Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

Politique, histoire, société... et autres sujets sans lien avec le paranormal

Selon vous l'Humanité relèvera-t-elle le défi du réchauffement planétaire ?

Oui
10
14%
Oui mais partiellement avec une détérioration importante du niveau de vie
27
39%
Non
31
44%
La planète ne se réchauffe pas
2
3%
 
Nombre total de votes : 70

Jean-Francois
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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3276

Message par Jean-Francois » 08 mai 2026, 12:58

Très intéressante entrevue de Fabien Benoit et Nicolas Celnik auteurs d'une enquête sur la "privatisation" de l'eau en France: « Les assoiffeurs ». Il est notamment question des "mégabassines" et de l'eau embouteillée, un peu des "data centers". Les auteurs discutent de comment certaines compagnies utilisent leur connexions politiques pour s'approprier l'eau au détriment des communautés. Ils parlent aussi de combien le business de la pollution entraine des "opportunités d'affaire" dans celui de la "dépollution"... ce qui revient à amplifier des dérèglements (on compte sur la dépollution pour rendre un peu plus acceptable plus de pollution, donc plus de dépollution, donc plus de pollution, etc.).

Ils insistent sur les braves associations qui luttent contre les effets délétères de l'avidité mercantile mais on devine bien dans leur discours que cette action a des effets limités.

Ça concerne la France, mais les USA ont aussi leurs problèmes d'eau** aggravés, sans surprise, par des intérêts privés.

Jean-François

* "LES ASSOIFFEURS : L’ENQUÊTE CHOC SUR LE BUSINESS DE L’EAU" (BLAST, Le souffle de l'info; Youtube)
** " Who’s Taking America’s Water?" (Climate Town; Youtube)
"La religion est un poisson carnivore des abysses. Elle émet une infime lumière, et pour attirer sa proie, il lui faut beaucoup de nuit." (Hervé Le Tellier, L’anomalie)

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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3277

Message par Inso » 13 mai 2026, 11:15

Jean-Francois a écrit : 08 mai 2026, 12:58 Très intéressante entrevue de Fabien Benoit et Nicolas Celnik auteurs d'une enquête sur la "privatisation" de l'eau en France: « Les assoiffeurs ». Il est notamment question des "mégabassines" et de l'eau embouteillée, un peu des "data centers". Les auteurs discutent de comment certaines compagnies utilisent leur connexions politiques pour s'approprier l'eau au détriment des communautés. Ils parlent aussi de combien le business de la pollution entraine des "opportunités d'affaire" dans celui de la "dépollution"... ce qui revient à amplifier des dérèglements (on compte sur la dépollution pour rendre un peu plus acceptable plus de pollution, donc plus de dépollution, donc plus de pollution, etc.).

Ils insistent sur les braves associations qui luttent contre les effets délétères de l'avidité mercantile mais on devine bien dans leur discours que cette action a des effets limités.
Quelque soit le sujet, ce qui prédomine, c'est le capitalisme destructeur. À chaque fois les très riches profitent de ce qu'il reste de la planète pour tenter de devenir encore plus riche. Et visiblement, pour s'enrichir, ils ont besoin d'appauvrir les autres.
J'ai la nette impression que ce phénomène s'amplifie de jour en jour.

L'article a bien raison de souligner les efforts d'associations et de particuliers (volontaires eux). Efforts hélas presque insignifiants.
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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3278

Message par shisha » 13 mai 2026, 12:29

Inso dit :
Quelque soit le sujet, ce qui prédomine, c'est le capitalisme destructeur
Cela serait une manière biaisée de voir les choses.

C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou etatisme. On a tendance à minimiser les bénéfices voir ne pas reconnaître les avantages de ce que l'on ne défend pas et à maximiser les bénéfices de ce que l'on défend et en fermant les yeux sur les inconvénients/nocivités avérées ou potentielles.

Le capitalisme construit et favorise aussi l enrichissement globale (mais on le prends pour un acquis ou on a tendance à l'oublier). Il rend moultes services et bien directement via les productions des entreprises et indirectement via les "productions publiques" (impôts) et associatives (temps disponible toujours plus important grâce au pétrole/capitalisme).

Il n'est ni le responsable de tous les maux ni de tous les bénéfices. Le pétrole allié au capitalisme a permis à la société, la révolution industrielle et tout ce qui a suivit de positif (espérance de vie augmentée, temps de travail réduit, + de vie humaine (avec ses conséquences négatives, mais le capitalisme n'est pas responsable de la reproduction croissante de l'espèce humaine), plus de confort/moins de pénibilité physique+ pouvoir d achat augmenté (la majeur partie de notre salaire ne va plus dans la nourriture), beaucoup moins d homicide (j'ai un doute, mais je me souviens d un intervenant du forum qui avait comparer et montrer les différences entre le taux d'homicide en antiquité avec celui de nos jours etc).



La société/les sociétés globalement ont choisi collectivement de suivre ce système et en ont bien profité pendant des siècles. Maintenant la note reste salée, à voir si la société collectivement choisie d'en adopter un autre.


L'être humain a un côté destructeur et egoiste en lui, peu importe la forme du système, elle prendra forme d'une manière ou d'une autre. Pensez pouvoir s'en affranchir en changeant de système sans en etre profondément affranchi en nous même risque de mener à une illusion.

Cependant, l'humain n'est pas que destructeur/égoïste... Quel que soit les origines (privées, masse, individuelle ou associative, public) notre côté destructeur/égoïste sera contre balancé par notre côté constructeur/altruiste ("comment puis je améliorer ma vie et celle autour de moi?" Que puis je apporter à la société?).

Et même en restant dans le côté construction/altruiste, il y aura des différence entre individus car tous n'accordent pas tout à fait les mêmes importances or une chose importante pour quelqu'un peut se faire au detriment d une autre chose importante pour une autre personne.
Dernière modification par shisha le 13 mai 2026, 12:54, modifié 4 fois.

Stop
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#3279

Message par Stop » 13 mai 2026, 12:30

Nous vivons dans un monde à une seule dimension : la croissance. C'est-à-dire l'augmentation du Pib, l'enrichissement financier par pays, et une concurrence féroce entre les pays. Et nous feignons de croire que seule la décroissance peut s'opposer à la croissance. Pourtant, un éminent (!?!) économiste nommé Jean-Marc Sylvestre a émis un jour, pour soutenir ce concept, une comparaison dans laquelle il suggérait plutôt tout autre chose que ce qu'il croyait :

« La croissance, c'est comme sur une bicyclette, si on ne pédale plus on tombe. »

En effet, si on arrête de pédaler on tombe, mais aussi si on essaie de pédaler toujours plus vite, on finit avec les jambes autour de cou et on tombe également. Car c'est ça l'équivalent cycliste de la croissance, alors que normalement, sur un vélo, on cherche une vitesse de pédalage efficace qu'on peut maintenir longtemps. On cherche un équilibre entre l'effort et la vitesse. Que signifierait "équilibre" en économie ? Je ne suis pas économiste, mais je sais que le monde n'est construit que sur la concurrence. Alors, grossir démesurément, on sait que c'est ce que cherchait la grenouille quand elle a fini par exploser.

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#3280

Message par nikola » 13 mai 2026, 12:57

shisha a écrit : 13 mai 2026, 12:29 C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou étatisme.
Sauf que l’économie mondiale est capitaliste, pas socialiste (y compris les États prétendus socialistes).
Les États sont soumis à la doctrine économique capitaliste, quant au nationalisme, il suit ce que font les États.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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#3281

Message par Lambert85 » 13 mai 2026, 14:11

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#3282

Message par shisha » 13 mai 2026, 14:29

nikola a écrit : 13 mai 2026, 12:57
shisha a écrit : 13 mai 2026, 12:29 C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou étatisme.
Sauf que l’économie mondiale est capitaliste, pas socialiste (y compris les États prétendus socialistes).
Les États sont soumis à la doctrine économique capitaliste, quant au nationalisme, il suit ce que font les États.
Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles.

L'économie du pays dépend aussi des politiques socialistes/publiques (négativement/positivement). À partir du moment où une grosse part des richesses produites est et ou serait reversée via des politiques sociales ou associatives on ne peut pas alors les exclure du système, elles font parti du système et ont un certain poids.

Le nationalisme suit aussi le sentiment alimenté par le peuple et non uniquement par l'état.

La compétition entre les pays puis via les entreprises est aussi une des conséquences de ce nationalisme.

On ne vie donc pas uniquement dans un système bercé par le capitalisme où un boulanger puisse décider d'investir son capital pour détenir des moyens de production en vu de la fabrication du pain (ou multi nationale à plus grande échelle) mais aussi par d'autres forces/agissements (les états et leurs lois/droit, le socialisme et sa redistribution, les masses/les différents peuples, les individus/citoyens).

Un équilibre entre ces différentes forces (et sûrement d' autres) en perpétuel changement/réajustements à des dosages différents. Détruire le capitalisme c'est aussi détruire cet équilibre et détruire les avantages qu'il permet, peut être que ce par quoi il serait remplacé permettrait d' atténuer les ou des inconvénients du capitalisme actuel mais il ne pourrait en même temps remplacer tous les avantages que l'équilibre actuel produit.
Dernière modification par shisha le 13 mai 2026, 15:17, modifié 1 fois.

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#3283

Message par Gwanelle » 13 mai 2026, 15:12

shisha a écrit : 13 mai 2026, 12:29
La société/les sociétés globalement ont choisi collectivement de suivre ce système et en ont bien profité pendant des siècles. Maintenant la note reste salée, à voir si la société collectivement choisie d'en adopter un autre.

je ne pense pas que le débat soit de suivre un système ou bien un autre , ni d'ailleurs que ce soit entre "capitalisme et socialisme"

le point important est que le système nous domine (ce n'est plus nous qui le maitrisons, c'est lui qui nous emporte), il a une influence indue sur nous : il exerce un pouvoir sur notre volonté, il oriente nos choix, malgré nous.
le point important est que malgré que nous ayons la volonté globale de protéger la nature nous ne le faisons quand même pas, en fait tout se passe comme si notre volonté était rendue impuissante par quelque chose d'invisible !

Dans cette situation , nos tentations à l'opprobe morale, justifiées ou injustifiés sont quasi inévitables, elles ne sont qu'un symptôme à notre impuissance: nous recherchons les "mauvais gens" bien visibles autour de nous qui s'opposeraient à nous parce que nous ne comprenons pas comment celà se fait il que notre volonté de préserver notre seul lieu de vie ne soit par suivie par des actes et des décisions.
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#3284

Message par nikola » 13 mai 2026, 15:29

shisha a écrit : 13 mai 2026, 14:29 Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles.
Dans les rêves humides des gogos, oui.
En vrai, les boîtes sont maintenant plus puissantes que les États et elles leur dictent leur quatre volontés.
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#3285

Message par shisha » 13 mai 2026, 15:35

Gwanelle a écrit : 13 mai 2026, 15:12
je ne pense pas que le débat soit de suivre un système ou bien un autre , ni d'ailleurs que ce soit entre "capitalisme et socialisme"
Moi non plus, d'autant qu'on peut régler pas mal de problème en gardant le système actuel via une adhésion plus forte du peuple au changement requis suivi d'une réglementation administrative étatique. Mais entre les efforts importants à fournir et le fait de ne pas trop encore vivre dans sa chair les conséquences negatives et l égoïsme potentiel, forcément cela met du temps.
le point important est que le système nous domine (ce n'est plus nous qui le maitrisons, c'est lui qui nous emporte), il a une influence indue sur nous : il exerce un pouvoir sur notre volonté, il oriente nos choix, malgré nous.
le point important est que malgré que nous ayons la volonté globale de protéger la nature nous ne le faisons quand même pas, en fait tout se passe comme si notre volonté était rendue impuissante par quelque chose d'invisible !
L'être humain est bourré de contradiction, il veut tout et son contraire, et quand il veut quelque chose, il ne se donne pas forcément les moyens d accomplir son désir (car cela peut être coûteux, car cela peut se faire au detriment d autres désirs, demande des sacrifices etc).

Ce quelque chose invisible a tout l air de ressembler à nos propres désirs diversifiés qui peuvent être en compétition, à notre énergie limité, à nos propres faiblesses et compulsivités.
Dernière modification par shisha le 13 mai 2026, 15:45, modifié 1 fois.

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#3286

Message par shisha » 13 mai 2026, 15:44

nikola a écrit : 13 mai 2026, 15:29
shisha a écrit : 13 mai 2026, 14:29 Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles.
Dans les rêves humides des gogos, oui.
En vrai, les boîtes sont maintenant plus puissantes que les États et elles leur dictent leur quatre volontés.
Non
Le capitalisme, ce n'est pas uniquement les grandes entreprises. La grande majorité des boîtes subissent tout un tas de règles venant de l'état.

Les états sont très puissant et plus ils s'accaparent du PIB plus ils le deviennent au détriment des autres forces et de l'économie.

Les grandes entreprises peuvent être un contre pouvoir à ces états puissants. Lorsque des états abusent dans leurs impositions ou règles, ces mêmes grandes entreprises sont plus flexible/agiles et vont investir/créer leurs richesses ailleurs (mais il y en aura toujours pour pleurer humidement et s en indigner).
Dernière modification par shisha le 13 mai 2026, 16:06, modifié 2 fois.

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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3287

Message par nikola » 13 mai 2026, 15:46

shisha a écrit : 13 mai 2026, 15:44 Le capitalisme, ce n'est pas uniquement les grandes entreprises.
Ça tombe bien, je n’ai pas écrit ça. :roll:
La grande majorité des boîtes subissent tout un tas de règles venant de l'état.
Qui eux-mêmes subissent les grosses boîtes.
Les états sont très puissant et plus ils s'accaparent du PIB plus ils le deviennent au détriment des autres forces et de l'économie.
En théorie, oui.
En pratique, à part dans les dictatures, non.
Les grandes entreprises peuvent être un contre pouvoir à ces états puissants.
Elles ne sont même plus un contre-pouvoir : elles dominent.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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#3288

Message par shisha » 13 mai 2026, 16:03

Ça tombe bien, je n’ai pas écrit ça. :roll:
Alors ne me contredit pas quand je dis cela :
"Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles"
Qui eux-mêmes subissent les grosses boîtes.
Les grosses boîtes subissent aussi la compétition des petites et moyennes entreprises. (Une moyenne peut devenir grande et une grande peut faire faillite).Et subissent tout un tas d'opposition politique et de règles. De même les petites entreprises subissent tout un tas de règle venant des états. Voir les grandes entreprises figées comme les maîtres du monde qui font subir tout et n'importe quoi à tout le monde, c'est tellement caricatural et faux.

En théorie, oui.
En pratique, à part dans les dictatures, non.
Non regarde aussi en Argentine et en France, plus l'état sacapare du PIB, plus son appareil étatique devient important plus cela peut avoir des conséquences désastreuses pour l économie/privé et donc le collectif. Cela ne veut pas dire qu'aller dans l'autre direction extrême est conseillée, c'est une question de proportion et de contexte.

Elles ne sont même plus un contre-pouvoir : elles dominent.
Certaines grandes entreprises peuvent en effet résister aux pouvoirs dominant des états. Elles peuvent se montrer agiles et de part leurs grandes contributions/production, l'état peut avoir du mal à s'en passer au point de pas être trop gourmand/vorace (comme cela peut etre souvent le cas) au risque de voir l'entreprise s 'implanter ailleurs (et elle aurait bien raison).

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#3289

Message par Gwanelle » 13 mai 2026, 16:17

shisha a écrit : 13 mai 2026, 15:35 Ce quelque chose invisible a tout l air de ressembler à nos propres désirs diversifiés qui peuvent être en compétition, à notre énergie limité, à nos propres faiblesses et compulsivités.
Oui , mais , du coup ... va plus loin

Un système dont le génie et le réalisme est du au fait qu'il est le seul a avoir réussi à faire en sorte que ces faiblesses humaines contribuent à l'interêt global (au lieu d'être antagonistes à l'interet global dans les autres systèmes) en devient (en contrepartie) systémiquement dépendant, car si le système les nécessite pour fonctionner, alors au sein du système, toute critique de ces faiblesses devient compliquée , et incomprises (puisque le système est sensé être conçu pour fonctionner avec)

Comment détecter quand nos faiblesses vont trop loin ? comment s'en défendre quand elles nous détruisent... puisque manifestement nous traversons une période de l'histoire où ces faiblesses pourraient causer notre perte, nos désirs sont infinis, mais le monde, lui, est fini
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#3290

Message par shisha » 13 mai 2026, 16:49

Gwanelle
car si le système les nécessite pour fonctionner,
Plutôt que "les nécessite", je dirais qu'elle les illustres. Le système n a pas besoin de nos faiblesses, ce sont nos faiblesses qui se manifestent dans le système. Mais ce dernier peut s'en passer (dans le cas où l humain n'aurait pas de faiblesse).

Comment détecter quand nos faiblesses vont trop loin ? comment s'en défendre quand elles nous détruisent... puisque manifestement nous traversons une période de l'histoire où ces faiblesses pourraient causer notre perte, nos désirs sont infinis, mais le monde, lui, est fini
Je pense qu'on est destiné à vivre perpétuellement des cycles. Il y a des phases de croissances et des phases de très faibles croissances (subies ou plus ou moins subie et voulues ) voir de décroissance et ainsi de suite. Passer d'un model à un autre comme on change de chemise me semble compliqué, souvent, il faut passer par l'épreuve de la chair pour changer, meme si l idéal serait de pouvoir se passer de cette épreuve.

La nature a horreur du vide, elle explore, elle croit, de la même manière que lorsque les ressources le permettent (et les moyens de production), on ne cesse de se reproduire augmentant ainsi la pression sur l'environnement.

Pour moi ce genre de problématique ressemble un peu à ce qui se passe dans la nature sauvage. À savoir, les deux courbes de proies et prédateurs, il y a un nombre limité de proies.
+ le nombre de prédateurs augmente + le nombre de proies diminue mais par la suite le nombre de prédateurs diminue et donc le nombre de proies augmente et ainsi de suite.

Sauf que jusqu'à présent, le progrès technique n'a cessé d'optimiser notre manière d utiliser les ressources. De plus certains pensent (comme Elon Musk) que l'humanité puisse avoir un accès croissant de l énergie (notamment l'énergie du soleil dans un premier temps) en utilisant l'espace du système solaire.

=> Tout le monde n'est donc pas d'accord avec le côté fini disponible de l'énergie. Et ou d'une manière générale, avec les priorités.

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#3291

Message par nikola » 13 mai 2026, 17:00

shisha a écrit : 13 mai 2026, 16:03 "Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles"
Donc pas toutes.
Donc je peux te contredire.
Les grosses boîtes subissent aussi la compétition des petites et moyennes entreprises.
Les petites et moyennes boîtes sont sous la coupe des grandes.
(Une moyenne peut devenir grande et une grande peut faire faillite).
Une très grande ne fait que très rarement faillite (les États viennent à leur rescousse quand ça craint, l’inverse, bizarrement, jamais).
Et subissent tout un tas d'opposition politique et de règles.
Que peuvent oublier les grandes… et les petites : l’évasion fiscale est nettement plus simple pour une petite boîte que pour un particulier.
De même les petites entreprises subissent tout un tas de règle venant des états. Voir les grandes entreprises figées comme les maîtres du monde qui font subir tout et n'importe quoi à tout le monde, c'est tellement caricatural et faux.
Voir ci-dessus.

Non regarde aussi en Argentine et en France, plus l'état sacapare du PIB, plus son appareil étatique devient important plus cela peut avoir des conséquences désastreuses pour l économie/privé et donc le collectif.
« Sacapare » bon d’là, relis-toi.
Ah ma pauv’ dame, ça c’est sûr que si l’État s’accapare 200 % du PIB, ça va faire du grabuge. Merci Capt’ain Obvious.
Certaines grandes entreprises peuvent en effet résister aux pouvoirs dominant des états. Elles peuvent se montrer agiles et de part leurs grandes contributions/production, l'état peut avoir du mal à s'en passer au point de pas être trop gourmand/vorace (comme cela peut etre souvent le cas) au risque de voir l'entreprise s 'implanter ailleurs (et elle aurait bien raison).
Non, elles ne « peuvent » pas, elles le font.
Ce n’est pas de l’agilité, c’est de la dictature pure et simple parce qu’il n’y a aucun contrôle démocratique dans les entreprises (je veux dire par là que les salariés décident réellement, et pas seulement pour faire croire que, comme dans une dictature).
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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#3292

Message par shisha » 13 mai 2026, 17:18

Nikola dit

Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles"
Donc pas toutes.
Donc je peux te contredire
.
Quand on dit "les", c'est plus proche de la grande majorité des entreprises plutôt qu'une ultra minorité, or si une ultra minorité n'était pas soumise à des règles issues des états (mais dans les faits toutes les entreprises même les plus grandes respectent un certain nombre, peut être pas toutes mais un certain nombre oui) dans les faits, la grande majorité l'est.

Donc ta phrase suivante n'est pas correct "En vrai, les boîtes sont maintenant plus puissantes que les États et elles leur dictent leur quatre volontés
Les petites et moyennes boîtes sont sous la coupe des grandes.
Non, trop réducteur et faux. Comme déjà dit, les influences sont diverses. Les consommateurs ont leurs mots à dire, les états imposent certaines de leurs règles à toutes les entreprises et une entreprise peut évoluer (de moyenne en grande et de grande à inexistante).
Une très grande ne fait que très rarement faillite (les États viennent à leur rescousse quand ça craint, l’inverse, bizarrement, jamais)
Les très grandes entreprises sont rares tout court. Leurs faillites sont loins d'être si rares que cela (proportionnellement à leurs nombre rares). Les grandes entreprises contribuent déjà de bien des façons à la richesse du pays.
Non, elles ne « peuvent » pas, elles le font.
Ce n’est pas de l’agilité, c’est de la dictature pure et simple parce qu’il n’y a aucun contrôle démocratique dans les entreprises (je veux dire par là que les salariés décident réellement, et pas seulement pour faire croire que, comme dans une dictature).
Le fait de pouvoir investir ou non dans tel ou tel pays fait partie des règles acceptés par le peuple. On n' est pas dans une dictature (pas encore) où tu imposera les entreprises d'investir et cela peu importe le bénéfice risque. Si le pays mafia est trop vorace ou pas assez incitatif, l'entreprise est libre de résister et d aller investir ailleurs, c'est son moyen de pression, elle a bien raison d'en user. Cela permet de réduire un tant soit peut le pouvoir puissant de l'état. Mais parfois l'état préfère se tirer une balle dans le pied dans des deals perdants perdants.

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#3293

Message par nikola » 13 mai 2026, 17:30

shisha a écrit : 13 mai 2026, 17:18 Quand on dit "les", c'est plus proche de la grande majorité des entreprises plutôt qu'une ultra minorité, or si une ultra minorité n'était pas soumise à des règles issues des états (mais dans les faits toutes les entreprises même les plus grandes respectent un certain nombre, peut être pas toutes mais un certain nombre oui) dans les faits, la grande majorité l'est.
Quand on cause la France correct, « les » veut dire « tous les », sinon on écrit « la majorité des ».
Donc ta phrase suivante n'est pas correct "En vrai, les boîtes sont maintenant plus puissantes que les États et elles leur dictent leur quatre volontés
Ouvre un livre de grammaire au lieu de faire la leçon.
Non, trop réducteur et faux.
:roll:
Les consommateurs ont leurs mots à dire,
:roll:
les états imposent certaines de leurs règles à toutes les entreprises et une entreprise peut évoluer (de moyenne en grande et de grande à inexistante).
Et contourner les règles étatiques.
Les très grandes entreprises sont rares tout court.
Mais leur pouvoir et leur pouvoir de nuisance sont plus qu’importants.
Leurs faillites sont loins d'être si rares que cela (proportionnellement à leurs nombre rares). Les grandes entreprises contribuent déjà de bien des façons à la richesse du pays.
Non, les salariés des dites boîtes.
Les boîtes ne font que faire remonter le fric à son sommet.
Le fait de pouvoir investir ou non dans tel ou tel pays fait partie des règles acceptés par le peuple.
Le peuple n’a pas son mot à dire sur l’organisation économique, qu’on nous rabâche comme étant naturelle.
On n' est pas dans une dictature (pas encore)
Économique, si.
où tu imposera les entreprises d'investir et cela peu importe le bénéfice risque.
Les patrons détestent le risque et le transfèrent… aux salariés.
Si le pays mafia est trop vorace ou pas assez incitatif, l'entreprise est libre de résister et d aller investir ailleurs, c'est son moyen de pression, elle a bien raison d'en user.
Donc on est d’accord, les gens n’ont aucun pouvoir quant à l’organisation économique.
Cela permet de réduire un tant soit peut le pouvoir puissant de l'état.
Un peu ? :roll:
En Chine (où je n’ai pas envie de vivre), les grosses boîtes sont en effet sous la coupe de l’État… en Europe, non.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.

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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3294

Message par Gwanelle » 13 mai 2026, 18:39

shisha a écrit : 13 mai 2026, 16:49 Je pense qu'on est destiné à vivre perpétuellement des cycles.
pas perpétuellement non .

oui nous vivons ces cycles, ça d'accord, mais un jour nous allons disparaitre définitivement de l'univers (comme toute les espèces) . et on ne sait pas quand, et on espère que ce sera le plus tard possible

j'aurais dit : on est destiné à traverser et à survivre à des cycles, puis à disparaitre au cycle dont nous avons sous-estimé l'ampleur
Ôte-toi de mon soleil !

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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3295

Message par shisha » 13 mai 2026, 20:31

Gwanelle a écrit : 13 mai 2026, 18:39
shisha a écrit : 13 mai 2026, 16:49 Je pense qu'on est destiné à vivre perpétuellement des cycles.
pas perpétuellement non .

oui nous vivons ces cycles, ça d'accord, mais un jour nous allons disparaitre définitivement de l'univers (comme toute les espèces) . et on ne sait pas quand, et on espère que ce sera le plus tard possible

j'aurais dit : on est destiné à traverser et à survivre à des cycles, puis à disparaitre au cycle dont nous avons sous-estimé l'ampleur
En effet

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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?

#3296

Message par shisha » 13 mai 2026, 21:11

Nikola ton discours est absurde et plein de mauvaise foi.

Voir ci dessous :

Tu dis
Quand on cause la France correct, « les » veut dire « tous les », sinon on écrit « la majorité des ».
Or tu es le premier a utiliser des "les" à foison pour effectuer des affirmations sans aucune nuances. ( Exemple :"Et contourner les règles étatiques."(Il suffit qu'une seule boîte ne contourne pas une petite règle pour mettre à mal ton affirmation) "Le peuple n’a pas son mot à dire sur l’organisation économique, qu’on nous rabâche comme étant naturelle."Les patrons détestent le risque et le transfèrent… aux salariés,
"En vrai, les boîtes sont maintenant plus puissantes que les États et elles leur dictent leur quatre volontés."
Mais leur pouvoir et leur pouvoir de nuisance sont plus qu’importants.
Proportionnelles à leurs influences positives. Comme pour les individus, citoyens, association, états, politiques diverses qui ont également divers pouvoirs/influences.

Non, les salariés des dites boîtes.
Les boîtes ne font que faire remonter le fric à son sommet.
Les salariés des dites boîtes font partie des boîtes donc les boîtes contribuent à l'enrichissement du pays. Et les salariés participent à en produire qu'une partie dans ces boîtes. De même les salariés "exploitent" d'une certaine manière le capitale apporté par les actionnaires (dans un premier temps issue de la création de l'entreprise), de même ils profitent de cette entreprise déjà établi pour produire des richesses, sinon ils ne produiraient pas autant (et si ils estiment le contraire, ils peuvent toujours prendre le risque de bosser à leurs comptes).

Shisha dit :
On n' est pas dans une dictature (pas encore)
Nikola dit :
Économique, si.


Pour les kalimero gogo à la larme humide peut être (pour reprendre encore une fois ta prose).

Shisha dit :
Si le pays mafia est trop vorace ou pas assez incitatif, l'entreprise est libre de résister et d aller investir ailleurs, c'est son moyen de pression, elle a bien raison d'en user.
Nikola dit :
Donc on est d’accord, les gens n’ont aucun pouvoir quant à l’organisation économique.
Strictement aucun rapport avec ce que je viens de dire. Si je dis que A et B ont du pouvoir cela ne signifie pas que C n'a pas de pouvoir, donc non, on n'est pas d'accord.


.......

Je stoppe la conversation avec toi sur ce sujet, trop de mauvaise foi à mes yeux venant de ta part.

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