé par eux) est un rejet protégeant l'hypothèse de départ (un choix analogue à Vaidman qui rejette la réalité des qté non déterminable avec probabilité 1 . C'est un choix pour protéger le déterminisme)
Mais:
ABC a écrit : 04 mars 2026, 21:29
l'hypothèse selon laquelle notre univers serait régi par des propriétés et des lois physiques objectives... Cette hypothèse d'objectivité des lois de l'univers (érronée selon moi) ...
Mais je trouve curieux que nous fassions des hypothèses sur les lois que nous inventons et qui n'existent que dans nos théories, Il ne devrait pas y avoir d'hypothèses sur elles, nous savons ce que nous mettons dans nos théories: elles sont ce que nous décidons qu'elles sont, point (y compris, pourquoi pas, d'être objectives si c'est ce que nous décidons).
Certes la réalité ne peut pas être objectives mais cet argument ne peut pas être valable (malgré que l'argument soit vrai) puisque
il s'agit des lois que nous inventons et non pas de la réalité.
Autrement dit: le fait que les lois soient objectives n'est pas une hypothèse, c'est un constat sur ce que nous estimons pertinent et pratique, d'utiliser dans nos théories pour faire des prédiction.
Il n'y a pas besoin qu'il y ait des invariants, des régularité et des objets dans la réalité pour qu'il soit utile, très utile, et même nécessaire, d'en utiliser dans nos théories.
Bien entendu, c'est mieux quand il y a le plus de correspondance possible, mais ce n'est pas nécessaire.