Très intéressante entrevue de Fabien Benoit et Nicolas Celnik auteurs d'une enquête sur la "privatisation" de l'eau en France: « Les assoiffeurs ». Il est notamment question des "mégabassines" et de l'eau embouteillée, un peu des "data centers". Les auteurs discutent de comment certaines compagnies utilisent leur connexions politiques pour s'approprier l'eau au détriment des communautés. Ils parlent aussi de combien le business de la pollution entraine des "opportunités d'affaire" dans celui de la "dépollution"... ce qui revient à amplifier des dérèglements (on compte sur la dépollution pour rendre un peu plus acceptable plus de pollution, donc plus de dépollution, donc plus de pollution, etc.).
Ils insistent sur les braves associations qui luttent contre les effets délétères de l'avidité mercantile mais on devine bien dans leur discours que cette action a des effets limités.
Ça concerne la France, mais les USA ont aussi leurs problèmes d'eau** aggravés, sans surprise, par des intérêts privés.
Jean-François
* "LES ASSOIFFEURS : L’ENQUÊTE CHOC SUR LE BUSINESS DE L’EAU" (BLAST, Le souffle de l'info; Youtube)
** " Who’s Taking America’s Water?" (Climate Town; Youtube)
Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
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Jean-Francois
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Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
"La religion est un poisson carnivore des abysses. Elle émet une infime lumière, et pour attirer sa proie, il lui faut beaucoup de nuit." (Hervé Le Tellier, L’anomalie)
Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Quelque soit le sujet, ce qui prédomine, c'est le capitalisme destructeur. À chaque fois les très riches profitent de ce qu'il reste de la planète pour tenter de devenir encore plus riche. Et visiblement, pour s'enrichir, ils ont besoin d'appauvrir les autres.Jean-Francois a écrit : 08 mai 2026, 12:58 Très intéressante entrevue de Fabien Benoit et Nicolas Celnik auteurs d'une enquête sur la "privatisation" de l'eau en France: « Les assoiffeurs ». Il est notamment question des "mégabassines" et de l'eau embouteillée, un peu des "data centers". Les auteurs discutent de comment certaines compagnies utilisent leur connexions politiques pour s'approprier l'eau au détriment des communautés. Ils parlent aussi de combien le business de la pollution entraine des "opportunités d'affaire" dans celui de la "dépollution"... ce qui revient à amplifier des dérèglements (on compte sur la dépollution pour rendre un peu plus acceptable plus de pollution, donc plus de dépollution, donc plus de pollution, etc.).
Ils insistent sur les braves associations qui luttent contre les effets délétères de l'avidité mercantile mais on devine bien dans leur discours que cette action a des effets limités.
J'ai la nette impression que ce phénomène s'amplifie de jour en jour.
L'article a bien raison de souligner les efforts d'associations et de particuliers (volontaires eux). Efforts hélas presque insignifiants.
Thunderbolt and lightning very, very frightening me (Galileo)
Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Inso dit :
C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou etatisme. On a tendance à minimiser les bénéfices voir ne pas reconnaître les avantages de ce que l'on ne défend pas et à maximiser les bénéfices de ce que l'on défend et en fermant les yeux sur les inconvénients/nocivités avérées ou potentielles.
Le capitalisme construit et favorise aussi l enrichissement globale (mais on le prends pour un acquis ou on a tendance à l'oublier). Il rend moultes services et bien directement via les productions des entreprises et indirectement via les "productions publiques" (impôts) et associatives (temps disponible toujours plus important grâce au pétrole/capitalisme).
Il n'est ni le responsable de tous les maux ni de tous les bénéfices. Le pétrole allié au capitalisme a permis à la société, la révolution industrielle et tout ce qui a suivit de positif (espérance de vie augmentée, temps de travail réduit, + de vie humaine (avec ses conséquences négatives, mais le capitalisme n'est pas responsable de la reproduction croissante de l'espèce humaine), plus de confort/moins de pénibilité physique+ pouvoir d achat augmenté (la majeur partie de notre salaire ne va plus dans la nourriture), beaucoup moins d homicide (j'ai un doute, mais je me souviens d un intervenant du forum qui avait comparer et montrer les différences entre le taux d'homicide en antiquité avec celui de nos jours etc).
La société/les sociétés globalement ont choisi collectivement de suivre ce système et en ont bien profité pendant des siècles. Maintenant la note reste salée, à voir si la société collectivement choisie d'en adopter un autre.
L'être humain a un côté destructeur et egoiste en lui, peu importe la forme du système, elle prendra forme d'une manière ou d'une autre. Pensez pouvoir s'en affranchir en changeant de système sans en etre profondément affranchi en nous même risque de mener à une illusion.
Cependant, l'humain n'est pas que destructeur/égoïste... Quel que soit les origines (privées, masse, individuelle ou associative, public) notre côté destructeur/égoïste sera contre balancé par notre côté constructeur/altruiste ("comment puis je améliorer ma vie et celle autour de moi?" Que puis je apporter à la société?).
Et même en restant dans le côté construction/altruiste, il y aura des différence entre individus car tous n'accordent pas tout à fait les mêmes importances or une chose importante pour quelqu'un peut se faire au detriment d une autre chose importante pour une autre personne.
Cela serait une manière biaisée de voir les choses.Quelque soit le sujet, ce qui prédomine, c'est le capitalisme destructeur
C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou etatisme. On a tendance à minimiser les bénéfices voir ne pas reconnaître les avantages de ce que l'on ne défend pas et à maximiser les bénéfices de ce que l'on défend et en fermant les yeux sur les inconvénients/nocivités avérées ou potentielles.
Le capitalisme construit et favorise aussi l enrichissement globale (mais on le prends pour un acquis ou on a tendance à l'oublier). Il rend moultes services et bien directement via les productions des entreprises et indirectement via les "productions publiques" (impôts) et associatives (temps disponible toujours plus important grâce au pétrole/capitalisme).
Il n'est ni le responsable de tous les maux ni de tous les bénéfices. Le pétrole allié au capitalisme a permis à la société, la révolution industrielle et tout ce qui a suivit de positif (espérance de vie augmentée, temps de travail réduit, + de vie humaine (avec ses conséquences négatives, mais le capitalisme n'est pas responsable de la reproduction croissante de l'espèce humaine), plus de confort/moins de pénibilité physique+ pouvoir d achat augmenté (la majeur partie de notre salaire ne va plus dans la nourriture), beaucoup moins d homicide (j'ai un doute, mais je me souviens d un intervenant du forum qui avait comparer et montrer les différences entre le taux d'homicide en antiquité avec celui de nos jours etc).
La société/les sociétés globalement ont choisi collectivement de suivre ce système et en ont bien profité pendant des siècles. Maintenant la note reste salée, à voir si la société collectivement choisie d'en adopter un autre.
L'être humain a un côté destructeur et egoiste en lui, peu importe la forme du système, elle prendra forme d'une manière ou d'une autre. Pensez pouvoir s'en affranchir en changeant de système sans en etre profondément affranchi en nous même risque de mener à une illusion.
Cependant, l'humain n'est pas que destructeur/égoïste... Quel que soit les origines (privées, masse, individuelle ou associative, public) notre côté destructeur/égoïste sera contre balancé par notre côté constructeur/altruiste ("comment puis je améliorer ma vie et celle autour de moi?" Que puis je apporter à la société?).
Et même en restant dans le côté construction/altruiste, il y aura des différence entre individus car tous n'accordent pas tout à fait les mêmes importances or une chose importante pour quelqu'un peut se faire au detriment d une autre chose importante pour une autre personne.
Dernière modification par shisha le 13 mai 2026, 12:54, modifié 4 fois.
Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Nous vivons dans un monde à une seule dimension : la croissance. C'est-à-dire l'augmentation du Pib, l'enrichissement financier par pays, et une concurrence féroce entre les pays. Et nous feignons de croire que seule la décroissance peut s'opposer à la croissance. Pourtant, un éminent (!?!) économiste nommé Jean-Marc Sylvestre a émis un jour, pour soutenir ce concept, une comparaison dans laquelle il suggérait plutôt tout autre chose que ce qu'il croyait :
« La croissance, c'est comme sur une bicyclette, si on ne pédale plus on tombe. »
En effet, si on arrête de pédaler on tombe, mais aussi si on essaie de pédaler toujours plus vite, on finit avec les jambes autour de cou et on tombe également. Car c'est ça l'équivalent cycliste de la croissance, alors que normalement, sur un vélo, on cherche une vitesse de pédalage efficace qu'on peut maintenir longtemps. On cherche un équilibre entre l'effort et la vitesse. Que signifierait "équilibre" en économie ? Je ne suis pas économiste, mais je sais que le monde n'est construit que sur la concurrence. Alors, grossir démesurément, on sait que c'est ce que cherchait la grenouille quand elle a fini par exploser.
« La croissance, c'est comme sur une bicyclette, si on ne pédale plus on tombe. »
En effet, si on arrête de pédaler on tombe, mais aussi si on essaie de pédaler toujours plus vite, on finit avec les jambes autour de cou et on tombe également. Car c'est ça l'équivalent cycliste de la croissance, alors que normalement, sur un vélo, on cherche une vitesse de pédalage efficace qu'on peut maintenir longtemps. On cherche un équilibre entre l'effort et la vitesse. Que signifierait "équilibre" en économie ? Je ne suis pas économiste, mais je sais que le monde n'est construit que sur la concurrence. Alors, grossir démesurément, on sait que c'est ce que cherchait la grenouille quand elle a fini par exploser.
Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Sauf que l’économie mondiale est capitaliste, pas socialiste (y compris les États prétendus socialistes).shisha a écrit : 13 mai 2026, 12:29 C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou étatisme.
Les États sont soumis à la doctrine économique capitaliste, quant au nationalisme, il suit ce que font les États.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.
-+- Cavanna, François -+-
-+- Cavanna, François -+-
Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Русский военный корабль, иди нахуй !

Re: Pourrons-nous relever le défi du réchauffement de la planète ?
Les liens sont dans les deux sens. Les entreprises capitalistes sont soumis aux états et à leurs règles.nikola a écrit : 13 mai 2026, 12:57Sauf que l’économie mondiale est capitaliste, pas socialiste (y compris les États prétendus socialistes).shisha a écrit : 13 mai 2026, 12:29 C'est comme si je commençais ta phrase de la même manière mais remplaçais le capitalisme par socialisme, nationalisme ou étatisme.
Les États sont soumis à la doctrine économique capitaliste, quant au nationalisme, il suit ce que font les États.
L'économie du pays dépend aussi des politiques socialistes. À partir du moment où une grosse part des richesses produites est et ou serait reversée via des politiques sociales ou associatives on ne peut pas alors les exclure du système, elles font parti du système et ont un certain poids.
Le nationalisme suit aussi le sentiment alimenté par le peuple et non uniquement par l'état.
La compétition entre les pays puis via les entreprises est aussi une des conséquences de ce nationalisme.
On ne vie donc pas uniquement dans un système bercé par le capitalisme où un boulanger puisse décider d'investir son capital pour détenir des moyens de production en vu de la fabrication du pain (ou multi nationale à plus grande échelle) mais aussi par d'autres forces/agissements (les états et leurs lois/droit, le socialisme et sa redistribution, les masses/les différents peuples, les individus/citoyens).
Un équilibre entre ces différentes forces (et sûrement d' autres) en perpétuel changement/réajustements à des dosages différents. Détruire le capitalisme c'est aussi détruire cet équilibre et détruire les avantages qu'il permet, peut être que ce par quoi il serait remplacé permettrait d' atténuer les ou des inconvénients du capitalisme actuel mais il ne pourrait en même temps remplacer tous les avantages que l'équilibre actuel produit.
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