shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20
Pour réussir à Taxer bien plus les multinationales (sans évoquer toutes les conséquences que cela pourrait avoir pour tous) cela suppose un minimum de coopération internationale. Or, même à l'échelle Européenne, on n'arrive pas à harmoniser les règles fiscales.
Les conséquences pour tous sont précisément le but, elles sont ce dont on doit parler.
une transition implique des faillites, des activités vont disparaitre , remplacés par d'autres , des emplois vont disparaitre , remplacés par d'autres , les gens vont devoir se reconvertir , etc ... et ça n'est pas un effet collatéral qu'il faudrait taire pour éviter de faire peur (à ceux qui actuellement en vivent) c'est au contraire
un bien,
c'est précisément ce qu'on veut, c'est l'évolution normale d'une économie qui progresse et/ou qui s'adapte aux problèmes et demandes de son temps.
Tu dis: on n'arrive pas à harmoniser les règles fiscales. et un minimum de coopération internationale.
Je crois plutot qu'il faut imaginer à quel point le monde de demain sera différent de celui d'aujourd'hui . A partir du moment ou on sait que la mondialisation telle qu'on la connait aujourd'hui ne peut plus exister, pourquoi prioriser l'harmonie fiscale comme une condition pour préparer le monde de demain alors qu'on ne pourra pas acheter ou vendre à des milliers de kilomètre, on pourra surtout acheter et vendre local.
En effet dans une europe pénurie d'énergie fossile tout ce qui est produit à distance sera de moins en moins en concurrence avec la production locale (du fait que le part transport dans le prix d'une marchandise augmente ).
d'ici 2050 , l'europe disposera de 2 à 20 fois moins d'énergie fossile qu'aujourd'hui. et moi egoistement , je préfère que la France soit en avance, même seule éventuellement, et si le pays voisins ne sont pas prêts à une telle baisse d'approvisionnement alors
tant pis pour eux.
je suis, par exemple, pour que la France cesse d'avantager l'avion par rapport au train, là aujourd'hui, à cause des ristournes, et avantages fiscaux donnés à l'avion (alors qu'a contrario l'état estime que le train doit être le plus possible financé pas ses usagers ... mais le train est en difficulté puisque privé de sa source de revenu par les usagers puisqu'il subit une concurrence déloyale de la part de l'avion qui , lui, est avantagés par des décisions politiques irresponsables )
j'estime que la France peut se préparer à la pénurie d'énergie fossile tout de suite (sans attendre les autres) car je veux que la sncf ait les ressources pour raffraichir et étoffer son réseau ferroviaire maintenant . je veux qu'elle desserve plus de destination, qui profiterons à la fois aux usagers et aux transports de marchandises.
Je me fiche que les taxes sur l'avion soient "harmonisés" ou pas, avec les pays voisins , je ne vois pas en quoi ce serait un problème, puisque le but c'est justement de provoquer les faillites des activités obsolètes et de (ré-)avantager les activités qui ont de l'avenir .
shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20Tant que les pays auront des intérêts géostratégiques différents ...
c'est impossible car l'idée même d'existence "de pays aux intérêts géostratégiques différents" se dissoudra avec le temps.
Tu continues encore de raisonner comme si le monde de demain sera toujours comme le monde d'aujourd'hui . mais c'est impossible, par exemple les frontières éclaterons,
une frontière est un concept , physiquement une frontière c'est rien ,
ça n'existe pas pour un être vivant qui passe en mode survie.
Par conséquent, lorsque l'Inde et le Pakistan seront définitvement invivables (bientot) , lorsque les être humains (ainsi que les animaux, insectes , virus et autres joyeusetés) qui y vivent grilleront sur leur sol,
ils émigreront . Aucun être vivant n'est suffisamment stupide pour se laisser mourir derrière une frontière conceptuelle.
sachant déjà que même en France les gens en viennent aux mains , oui oui, pour des climatiseurs dans les magasins à chaque canicule, espérer que les indiens se laisseront griller chez eux par sentiment d'appartenance à leur culture et leur pays est un espoir qui ne se réalisera pas.
tu ne t'emplois pas assez à imaginer le monde de demain tel qu'il sera.
Si des territoires entiers sont physiquement invivables pour les être humains ALORS la conséquence logique qu'il faut conclure est : des émigrations massives vers les territoires les moins affectés par les pays les populations des territoires les plus affectés , quel sens alors ça a de continuer à penser en terme "d'intérêts géostratégiques différents" alors que:
nous avons tout autant interêt que les indiens que les indiens puissent continuer à vivre chez eux
shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20
Une entreprise qui arrive à accumuler beaucoup de capital signifie qu'elle a rendu/vendu massivement des biens et services à nous. C'est nous qui les avons rendu riche, nous qui continuons à les rendre riche, nous qui continuons à profiter du bien et du service rendu.
shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20
En revanche, une grosse entreprise aura potentiellement plus de moyens et aura potentiellement réduit les coûts/prix de vente, et c'est encore nous qui en profiterons
Combien d'entre nous achèteraient une simple voiture ultra-légère des années 70 pour aller travailler si elles étaient disponible à la vente ? pour ce qu'on qu'on demande d'une automobile, aller d'un point A à un point B de la manière la plus économique possible, la plupart des choses qui composent une automobile d'aujourd'hui sont superflues, au point même d'accroite considérablement le poids moyen d'une automobile (ce qui impacte négativement sa consommation) ...
pourtant ce ne sont pas des options, si on achète une automobile, nous sommes forcés d'acheter tout ce qui la compose et que nous n'avions pas toujours voulu, il s'agit donc de vente imposée de choses qui ne sont pas forcément demandé par les consommateur, si en tant que consommateur je n'ai besoin que d'aller d'un point A à un point B pour aller travailler par exemple de la manière la plus économique possible, et par là même, que globalement le travail humain soit le plus rentable possible par rapport à l'investissement requis pour travailler, alors prétendre que c'est le consommateur qui a entièrement voulu le bien qu'il a acheté est abusif. c'est pareil par exemple pour toutes les fonctionnalité "offertes par mon téléphone" ( qui en fait ne sont pas vraiment offertes, je les ai payé malgré que je sais d'avance que je ne les utiliserais jamais ) .
Il y a inflation générale des biens de consommations, je ne parle pas ici de l'inflation du prix (mais ça l'impacte aussi), je parle de l'inflation matérielle du bien en lui même: il nécessite de plus en plus de ressources matéielles pour être produit, et pour des raisons d'uniformisation des chaines de productions (dont le but est à la réductions de couts de prodution dont tu parlais) il faut influer, persuader, le consommateur qu'il désire vraiment toutes les options et fonctionnalités qu'on lui vend "en plus" comme si c'était sa demande à lui, on en ajoute au fil du temps, au bien, et finalement ça affecte négativement notre sobriété...
Etant donné que le consommateur voudrait bien pouvoir aller travailler de la manière la plus économique possible, ou avoir des relations sociales de la manière la plus économique possible, mais qu'il ne le peut pas à cause de l'inflation matérielles des biens de consommation, lui dire que c'est lui qui profite du bien vendu, est inexact .
nous sommes tous embarqués dans un système sur-consommateur de ressources, et la raison pour laquelle personne ne se sent volontairement coupable/responsable de cette surconsommation est justement parce que c'est le système qui engendre mécaniquement celà. Nous ne contrôlons plus le système (c'est lui qui nous domine désormais)
Pour ouvrir les yeux sur le problème , il faut savoir critiquer le système lui-même . Et, si on critique les agents, pourquoi pas, mais alors ce qu'il faut critiquer c'est plutôt leur absence de sens critique, de recul, leur absence de remise en cause du système, pour les consommateurs par exemple c'est leur absence de résistance aux appels à la consommation, leurs acceptations d'etre utilisés et manipulés, et pour les producteurs , c'est leur inertie , leur conservatisme, leur absence de planification, et surtout d'absence de préparation des pénuries de ressources à venir.
shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20
Dans certains pays comme en France, les dépenses publiques atteignent 57% du pib
phrase synonyme : Dans certains pays comme en France, le pib est seulement de 75% supérieur aux dépenses publiques.
Les entreprises françaises dépendent de plus en plus de produits intermédiaires achetés à l'étranger. Pour générer le PIB de la France il nous faut pouvoir supporter un déficit commercial principalement dues aux imports d'énergies fossiles importées (et nécessaire à notre PIB actuel) et aux imports de produits étrangers , les biens produits en France font de moins en moins travailler les français, phrase synonyme : les biens produits en France font de plus en plus travailler les étrangers plutot que les français: un des grand perdant c'est évidemment les recette fiscale française, et donc évidemment que le ratio dépense/recettes monte.
shisha a écrit : 05 juil. 2026, 02:20
Faire apparaître le coût des externalités négatives dans le prix du produit est une solution* qui a déjà été évoqué ici à plusieurs reprises. Elle aurait un caractère incitatif pour les entreprises à investir d'avantage dans de l'écologie, mais faut pas se tromper, dans tous les cas c'est nous qui paieront une bonne partie de cette différence.
* En supposant peut être à tort que c'est quelque chose que les spécialistes savent déjà faire (calculer les différents coûts à reporter sous forme de bonus/malus ou taxes en fonction des externalités négatives produites selon les différents secteurs et mode de production).
oui, au moins c'est une prise de conscience que les effets indésirables existent, par contre ceci dit, la dénomination "externalités négatives" concernant l'écologie surtout, est vraiment dérangeante, c'est presque un laspus sur une conception de l'économie problématique , et biaisée, des le départ!
une manière de croire que l'économie fonctionne est justement de ne sonsidérer que ce qui est positif, et de concevoir les éffets indésirables à la périphérie, externes, en dehors de l'analyse, justement parce que indésirables !
je n'arrive pas à penser comme ça , ç'est contraire à ma façon de réfléchir, je ne catégorise pas les problèmes en deux esembles indépendents qui est le positif d'une coté, et le négatif ,à part ,et traité a coté. Comme si on pouvait penser d'abord à l'un de manière indépendante de l'autre, d'ailleurs c'est même la meilleure façon de faire du mal sans le savoir !
Et comme tu admets toi-même (je te cite) qu'il n'est pas sur que les spécialistes sachent calculer les différents coûts en fonction des externalités négatives. alors qu'il est bien évident qu'en ne sachant compter que ce qui est positif et désiré ... et ben ... leurs conclusions seront forcément positives et désirées... il y a un forcément un problème à ce qu'on les considérent comme des sois disant "spécialistes" !
De deux choses l'une, soit ils SAVENT déjà mettre les externalités négatives dans leurs équations, soit ils ne le savent pas déjà !
et dans le cas où ils ne le savent pas déjà les récultats de leurs analyses ne peuvant être que positives dés le départ ... elles ne valent pas grand chose à part nous conforter dans un très dangeureux optimisme.