shisha a écrit : 21 sept. 2026, 13:04
En montrant l'exemple/montrant concrètement ton modèle alternatif, tu testeras ainsi la pérennisation éventuelle de ton modèle et peut être séduira tu d'autres personnes à le rejoindre de par sa vertue éventuellement plus importante que le modèle actuel.
Tu oublies que le capitalisme a tout envahi et que le pouvoir n’est plus détenu par les gens depuis un moment.
Cela peut se traduire de plusieurs manières par exemple investir tout seul ou avec d'autres personnes partageant les même valeurs (dans les grandes lignes) et faire en sorte de ne tirer aucune rémunération de ce capital investi/de ne plus détenir ce capital tout en essayant de se rémunérer de son travail.
C’est bien beau (et je connais personnellement un patron qui fonctionne comme ça) mais ultra-minoritaire. Le statut de patron permet aux salopards de voler légalement les salariés.
Cela sera déjà plus constructif que de vouloir prendre l'argent des autres pour régler un problème.
Ce que fait très exactement le patronat.
En gros de convaincre que le modèle associatif (ou autre modèle cochant le critère que le privé ne devienne pas les moyens de production) devienne de plus en plus important par rapport aux entreprises.
Le MEDEf ne laissera jamais un tel projet se mener à bien.
Et puis rester dans la pensée ou la parole, bien que nécessaire en vu d'un changement éventuel peut aussi être une sorte de parole en l'air qui donne l'illusion à celui qui les exprime qu'il vaut mieux que ces entreprises capitalistes. J'ai souvent l'impression que ce genre de discours est tenu soit par une partie de ceux qui vivent des aides sociales soit par une partie de la fonction publique. Ils profitent (pas au sens péjoratif) de ce système tout en le critiquant plutôt que d'essayer d en sortir et de réaliser concrètement des actions.
Peut-être aussi parce que ce sont les seuls qui peuvent faire un pas de côté pour voir comment le système fonctionne.
Se rappeler aussi que dans des pays comme la France, l'état/démocratie représentative (et donc pas les entreprises/capitalisme) détiennent un pouvoir de décision sur 57% des richesses produites
Moins que ça : l’État a peu de choses à dire quand l’aristocratie financière agite le chiffon rouge de la dette.
Que les entreprises se passeraient bien de se faire taxer autant par l' état,
C’est vrai qu’elles préféreraient (du moins les personnes qui les dirigent) plutôt augmenter encore les dividendes et les profits.
ce n'est pas lesquelles subventions directe (ou le fait de se faire un shouilla moins taxé) qui change la donne :
Vraiment ?
Et le CICE, c’est du pipi de chat ?
Et les baisses de cotisations sociales sur les bas salaires, c’est du flan ?
je dis cela pour rappeler que non, contrairement à ce que l'on entend, le système politique actuel n'est pas fait pour faire plaisir aux entreprises. (Entre les normes et les taxes notamment).
Que les entreprises peuvent contourner allègrement vu que l’État n’a pas assez de contrôleurs.
Une de mes connaissances a vu ce qui se passe dans les entreprises de Lactalis. C’est immonde, je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas fermé.
Ce n'est donc peut être pas qu'une question.de moyen ou de capitalisme, mais peut être aussi une question de démocratie représentative/ d'indifférence éventuelle de la population/ de compétition entre nation/groupes de culture différentes ...
L’indifférence est cultivée par le fait que depuis l’offensive ultra-capitaliste de ces cinquante dernières années, que tu votes dur ou que tu votes mou, la même politique (de réduction des coûts pour le populo) est appliquée.
En 2005, les Français ont voté contre le traité constitutionnel. Deux ans plus tard, les députés de droite ET de gauche ont fait passer un texte qui leur chie à la gueule : le même traité est passé par la voie parlementaire.
L’homme descend du singe, or l’homme est fait à l’image de Dieu. Donc Dieu est King Kong.
-+- Cavanna, François -+-