Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Qui a vraiment détruit la Palestine ?
"Autrefois" des villages entiers ont été détruits, le cadastre modifié. Les locaux chassés.
La terre appartient à ceux qui la cultivent.
« La raison du plus fort est toujours la meilleure »,
morale de la fable Le Loup et l'Agneau de Jean de La Fontaine (1668).
"Autrefois" des villages entiers ont été détruits, le cadastre modifié. Les locaux chassés.
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Bien sûr que je suis obnubilé par les oppositions religieuses. Il suffit d'imaginer que si tous prenaient conscience qu'aucun dieu n'a élu le peuple juif ni décrété l'oumma le meilleur des peuples, qu'ils sont tous des Sémites habitants à l'origine d'une même région, la politique pourrait s'occuper plus sereinement des problèmes de son ressort. Je ne vois d'ailleurs guère d'autre chemin pour faire cohabiter Juifs et Palestiniens.
On peut rêver....
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Je précisais "naturellement" ! Quelle était la production agricole de la Palestine mandataire avant le 2e GM ?
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
L'argument génétique n'a guère de sens face aux parcours historiques, culturels et géographiques des deux populations au cours des 2000+ ans. La majorité de la population juive actuelle est originaire d'Europe et n'a plus de véritable lien avec les populations qui sont restées dans la région. Invoquer le "tous des sémites" est à peu près aussi intelligent que de s'attendre à ce que tous les descendants de la traite des esclaves d'Afrique s'entendent sans problème (essaie de présenter cet argument à un Martiniquais, un Guadeloupéen, un créole de la Réunion, et ajoute-z'y un Libérien pour faire bonne mesure; bonne chanceStop a écrit : 25 mai 2026, 19:28 Bien sûr que je suis obnubilé par les oppositions religieuses. Il suffit d'imaginer que si tous prenaient conscience qu'aucun dieu n'a élu le peuple juif ni décrété l'oumma le meilleur des peuples, qu'ils sont tous des Sémites habitants à l'origine d'une même région, la politique pourrait s'occuper plus sereinement des problèmes de son ressort. Je ne vois d'ailleurs guère d'autre chemin pour faire cohabiter Juifs et Palestiniens.
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La sagesse a toujours poursuivi l'humanité, qui a toujours été plus rapide qu'elle.
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
La région n'a pas été mise sur "Pause" * entre l'exode et l'arrivée des Anglais, elle a toujours été peuplée et cultivée par les populations locales, l'agriculture étant une de ses principales ressources durant tout ce temps. Et non, lesdites populations locales ne sont pas restées assises sur leur cul en attendant que les occidentaux leur apportent le confort moderne et le sens du travail …Lambert85 a écrit : 25 mai 2026, 21:22 Je précisais "naturellement" ! Quelle était la production agricole de la Palestine mandataire avant le 2e GM ?
A peu près comme toutes les régions méditerranéennes : toutes sortes de cultures vivrières typique des climats méditerranéens et pas mal d'exportations déjà.
Les oranges de Jaffa, par exemple, étaient réputées en Europe depuis longtemps, elles faisaient partie des fruits importés pour Noel …
* L'ignorance (et la négation) de l'histoire du monde dès lors que ni l'Europe ni les USA ne sont impliqués est sidérante
C'est une discussion qu'un de mes amis historien et moi avons régulièrement. Selon la majorité des gens par exemple, l'histoire de l'Amérique latine se résume quasiment à l'arrivée de Colomb et Cortez qui ont massacré les Incas/Mayas/Aztèques***, puis plus rien pendant près de 4 siècles jusqu'aux 'guerres du football' et l'affreux Pinochet …
*** sans compter que la plupart confond allègrement ces trois peuples qui n'ont vécu ni au même endroit ni aux mêmes époques
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
J'en discutais avec la famille hier : Romain Gary, juif polonais, nommé après la guerre consul honoraire de France à Los Angeles racontait qu'on le prenait souvent pour un mexicain avec sa coupe de cheveux et sa barbichetteFlorence a écrit : 25 mai 2026, 21:44et je connais bien la question parce que j'ai un type physique qui me fait passer pour une ressortissante de chacune de ces régions, alors que je n'y ai en fait aucun lien).
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
De mémoire, c'est l’analyse qui ressort dans les ouvrages de référence cités précédemment.Barnabé B a écrit : 25 mai 2026, 16:11 .....
Il y a d'un côté la mémoire de la Shoah et des millénaires de persécutions qui rendent la nécessité d'un "foyer refuge" non négociable et viscérale. Et de l'autre, la Nakba et la dépossession, un traumatisme d'autant plus difficile à cicatriser qu'il est souvent invalidé ou nié par la partie adverse.
Ton point sur l'instrumentalisation de cette mémoire est d'ailleurs le cauchemar de tout historien ou vulgarisateur qui s'attaque au sujet. La prise en otage du débat par les extrêmes (et les "faucons" que tu cites) verrouille toute analyse froide. Dès qu'on essaie de décortiquer les responsabilités politiques ou les dérives de l'exécutif actuel, on se retrouve coincé dans ce fameux chantage à l'antisémitisme ou à l'apologie du terrorisme. Ça tue littéralement la pensée critique.
.....
C'est exactement ça : un État souverain avec des frontières définies a le "luxe" de pouvoir mener une guerre mémorielle sur le terrain diplomatique ou commercial. Une population sans État, à la merci des ingérences de ses voisins et occupée militairement, voit inévitablement son traumatisme se canaliser vers la violence asymétrique.
.....
Ce que nous pourrions définir par: instrumentalisation et variable d'ajustement, suivant les évolutions de la géopolitique, et ce depuis une grosse poignée de siècles.
Historiquement, les moyens de persuasion, et contraintes, sont devenus de plus en plus sophistiqués et destructeurs: physiques et virtuels.
Mensonges et désinformation à tous les rayons...
Le nombre de victimes civiles, prises en otage, n'étant plus qu'un épiphénomène. Le cynisme représentant une valeur cardinale qui s'ajoute au reste du désastre...C'est effectivement un cauchemar où les idiots utiles, quel que soit le bord politique, pratiquent allègrement les ultra-solutions chères à Paul Watzlawick.
Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
D’un site musulman :
Pas étonnant quand on sait que le L'islam reconnaît que la Torah (appelée Tawrah en arabe) est une révélation divine originelle. Le Coran confirme ces textes sacrés, tout en se positionnant comme un rappel et un parachèvement de la prophétie.Les Bani Israël, aussi appelés Enfants d'Israël, sont les descendants du prophète Jacob et de ses douze fils. Le Coran relate leur voyage d'Égypte vers la Palestine, terre promise par Allah. Cette promesse est un élément important de leur histoire, soulignant le lien divin qui les unit à cette terre.
Plusieurs versets coraniques font référence à la terre de Palestine, soulignant son statut béni et l'importance historique du lien qui unit les Bani Israël à elle. L'un des versets les plus remarquables est :
« Et Nous avons dit aux Enfants d’Israël, après Pharaon : « Restez sur la terre, mais lorsque la promesse de l’au-delà se réalisera, Nous vous rassemblerons tous. » (Coran 17:104)
Ce verset s'adresse aux enfants d'Israël, soulignant leur séjour sur la terre tout en faisant allusion aux événements futurs concernant leur retour. Il souligne l'importance de la terre, à la fois comme lieu de résidence et comme importance spirituelle.
Comme l'explique Ibn Asyur, lorsque le Coran fait référence aux « Bani Israël », il s'agit d'un rappel des bénédictions et des honneurs accordés à leurs ancêtres, exhortant leurs descendants à rester fidèles à l'alliance. Ce rappel s'applique à tous les Juifs. Allah swt dit dans le Coran :
Ô enfants d'Israël ! Souvenez-vous de mes bienfaits envers vous. Respectez votre alliance, et j'accomplirai la mienne. Craignez-moi (seul). (Sourate Al-Baqarah, 2:40)
En faisant référence aux descendants d'Israël, Allah leur rappelle leur ancêtre, le Prophète Jacob, qui a fidèlement respecté l'alliance. Ce faisant, Allah les appelle à honorer leur engagement et à exprimer leur gratitude pour les bienfaits qui leur ont été accordés.
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Pour M. Oukacha et alii, invoquer cette sourate favorable aux gens du livre comme une annonce de paix est contredite par la sourate 9 du coran "At-Tawba" :Lambert85 a écrit : 26 mai 2026, 16:01Pas étonnant quand on sait que le L'islam reconnaît que la Torah (appelée Tawrah en arabe) est une révélation divine originelle. Le Coran confirme ces textes sacrés, tout en se positionnant comme un rappel et un parachèvement de la prophétie.D’un site musulman a écrit :
Comme l'explique Ibn Asyur, lorsque le Coran fait référence aux « Bani Israël », il s'agit d'un rappel des bénédictions et des honneurs accordés à leurs ancêtres, exhortant leurs descendants à rester fidèles à l'alliance. Ce rappel s'applique à tous les Juifs. Allah swt dit dans le Coran :
Ô enfants d'Israël ! Souvenez-vous de mes bienfaits envers vous. Respectez votre alliance, et j'accomplirai la mienne. Craignez-moi (seul). (Sourate Al-Baqarah, 2:40)
En faisant référence aux descendants d'Israël, Allah leur rappelle leur ancêtre, le Prophète Jacob, qui a fidèlement respecté l'alliance. Ce faisant, Allah les appelle à honorer leur engagement et à exprimer leur gratitude pour les bienfaits qui leur ont été accordés.
Donc invoquer les bénédictions d'Allah sur les gens du livre n'a plus aucune importance ni plus aucune valeur, puisque la sourate 9 appellent les musulmans à combattre les mécréants, les apostats, et les infidèles. Comment expliquer cette contradiction ? Par cette idée de génie qui veut les sourates sont abrogées au profit d'autres. Oukacha remarque les sourates les plus violentes contre les non-musulmans ont pris de l'importance sur les sourates apaisées de la période médinoise. Donc, Allah se contredit, mais il a le droit de faire ce qu'il veut.Usages islamistes de la sourate At-Tawba
Pour Mimelli, la sourate 9 est une des plus violentes de tout le Coran. Pour cette raison, plusieurs de ses versets sont très souvent cités par les jihadistes[13].
Ainsi, l'idéologue et militant égyptien Sayyid Qutb — l'un des plus importants doctrinaires des Frères musulmans — appuie sa doctrine de la guerre sur plusieurs sourates, mais en particulier sur les versets 93-129 de la sourate At-Tawba. S'appuyant sur des versets considérés comme tardifs, il prétend qu'ils ne peuvent ainsi être adoucis par les versets antérieurs. Pour lui, « l’Islam est par essence combatif et seuls les combattants perçoivent la foi en vérité, dans la communauté. ». S'appuyant sur les versets 97-102, la guerre doit, pour lui, concerner la terre entière[20].
Pour Sayyid Qutb, les versets favorables aux « gens du Livre », juifs et chrétiens, sont abrogés par le verset 29 de la sourate 9, dit « verset de la guerre ». Ils sont « déclarés par Dieu en erreur manifeste, toute semblable à celle des polythéistes arabes et des idolâtres romains ou autres. ». La légitimation théologique de ce rejet se retrouve aussi dans le corpus des hadiths. Pour Qutb, « le combat armé contre les gens du Livre est, par ces versets coraniques, identique à celui contre les autres polythéistes. Ils deviennent l’une des cibles du jihâd. »[21]
Un plus, le concept Al-wala' wal-bara' :
Et wiki donne un exemple :En islam, Al-wala' wal-bara' (arabe : الولاء و البراء) est une expression arabe signifiant « allégeance (loyauté) et désaveu ». Il se réfère à un principe méthodologique qui stipule que les musulmans devraient rester loyaux seulement envers leurs coreligionnaires et désavouer les non-musulmans (kuffār).
Wikipédia donnant un exemple éclairant a écrit :Exemple
Un exemple d'application de ce concept est donné par Abd al-Aziz ibn Baz (1910-1999), grand mufti d'Arabie saoudite de 1993 jusqu'à sa mort, qui, s'appuyant sur les versets 60:4 et 5:51 du Coran, a appelé les musulmans à haïr les juifs, mais n'a rien trouvé à redire sur les politiques diplomatiques et de coopération commerciale et militaire de l'Arabie saoudite avec Israël, car elle ne requiert pas de lien d'amitié ou de loyauté. Selon ce même principe, Saleh al-Fawzan, a appelé les musulmans des pays non musulmans à "ré-émigrer" en terre musulmane (cf. « hijra »), car résider dans un pays non musulman conduit à développer des liens de loyauté envers des incroyants (kuffār), ce principe ne s'appliquant pas aux relations commerciales[2].
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Aucune religion n'a jamais fait différemment ni mieux. Toutes bénissent encore les canons, justifient des atrocités, excusent les vices, pardonnent la cupidité, vilipendent les pauvres, excitent les divisions.
Livres, Versets, sourates, sutras et autres lois divines ont été et sont toujours à géométrie variable, remplaçables par d'autres en fonction des circonstances et des désidérata de quiconque les parade en soutien de sa cause.
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Re: Qui a vraiment détruit la Palestine ?
Pour revenir au fil, il y avait déjà eu les émeutes de Jérusalem de 1920; en 1929, les massacres des juifs de Palestine culminent avec ceux d'Hébron : https://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_ ... ron_(1929)
Sous occupation britannique, les juifs sionistes et séfarades habitent Hébron, quand les arabes massacrent les populations juives. Celles-ci avaient la possibilité d'acheter des terres individuellement depuis les réformes ottomanes à des arabes. Jusqu'alors, les terres villageoises étaient collectives et redistribuées chaque année aux familles selon leurs besoins. La réforme foncière ottomane (réformes appelées "Tanzimat") a aboli ces coutumes en Palestine, ce qui fait que les familles occupant les terrains ont vendu aux plus offrant :
Donc, les palestiniens sont vus comme des traîtres par les jordaniens qui n'ont pas accordé la nationalité jordanienne aux palestiniens (même chose au Liban) : ce sont des réfugiés qui devraient revenir en Palestine. Leur accorder le droit de bourgeoisie jordanienne/libanaise aurait été une reconnaissance tacite et de fait de l'existence d'Israël.
Même chose en 1991, quand Saddam Hussein envahit le Koweit. L'OLP locale koweitienne accueille les soldats irakiens les bras ouverts. Quand les troupes internationales libèrent le pays, les koweitiens se vengent sur les palestiniens.
Sous occupation britannique, les juifs sionistes et séfarades habitent Hébron, quand les arabes massacrent les populations juives. Celles-ci avaient la possibilité d'acheter des terres individuellement depuis les réformes ottomanes à des arabes. Jusqu'alors, les terres villageoises étaient collectives et redistribuées chaque année aux familles selon leurs besoins. La réforme foncière ottomane (réformes appelées "Tanzimat") a aboli ces coutumes en Palestine, ce qui fait que les familles occupant les terrains ont vendu aux plus offrant :
Et Wiki écrit :1867
Les étrangers ont désormais le droit de posséder des biens immobiliers. Cette disposition apparut nécessaire aux yeux des Ottomans afin d'attirer les investissements étrangers.
Ces massacres de 1929, ont eu un retentissement immense dans le monde. Einstein, a considéré qu'il n'était plus possible de songer à une cohabitation unique avec les arabes. Des dirigeants sionistes ont alors pensé qu'il était alors indispensable d'avoir un état juif séparé des arabes.Cette population [juive d'Hébron] est constituée en grande partie de personnes âgées, vivant des contributions charitables (haloukah) versées en faveur du yichouv ainsi que de jeunes étudiants de la yechiva Slobodka[60]. Les deux communautés ashkénaze et séfarade ont des écoles et des synagogues distinctes ; leurs membres ne se marient pas entre eux. Les Séfarades parlent arabe, s'habillent à l'arabe[61] et sont relativement bien intégrés[62]. Parmi les Ashkénazes, les étudiants de la yechiva Slobodka conservent leur mode de vie d'origine et offrent une apparence qui contraste tant avec celle des membres de la communauté séfarade qu'avec celle des hassidim du mouvement Habad car « en général ils ont l'air de jeunes gens modernes, particulièrement parce qu'ils sont habillés de vêtements britanniques ou américains[62]». Ils ont souvent des difficultés ou des malentendus avec la population arabe[63],[64],[n. 11]. Par ailleurs, « de nombreux habitants de la ville sont endettés auprès de marchands juifs, ce qui est depuis longtemps une cause de ressentiment »[66] et Hillel Cohen note que l'activité de la banque Anglo-Palestine Company, en plein développement, sera ultérieurement considérée par l'historien palestinien al-Rajabi comme un des facteurs aggravants de la tension entre les deux communautés[67].
Et pourtant, il y eu le Parti communiste palestinien qui protesta plus ou moins :L'analyse du Komintern est que « nonobstant le fait que le mouvement insurrectionnel ait été une réponse à une provocation anglo-sioniste, à laquelle les réactionnaires arabes (féodaux et cléricaux) ont tenté de répondre par un pogrom [...] il n'en demeure pas moins un mouvement de libération nationale, un mouvement anti-impérialiste panarabe » ; le Komintern considère que « les massacres et les pogroms ont été provoqués par des agents britanniques[224],[225]. » De leur côté, les Juifs du parti communiste palestinien réagissent avec une certaine confusion, en prenant part à la défense de certains quartiers juifs, en tenant le gouvernement pour responsable des massacres et en soulignant le fait que les Arabes ayant une conscience politique n'ont pas « participé aux pogroms »[226],[227],[228].
Pour finir.Le Parti communiste milite pour la création d'un État palestinien indépendant de l'Empire britannique dans lequel arabes et juifs seraient des citoyens égaux en droits. Il critique le sionisme comme un mouvement colonialiste illégitime, estimant que les Juifs du monde entier ne constituaient pas une nation spécifique, et ne croyant pas qu’après deux mille ans ils puissent revendiquer des droits historiques en Palestine. Il rejette la déclaration Balfour comme impérialiste et milite pour la fin du mandat britannique en Palestine[1],[2]. Il s'ouvre ainsi largement aux Arabes palestiniens. Najati Sidqi figure parmi les premiers membres arabes du PCP. Cette opposition au sionisme provoque de vives discussions internes comme en témoigne l'exclusion de Léo Lev, responsable de la section de Tel Aviv, en 1936[3].
Parti mineur dans les années 1920, il gagne en influence, en particulier parmi les travailleurs urbains, pendant la grande révolte arabe des années 1930[1].
En octobre 1935, le parti est à l'origine d'une déclaration appelant à organiser une campagne internationale en vue de stopper l’invasion de Éthiopie par l'Italie fasciste. Il organise des groupes de solidarité avec le peuple éthiopien[4].
Pendant la guerre d'Espagne, des membres arabes et juifs du parti rejoignent les Brigades internationales. Parmi eux se trouvent Ali Abdel Khaleq Al-Jibaoui, membre du comité central, tué en Espagne, et Najati Sidqi, membre du secrétariat du parti, chargé par l'Internationale communiste d'organiser des campagnes d’information à l’adresse des Marocains enrôlés dans les rangs franquistes. L'hebdomadaire clandestin du PCP, Al-Jabha Al-Chabiyya, consacre régulièrement ses pages à porter à la connaissance des lecteurs palestiniens le déroulement de la guerre contre le franquisme[4].
Le Parti communiste palestinien est, dans les années 1920, 1930 et 1940, le seul parti politique juif et arabe, une caractéristique que la branche israélienne tente de préserver après 1948. À cette époque, il milite pour un État judéo-arabe unitaire dans la Palestine mandataire.
Toutefois, dans un contexte de controverses autour du projet sioniste auquel adhérent la majorité des militants juifs, la question nationale prend progressivement le pas sur la dimension sociale et le positionnement anti-impéraliste. Les fractures entre communistes juifs et arabes autour du sionisme s’approfondissent au début des années 1940 et la division entre eux est actée en mai 1943. Ses militants arabes fondent la Ligue de libération nationale – celle-ci reconnaît néanmoins le Plan de partition onusien de novembre 1947[5],[6].
Après 1948, ce qu'il reste de ce parti contribue à la naissance du Parti communiste d'Israël. Une partie des membres arabes se tournent vers le Parti communiste syrien et embrassent le panarabisme[6].
Parti communiste palestinien est ensuite le nom d'un parti créé sur les restes de la section arabe extérieure aux frontières d'Israël.
En mai 1951, les communistes de Cisjordanie intègrent le Parti communiste jordanien.
Répondre à cette seule question nécessite une réponse longue. En 1970, l'OLP réfugiée en Jordanie avec les camps de réfugiés palestiniens envisage de prendre le pouvoir et de renverser la monarchie hachémite (le roi Hussein). L'armée jordanienne répond en attaquant les camps de réfugiés : c'est le fameux "Septembre noir", dont un mouvement palestinien prendra le nom et qui revendiquera l'assassinat du premier ministre jordanien Wasfi Tall en 1971 et la prise d'otages des athlètes israéliens lors des jeux olympiques de 1972.Akine a écrit : 23 mai 2026, 13:04 Pour commencer, quelles sont les raisons réelles qui poussèrent les pays arabes (Koweit, Liban) à prendre la décision, respectivement, d'expulser les personnes d'origine palestinienne et à leur refuser l'intégration dans la société nationale ?
Donc, les palestiniens sont vus comme des traîtres par les jordaniens qui n'ont pas accordé la nationalité jordanienne aux palestiniens (même chose au Liban) : ce sont des réfugiés qui devraient revenir en Palestine. Leur accorder le droit de bourgeoisie jordanienne/libanaise aurait été une reconnaissance tacite et de fait de l'existence d'Israël.
Même chose en 1991, quand Saddam Hussein envahit le Koweit. L'OLP locale koweitienne accueille les soldats irakiens les bras ouverts. Quand les troupes internationales libèrent le pays, les koweitiens se vengent sur les palestiniens.
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