Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

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Jean-Francois
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9151

Message par Jean-Francois » 16 avr. 2026, 23:38

ABC a écrit : 16 avr. 2026, 19:02
Jean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23Il serait assez naïf de penser qu'un pays peut échapper à l'appauvrissement général s'il favorise seulement l'enrichissement d'une minorité.
ou pire encore, s'il ignore provoquer l'appauvrissement général en mettant en place une pression fiscale d'autant plus sévère que l'enrichissement obtenu en lançant puis développant une activité économique génère de bénéfices
J'ai beau relire cette phrase plusieurs fois, je ne comprends pas le message:
- déjà une pression fiscale ne devrait pas provoquer d'appauvrissement général puisque les impôts sont un bien général quand l'état est géré démocratiquement. Que l'argent soit dans les poches des particuliers ou de l'état, il reste aux particuliers.
- ensuite, je ne vois pas ce qu'il y a d'anormal à taxer plus s'il y a plus de bénéfices. L'alternative serait quoi laisser les compagnies foutre mettre leur fric à l'abri de l'impôt (comme ça se fait déjà pas mal aux USA)? Et cela en les priant gentiment de se servir de cet argent pour l'enrichissement commun plutôt que l'enrichissement privé des actionnaires.
du moins la valeur, pas forcément correcte, estimée par le marché
Bref, la valeur qui a bien moins à voir avec l'économie réelle et bien plus avec les fantasmes de spéculateurs qui bandent à l'idée d'avoir une fortune de la taille de celle des Musk, Bezos et consort, composée à 70-90% de wishful thinking et à 10-30% de biens réels.
Voir plus bas à ce sujet ta remarque (justifiée) concernant la valeur mesurée en dollars versus la valeur humaine et pourquoi une valeur mesurée en dollars n'est pas toujours une bonne mesure de valeur réelle en termes de réponse à des besoins humains...
Dans le cadre de la spéculation et de l'enflure capitaliste, ce "pas toujours" tient de la litote pour "jamais".
A quel besoin réel répond l'acquisition d'un appartement de 500 m² situé à un emplacement dont le prix du m² s'élève à plus de 15 000 Euros ?
Mauvaise tournure de phrase: le problème n'est pas le besoin de se loger - facilement compréhensible - mais le prix délirant demandé, qui tient à des tas de facteurs, la plupart totalement injustifiés (surtout le "on va demander un tel prix parce qu'il y a quelqu'un qui va le payer... grâce au fric qu'il fait en exploitant d'autres personnes").
Sans ce prestige, dont nous sommes collectivement responsables, le bien ne serait pas jugé valoir ce prix là
Vous essayez toujours de rendre public ce qui tient des travers d'une certaine entreprise privée. Mais 99% de ceux et celles qui habitent à Paris ne sont en rien responsables des prix délirants demandés ni de l'inflation (qui est considérée comme "naturelle" car nécessaire pour la croissance éternelle des "bénéfices"). C'est caricatural de prétendre que tout le monde est responsable de cet état de fait: comme vous le dites la responsabilités est "à des degrés divers" et caricaturer la responsabilités de ceux qui n'en n'ont aucune est faire une caricature. C'est un peu soulevé par l'exemple que vous donnez plus loin:
En forçant un peu le trait, quand une voiture conduite par un conducteur souvent en état d'ébriété (et n'ayant pas très envie de surmonter son addiction) termine plusieurs fois sa course dans le fossé, ce n'est probablement pas la faute de la voiture
Ni celle des piétons, ni celle de la partie de la société qui n'a rien à voir avec l'incident... pourtant, chez vous, ça devient une responsabilité collective.
Dans une mesure appréciable la solution (selon moi) c'est d'identifier notre part de responsabilité dans les problèmes que nous déplorons et d'en déduire les évolutions dans nos attentes, valeurs et choix de priorité nécessaires pour les adpater aux besoins actuels de notre société mondiale
Tant qu'il y aura des profiteurs, des parasites qui détournent le système et feront en sorte que le système délétère soit valorisé, vous pouvez oublier l'idée d'arriver à une forme de décroissance des besoins. Et pour éviter le mur, il serait impératif qu'il y en ait une.
On ne peut pas espérer remettre en question, de façon à la fois pertinente et pérenne, un système qui déconne sans le voir au contraire retourner en quelques années dans les même travers si l'on n'agit pas d'abord sur la cause profonde de son dysfonctionnement, et ce, avec une adhésion suffisante pour pouvoir le faire
Sauf que, à force de prétendre que tout le monde est responsable de manière exactement égale, vous refusez de voir une des causes du dérèglement comme telle. Surtout qu'il y a un fort débalancement dans l'adhésion à une volonté de changement: à l'échelle de la planète, celle-ci* est partagée par une majorité mais les blocage viennent d'une minorité, mais influente car riche.
Jean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23La pertinence ne devrait pas être le dollar mais la personne, ça serait déjà une manière de tous nous responsabiliser pour améliorer le sort de tous (oui, globalement, c'est une partie de la difficulté).
Cad, plus précisément, que le nombre de dollars que se paye tel ou tel bien ou service soit une mesure correcte de ce que cela apporte à notre société en termes de réponse à nos besoins humains réels
Garder l'emphase sur les dollars, c'est ne rien changer au système. Donc, non, je ne suis pas vraiment d'accord et ça n'est pas en répétant "besoins réels" comme un mantra (et non comme un terme avec une signification non-conceptuelle) que vous me ferez croire que votre manière d'aborder les choses peut conduire à les améliorer.
Jean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23"ULTRA FAST FASHION : COMMENT ON NOUS A RENDUS ACCROS À LA NOUVEAUTÉ" (BLAST, Le souffle de l'info, série "Corporate")
Serait-il possible de nous pousser dans cette direction si nos valeurs actuelles ne nous donnaient pas envie d'y tomber ?
Malgré que vous recopiez un titre qui indique ce problème, vous ne semblez (toujours) pas avoir compris que les valeurs actuelles sont sous influence. Elles ont été lentement influencées par le système qui profite, in fine, principalement à une minorité.
Est-ce le rôle de l'état et de nous protéger de nos erreurs ?
Quand l'état est réellement représentatif du peuple qui le compose, faire en sorte qu'il nous protège est nous protéger nous-même. Le problème est que l'état est souvent sous influence et qu'il ne nous protège que médiocrement. Ce qui serait important, c'est de faire en sorte qu'il devienne meilleur gérant du bien commun.

Jean-François

* " Jour de la Terre 2026 - Tous les indicateurs sociaux et environnementaux dans le rouge" (France Duquette, Shirley Barnea; La Presse)

P.S. du modérateur: si je trouve le temps et le courage, je déplacerais les dernière pages de cette enfilade ailleurs que dans le fil sur Trump. Le sujet a pas mal dérivé.
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9152

Message par shisha » 17 avr. 2026, 06:50

Jean-Francois a écrit : 16 avr. 2026, 23:38
Quand l'état est réellement représentatif du peuple qui le compose, faire en sorte qu'il nous protège est nous protéger nous-même. Le problème est que l'état est souvent sous influence et qu'il ne nous protège que médiocrement. Ce qui serait important, c'est de faire en sorte qu'il devienne meilleur gérant du bien commun.
Les gens qui composent le peuple n'aspirent pas tous exactement à la même chose. Par exemple, concernant la protection que vous mentionnez, il y aura forcément des désaccords en fonction du degrés de protection et de son coût (pas forcément financier (au détriment de tel ou tel autre budget), mais aussi si cela se fait au détriment de telle ou telle autre valeur).

L'état n'est pas que influencé par les lobbies privés capitalistes, il est aussi grandement influencé par l'appareil étatique et l'idéologie socialiste véhiculée qui sous couvert d'une intention noble de défendre les intérêts du peuple/intérêt commun, protège avant tout ses propres intérêts (postes de fonctionnaires compris et diverses dépenses publiques qui ne favorisent pas l'intérêt commun sur le long terme mais plutôt l'intérêt de divers individus à court terme) même si cela se fait au détriment du vrai bien commun ( :roll: ) (j'emploie le terme "vrai" de manière exagérée/ironique volontairement pour faire échos à ceux qui parle de bien commun mais qui peut être différent de celui de ma conception).

Voir par exemple la difficulté qu'ont les partie politiques, même soit disant de droite à baisser réellement les dépenses publiques dans un contexte de dette publique très importante, de compétition importante et d'imposition déjà très élevée.

Ce "bien commun" on n'y mettra pas tous la même chose, et si on peut se mettre d'accord sur certains aspects/objectifs, cela ne veut pas dire que l'on sera d'accord sur la manière d'y arriver.

En ce qui me concerne, par exemple, augmenter toujours plus la pauvreté d'un pays via l'augmentation des impôts alors que déjà élevé, favoriser les réductions des investissements et donc la richesse globale, réduire/entraver la liberté d'entreprendre, ce n'est pas favoriser le bien commun. Tout est dans le dosage car si zéro impôt + zéro contre pouvoir etatique ne va pas favoriser le bien commun, tendre toujours plus vers l'inverse non plus.


Concernant les milliardaires qui sont souvent décriés comme les bouc émissaires/coupables par l'idéologie socialiste pour presque l'ensemble des problèmes que rencontre la société et le tout sans en reconnaître la moindre influence positive (sacré biais... qui peut s exprimer ainsi : Lorsque des richesses sont créées et profitent à toute la société, les milliardaires n'ont aucun rapport avec cela mais quand ces mêmes richesses ont des externalités négatives, c'est la faute des milliardaires)...

...Je voudrais souligner que lorsqu'on observe la carte du monde avec la répartition des milliardaires, on constate d'une manière générale, une certaine corrélation/tendance entre le nombre de milliardaires et une certaine classe moyenne/richesse du pays (qui profite donc au peuple de ce dernier) et inversement une absence importante de milliardaires est souvent corrélée avec la pauvreté du pays (peuple compris). Et cela est d'autant plus visible si l'on fait ce constat en y incluant la démographie du pays (nombre de milliardaires au prorata des habitants du pays).

La création de richesse n'est pas synonyme de vol (même si des richesses, il est vrai ont pu et peuvent être volés).

+ D'inégalité de richesse au sein d'un pays ayant des milliardaires ne veut donc pas dire que ce sont les milliardaires qui prennent les richesses aux pauvres, c'est un biais, cela peut vouloir dire que moins/pas tant de richesses ont été créés globalement.

Et cela, pour diverses raisons, pas forcément à cause des milliardaires comme souvent répétés tel un mantra, mais aussi à cause des intérêts "égoistes socialistes" (souvent défendu par l'appareil étatique selon les pays mais aussi divers individus/divers groupes), contraction de l'économie lié à une éventuelle baisse de l'utilisation des machines/énergies, à cause des conséquences du réchauffement climatique, guerres etc).

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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9153

Message par Jean-Francois » 17 avr. 2026, 13:36

shisha a écrit : 17 avr. 2026, 06:50Voir par exemple la difficulté qu'ont les partie politiques, même soit disant de droite à baisser réellement les dépenses publiques dans un contexte de dette publique très importante, de compétition importante et d'imposition déjà très élevée
Vous semblez coincé dans la mentalité capitaliste au point d'être incapable d'en sortir. Vous voyez les dépenses publiques uniquement comme une charge alors qu'elles sont plus que nécessaires* et, dans l'optique où il faudrait réduire toutes les dépenses (dont le consumérisme personnel), elles se réduiraient si on baissait le niveau de vie général. Et une manière encore plus nette de faire des gains généraux est de limiter ce gaspillage qu'est le développement des inégalités délirantes de richesse.

* Un peu partout en occident, une partie des problèmes sociaux que l'état devrait prendre en charge sont délégués à des organismes communautaires, au bénévolat, etc. De larges pans de la population dépendent de cette richesse: des gens qui aident leur prochains pendant que d'autres détruisent le tissu social pour leur profit personnel. Évidemment, toute cette activité est pas mal moins glamour que le reflet déformé de la vie des riches et célèbres, montée en épingle par la propagande capitaliste, pour donner envie de vivre au-dessus des moyens de la Terre.
L'état n'est pas que influencé par les lobbies privés capitalistes, il est aussi grandement influencé par l'appareil étatique et l'idéologie socialiste véhiculée qui sous couvert d'une intention noble de défendre les intérêts du peuple/intérêt commun, protège avant tout ses propres intérêts [...] même si cela se fait au détriment du vrai bien commun
Pensez-vous que les fonctionnaires et autres personnes payées par le gouvernement ne sont pas à être considérer dans le "vrai (sic) bien commun"? Vous les accusez de défendre seulement leur propres intérêts mais ça n'est qu'une généralisation. Rien ne dit que dans un contexte qui ne serait pas celui d'une lutte de classe, cette généralisation tiendrait.
En ce qui me concerne, par exemple, augmenter toujours plus la pauvreté d'un pays via l'augmentation des impôts alors que déjà élevé, favoriser les réductions des investissements et donc la richesse globale, réduire/entraver la liberté d'entreprendre, ce n'est pas favoriser le bien commun
On n'augmente pas la pauvreté générale en augmentant les impôts car les impôts sont un bien commun. On le fait en utilisant mal à propos la somme des impôts, par exemple favorisant les investissements de compagnies ou de particuliers qui profitent de ces investissements pour augmenter leur patrimoine perso (bref, qui s'approprient et détournent le bien commun). Ce qui réduite la liberté d'entreprendre, c'est bien plus les oligopoles des grandes compagnies, qui s'approprient la part congrue des profits et des marchés à grand coup de lobbyisme pour réduire toute forme de concurrence.
Concernant les milliardaires qui sont souvent décriés comme les bouc émissaires/coupables par l'idéologie socialiste pour presque l'ensemble des problèmes que rencontre la société et le tout sans en reconnaître la moindre influence positive
La mythologie du sauveur de l'humanité qui doit sa richesse à sa seule capacité à entreprendre et qui tire la société vers des lendemains meilleurs, je la laisse aux crédules. Il y a une forte part de chance dans la réussite et, le plus souvent, les gens deviennent (très) riches en déléguant les problèmes sociaux - pollution, problèmes de santé, etc. - créés par leur(s) entreprise(s) à d'autres pans de la société.

Bien entendu qu'il y a quelques milliardaires qui ont une influence positive. Sauf que, le plus souvent, celle-ci n'est pas à la hauteur des gains qu'ils retirent de la société (exemple avec Bezos qui donne des miettes de sa fortune à la protection de l'environnement en maintenant d'un train de vie très polluant). De plus, leur influence est souvent biaisée pour favoriser leur vision des choses, donc un système délétère basé sur l'exploitation, le gaspillage, la pollution, etc. Les Musk, Thiel, Koch, etc. protègent leurs intérêts avant tout. C'est le problème de la charité: les œuvres caritatives des riches servent leurs intérêts avant tout (ce qui comprend leur image publique) alors que l'état sert (ou devrait servir) tout le monde.
Je voudrais souligner que lorsqu'on observe la carte du monde avec la répartition des milliardaires, on constate d'une manière générale, une certaine corrélation/tendance entre le nombre de milliardaires et une certaine classe moyenne/richesse du pays (qui profite donc au peuple de ce dernier) et inversement une absence importante de milliardaires est souvent corrélée avec la pauvreté du pays (peuple compris)
Amenez-la donc votre carte, qu'on la regarde de manière critique! Parce que c'est une manière d'autant plus biaisée de présenter les choses qu'elle ignore que la richesse des milliardaires provient souvent de la délocalisation de l'exploitation humaine (ex., une grande partie de la richesse de la France provient de l'exploitation coloniale, les multinationales exploitent les populations pauvres et mal défendues par leur état - salaires moindre à payer - mais les patrons et actionnaires ne vivent évidemment pas dans les bidonvilles qu'ils contribuent à créer).
La création de richesse n'est pas synonyme de vol (même si des richesses, il est vrai ont pu et peuvent être volés)
Personne ne dit que la création de richesse est obligatoirement du vol mais le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète pour s'entretenir est un vol monstrueux.

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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9154

Message par ABC » 17 avr. 2026, 15:25

Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète.
C'est un problème sérieux mais il n'a pas de rapport avec le saccage de la planète.
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36est un vol monstrueux
Parfois oui, parfois non. Ca dépend de ce qui est fait de l'argent et de la façon dont il a été obtenu...
...un argent qui peut d'ailleurs parfaitement servir (malheureusement) à saccager la planète (et, pour l'instant, nous ne prenons pas le chemin approprié pour résoudre ce problème), même s'il n'est pas volé. Je ne reviens pas sur les raisons qui sont la cause de ce saccage car j'ai déjà exprimé mon avis à ce sujet et entendu et compris le votre (différent) à ce sujet.

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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9155

Message par Jean-Francois » 17 avr. 2026, 15:39

ABC a écrit : 17 avr. 2026, 15:25
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète.
C'est un problème sérieux mais il n'a pas de rapport avec le saccage de la planète.
Dans le sens où les avions d'Amazon ne volent pas à l'énergie libre et que les milliards de colis qu'ils transportent - et qui font la richesse de Bezos bien plus que celle des employés exploités dans les centres de tri - ne sont pas composés d'or des fées, il y a un rapport avec le saccage de la planète. Ça n'est pas parce que ces colis sont achetés par des particuliers que la responsabilité incombe seulement à ceux-ci. Évidemment, si personne ne commandait chez Amazon, la cie ferait faillite rapidement mais tout le modèle économique (associés publicitaires et politiciens à courte vue compris) vise à forcer le goût pour la dépense futile et l'assouvissement immédiat, ce qui aide Bezos dans son entreprise.

Plus généralement, le maintien du système de gaspillage capitaliste qui fait croitre la richesse des déjà trop riches dépend très fortement du saccage de la planète (j'ai déjà donné de nombreux exemples, dont la vidéo sur la fast fashion).

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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9156

Message par Gwanelle » 17 avr. 2026, 16:57

Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 15:39
ABC a écrit : 17 avr. 2026, 15:25
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète.
C'est un problème sérieux mais il n'a pas de rapport avec le saccage de la planète.
je suis d'accord qu'à l'origine les enjeux écologiques n'ont rien à voir avec les luttes des classes, cependant si on tient compte du fond du problème (=nos motivations), et qu'on se demande comment procéder pour que nos motivations aillent dans le sens de l'interet global alors des débats qui rappellent les lutte des classe d'antan reviennent forcément ... pas forcément pour les même raison qu'avant (justice , égalité, etc) mais pour une nouvelle raison : qui est que aujourd'hui, pas hier, aujourd'hui, dans les faits, l'augmentation des inégalité exerce réellement et actuellement, un contre pouvoir à l'interêt global . il y a corruption de nos pensées, corruption des états, ... corruption de tout ce qui permettrait que l'interêt global prime sur les interêts privés

Quel est le retour sur investissement pour Bolloré d'investir dans des médias qui (gratuitement ! je n'ai pas un seul centimes à payer pour "m'informer") nous détournent de l'interêt global , par exemple quel est son interêt de dénigrer des JM jancovici à travers pascal praud ?
Son interêt n'est pas de prendre mon argent ( je n'ai pas payé un seul centime pour visionner Pascal Praud dénigrer Jancovici) il est d'influencer mes besoins pour qu'ils aillent de le sens d'un interet privé (celui de Bolloré) contraire à l'intérêt global.

De plus, de plus l'augmentation des inégalités augmente la pauvreté donc augmente le besoin d'information gratuite, donc augmente le pouvoir des riches à influencer nos motivations dans le sens contraire de l'interêt global

Enfin, il y a aussi un aspect psychologique: plus les gens ont une vie similaire (et l'augmentation des inégalité a un impact majeur au fait que les gens n'ont pas de vies similaires aux autres) et plus ils auront envie de se mettre ensemble pour combattre ensemble le même problème, quand un même problème affecte également tout le monde, l'instinct de le combattre ensemble grandit fortement.
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9157

Message par LoutredeMer » 17 avr. 2026, 18:58

Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 15:39
ABC a écrit : 17 avr. 2026, 15:25
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète.
C'est un problème sérieux mais il n'a pas de rapport avec le saccage de la planète.
Gwanelle a écrit : 17 avr. 2026, 16:57 je suis d'accord qu'à l'origine les enjeux écologiques n'ont rien à voir avec les luttes des classes,
Ah vraiment?

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shisha
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9158

Message par shisha » 17 avr. 2026, 21:55

Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36
shisha a écrit : 17 avr. 2026, 06:50Voir par exemple la difficulté qu'ont les partie politiques, même soit disant de droite à baisser réellement les dépenses publiques dans un contexte de dette publique très importante, de compétition importante et d'imposition déjà très élevée
Vous semblez coincé dans la mentalité capitaliste au point d'être incapable d'en sortir
En sortir pour proposer quoi ? Le capitalisme n'est pas omnipresent, il cohabite avec le socialisme, avec l'interventionisme de l'état et avec les dons de soi de divers humains (association etc). D'ailleurs pour ces derniers, le capitalisme/spécialisation/énergie ont permis de se dégager beaucoup de temps, temps qui permet de pouvoir le donner aux autres si l'envie est là.

Les gens entretiennent ce système majoritairement faute d'en avoir trouvé un meilleur (dans le contexte actuel car tout est changement) vous pouvez proposer une utopie qui en apparence sera mieux mais qui si elle était appliquée aurait également des tares, d'autant qu'il vous resterait à convaincre les autres de l'adopter.

Alors que pour régler les problèmes climatique par exemple, une réglementation venant de l'état (et donc accepté par le peuple) pourrait solutionner une bonne partie des problèmes.
Vous voyez les dépenses publiques uniquement comme une charge alors qu'elles sont plus que nécessaires
Pas forcément nécessaires, au contraire, elle peuvent être contre productives voir nocives selon...
. De larges pans de la population dépendent de cette richesse: des gens qui aident leur prochains pendant que d'autres détruisent le tissu social pour leur profit personnel.
La création de millions d'emplois et le fait de proposer des services et biens que la société choisie de consommer c'est l'inverse de la destruction du tissu social.
Pensez-vous que les fonctionnaires et autres personnes payées par le gouvernement ne sont pas à être considérer dans le "vrai (sic) bien commun"?
Cela dépend du contexte/du dosage.
On n'augmente pas la pauvreté générale en augmentant les impôts car les impôts sont un bien commun.
Une augmentation du pourcentage des impôts peut entraîner une diminution des recette fiscales en valeurs absolu selon le contexte. De même si à court terme, tu arrives à augmenter en valeur absolu ces impôts, cela ne veut pas dire que c'est une bonne chose sur le long terme (en fonction des conséquences que cela occasionne par exemple à l'économie du pays).
Ce qui réduite la liberté d'entreprendre, c'est bien plus les oligopoles des grandes compagnies, qui s'approprient la part congrue des profits et des marchés à grand coup de lobbyisme pour réduire toute forme de concurrence.
Si les grandes entreprises sont trop gourmandes alors tu peux (selon service/produit) percer dans le marché + ou moins facilement (marché qui sera en constante évolution avec son lot d'opportunités). + Un état est socialiste+ cela a tendance à réduire la liberté d'entreprendre. La redistribution sociale ne peut pas se faire au detriment de l'économie, elle en a besoin.

Il faut faire attention aux situations de monopole que cela soit pour le privé comme dans le public.

Bien entendu qu'il y a quelques milliardaires qui ont une influence positive. Sauf que, le plus souvent, celle-ci n'est pas à la hauteur des gains qu'ils retirent de la société (exemple avec Bezos qui donne des miettes de sa fortune à la protection de l'environnement en maintenant d'un train de vie très polluant). De plus, leur influence est souvent biaisée pour favoriser leur vision des choses, donc un système délétère basé sur l'exploitation, le gaspillage, la pollution, etc. Les Musk, Thiel, Koch, etc. protègent leurs intérêts avant tout. C'est le problème de la charité: les œuvres caritatives des riches servent leurs intérêts avant tout (ce qui comprend leur image publique) alors que l'état sert (ou devrait servir) tout le monde.

Tu oublies de préciser que les fortunes des ultrasriches c'est les entreprises dont les salariés et l état en profitent. Mais aussi et surtout, c'est la création de richesses, de bien et services consommé par la société. C'est incomparable avec une maison ("fortune") d'un propriétaire lambda pour qui sa fortune ne sert que son intérêt. Créer/proposer ce service et bien, favoriser des créations d emplois, est une manière de contribuer à la société.

Alors bien-sûr on pourra toujours se demander de l'utilité de certains produits de manière subjective mais si cela ne rencontre pas un minimum de demande, cela va flopper. (Quand bien même tu auras mi le paquet en publicité).
plus biaisée de présenter les choses qu'elle ignore que la richesse des milliardaires provient souvent de la délocalisation de l'exploitation humaine
exploitent les populations pauvres et mal défendues par leur état -
salaires moindre à payer
Vous n'en savez rien et pour moi vous vous trompez. Les investissements à l'étranger sont au contraire un moyen de rééquilibrer les richesses (beaucoup de pays tente d'attirer ces investissements). Les salaires ne seront pas forcément moins cheres par rapport à la réglementation locale, au contraire... De même une transmission des compétences peut être transmise. Des milliers de création d emplois, qui ne créent pas forcément plus de misère par rapport à la situation initiale.

À contre balancer avec les pollutions engendrées consenties ou non par le pays qui reçois ces entreprises.
les bidonvilles
La misère humaine n'a pas attendu les multinationales pour exister. L'extreme pauvreté a d'ailleurs bien reculé ces dernières dizaines d'années malgré une augmentation de la population.
Amenez-la donc votre carte, qu'on la regarde de manière critique!
Ce qui est encore plus biaisé c'est de partir du constat des inégalités croissantes pour en déduire que c'est les milliardaires qui volent la richesse des pauvres.

Si la présence de milliardaires entraînait un appauvrissement global du pays (en mettant de côté les questions écologiques) alors la tendance suivante devrait se dégager :
1)Pour un nombre de milliardaires toujours plus important constater des revenus médians toujours plus faibles
2) Et inversement, pour un nombre de milliardaires toujours moins important, on devrait constater des revenus medians toujours plus importants.

Si la présence de milliardaires favorisait un enrichissement global du pays (en mettant de côté les questions écologiques), alors :
1) et 2) l'inverse des deux points ci-dessus.

On peut aussi émettre l'hypothèse d'un effet neutre.

Il est évident que d'autres facteurs peuvent influencer l'appauvrissement ou l'enrichissement du pays, pour autant une tendance pourrait éventuellement ressortir de ces 195 pays et nous donner un bon indice si cela a plutôt un effet neutre (ou pas mis en évidence), d enrichissement ou d'appauvrissement. De même pour chaque pays on pourrait constater si le dans le temps, le nombre de milliardaires influence dans un sens ou dans un autre ou aucun de deux le niveau de vie des gens.

Et pour rappel le capital des multinationales (et donc les fortunes des ultras riches) n'est qu'une toute petite fraction par rapport aux richesses créées de ces mêmes entreprises depuis leurs créations.

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LoutredeMer
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9159

Message par LoutredeMer » 18 avr. 2026, 01:13

shisha a écrit : 17 avr. 2026, 21:55
Vous semblez coincé dans la mentalité capitaliste au point d'être incapable d'en sortir
En sortir pour proposer quoi ? Le capitalisme n'est pas omnipresent, il cohabite avec le socialisme, avec l'interventionisme de l'état et avec les dons de soi de divers humains (association etc).
Arrête Shisha. C'est le capitalisme qui mène tout. Le socialisme n'est plus qu'un leurre semblable à la "bienpensance" des media qui montrent avec voyeurisme les malheurs qui font pleurer la veuve et l'orphelin car ils cherchent d'abord à faire leur beurre en faisant pleurer dans les chaumières pour justifier leur salaire.

Et on sait très bien par ex. que les dons caritatifs bénéficient de réductions d'impots.

L'état? Mais quand on consulte les aides auxquelles on pourrait avoir droit avec ce "bon état" actuel,on trouve des conditions d'admission irréalisables à chaque fois. C'est de la poudre aux yeux.(ex : avoir 12 enfants et être unijambiste (je caricature mais à peine). Que penses-tu par exemple de la stigmatisation des pompistes pour faire baisser le prix du carburant de 1 à 3 centimes alors que le diesel a pris 85 centimes/litre en 1 mois (il est à 2,50€ actuellement), dont 60% de taxes)?.
Les gens entretiennent ce système majoritairement faute d'en avoir trouvé un meilleur
Non. "Les gens" tentent de survivre avec les miettes que leur laisse ce système, en créant associations et autres. Ils n'ont aucun choix. Des bénévoles et quelques salaires, c'est toujours ça de gagné. Pourquoi crois-tu que l'on compte des dizaines de milliers d'assoc (ou plus) dans notre pays? Es- tu conscient du taux de chômage? et de ce qu'il serait sans ces associations?

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shisha
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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9160

Message par shisha » 18 avr. 2026, 06:38

Gwanelle a écrit : 17 avr. 2026, 16:57
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 15:39
ABC a écrit : 17 avr. 2026, 15:25
Jean-Francois a écrit : 17 avr. 2026, 13:36le développement de très fortes inégalités de richesse (et de pouvoirs) qui dépend du saccage de la planète.
C'est un problème sérieux mais il n'a pas de rapport avec le saccage de la planète.

Quel est le retour sur investissement pour Bolloré d'investir dans des médias qui (gratuitement ! je n'ai pas un seul centimes à payer pour "m'informer") nous détournent de l'interêt global , par exemple quel est son interêt de dénigrer des JM jancovici à travers pascal praud ?
Son interêt n'est pas de prendre mon argent ( je n'ai pas payé un seul centime pour visionner Pascal Praud dénigrer Jancovici) il est d'influencer mes besoins pour qu'ils aillent de le sens d'un interet privé (celui de Bolloré) contraire à l'intérêt global.
Je t'invite à l'écouter, il est passé à la commission publique relative à l'audiovisuel public.

Je te rapporte ci dessous quelques bribes de mes souvenirs de ce qu'il a dit (il est donc probable que j'oublie des propos et ou déforme ses propos) :

- Cnews est tout petit par rapport à son groupe (canal et autre). Il affirme que si il voulait avoir une grande influence en France, il n'investirait pas la grande majeur partie de son capital... à l'étranger.
-L'élite/"certaine caste" lui mets plutôt les bâtons dans les roues. C'est une des raisons pour lesquelles, il investit une grande partie de son capital à l'étranger. Être embêté par cette élite favorise en conséquence, son entreprise à être plus agile.
- L'intérêt de l'investissement est avant tout financier. Il fait des bénéfices grâce aux publicités. Il a parlé de liberté d'expression et tient à ce que toutes les voix puissent s'exprimer. Il pense d'ailleurs que c'est une des raisons pour lesquelles Cnews a pu percer et réaliser de fort taux d'audiences.
- Il ne contrôle pas chacun des propos de ses milliers d'employés. Il a cité de mémoire des employés de sa boîte qui vehiculait des discours aux antipodes de celui de Pascal Praud.
Dernière modification par shisha le 18 avr. 2026, 07:23, modifié 4 fois.

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Re: Donald Trump, zozo no 1, Président des États-Unis

#9161

Message par shisha » 18 avr. 2026, 06:54

LoutredeMer a écrit : 18 avr. 2026, 01:13
. C'est le capitalisme qui mène tout.
Ce sont nos besoins/désirs/intentions avant tout qui sont les moteurs de nos actions. Et inversement les actions peuvent avoir aussi leurs lots d'influences et de réactions.

Je préfère vivre dans le modèle actuel, un marché qui permet la rencontre entre l'offre et la demande, qui permet les échanges, la création d'entreprise, d'association .. le tout accompagné d'un certain cadre commun à savoir l'État/pays actuellement (mais cela pourrait tout aussi bien être plus local ou plus international selon le contexte et l'évolution du cours de l'histoire...).
Mais je trouve détestable certaines situations... Par exemple lorsque l'Etat oblige des humains à les envoyer vers une mort quasi certaine au nom d'un drapeau ou d'une valeur.

Ce modèle reste mieux pour moi que de survivre dans la "jungle" comme il était coutume il y a des millions d'années et ou comme vivent actuellement les autres animaux en liberté (avec la loi de prédateurs/proie, même si cette loi peut aussi encore exister au sein de l'humanité mais pas au même degré).

Maintenant rien ne dure éternellement, le système arrivera probablement un jour à évoluer en quelque chose de différent, voir d'un peu "mieux".

Que penses-tu par exemple de la stigmatisation des pompistes pour faire baisser le prix du carburant de 1 à 3 centimes alors que le diesel a pris 85 centimes/litre en 1 mois (il est à 2,50€ actuellement), dont 60% de taxes)?.
Qu'elle n'apporte pas grand chose de constructif (la stigmatisation des pompistes).

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