J'ai beau relire cette phrase plusieurs fois, je ne comprends pas le message:ABC a écrit : 16 avr. 2026, 19:02ou pire encore, s'il ignore provoquer l'appauvrissement général en mettant en place une pression fiscale d'autant plus sévère que l'enrichissement obtenu en lançant puis développant une activité économique génère de bénéficesJean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23Il serait assez naïf de penser qu'un pays peut échapper à l'appauvrissement général s'il favorise seulement l'enrichissement d'une minorité.
- déjà une pression fiscale ne devrait pas provoquer d'appauvrissement général puisque les impôts sont un bien général quand l'état est géré démocratiquement. Que l'argent soit dans les poches des particuliers ou de l'état, il reste aux particuliers.
- ensuite, je ne vois pas ce qu'il y a d'anormal à taxer plus s'il y a plus de bénéfices. L'alternative serait quoi laisser les compagnies foutre mettre leur fric à l'abri de l'impôt (comme ça se fait déjà pas mal aux USA)? Et cela en les priant gentiment de se servir de cet argent pour l'enrichissement commun plutôt que l'enrichissement privé des actionnaires.
Bref, la valeur qui a bien moins à voir avec l'économie réelle et bien plus avec les fantasmes de spéculateurs qui bandent à l'idée d'avoir une fortune de la taille de celle des Musk, Bezos et consort, composée à 70-90% de wishful thinking et à 10-30% de biens réels.du moins la valeur, pas forcément correcte, estimée par le marché
Dans le cadre de la spéculation et de l'enflure capitaliste, ce "pas toujours" tient de la litote pour "jamais".Voir plus bas à ce sujet ta remarque (justifiée) concernant la valeur mesurée en dollars versus la valeur humaine et pourquoi une valeur mesurée en dollars n'est pas toujours une bonne mesure de valeur réelle en termes de réponse à des besoins humains...
Mauvaise tournure de phrase: le problème n'est pas le besoin de se loger - facilement compréhensible - mais le prix délirant demandé, qui tient à des tas de facteurs, la plupart totalement injustifiés (surtout le "on va demander un tel prix parce qu'il y a quelqu'un qui va le payer... grâce au fric qu'il fait en exploitant d'autres personnes").A quel besoin réel répond l'acquisition d'un appartement de 500 m² situé à un emplacement dont le prix du m² s'élève à plus de 15 000 Euros ?
Vous essayez toujours de rendre public ce qui tient des travers d'une certaine entreprise privée. Mais 99% de ceux et celles qui habitent à Paris ne sont en rien responsables des prix délirants demandés ni de l'inflation (qui est considérée comme "naturelle" car nécessaire pour la croissance éternelle des "bénéfices"). C'est caricatural de prétendre que tout le monde est responsable de cet état de fait: comme vous le dites la responsabilités est "à des degrés divers" et caricaturer la responsabilités de ceux qui n'en n'ont aucune est faire une caricature. C'est un peu soulevé par l'exemple que vous donnez plus loin:Sans ce prestige, dont nous sommes collectivement responsables, le bien ne serait pas jugé valoir ce prix là
Ni celle des piétons, ni celle de la partie de la société qui n'a rien à voir avec l'incident... pourtant, chez vous, ça devient une responsabilité collective.En forçant un peu le trait, quand une voiture conduite par un conducteur souvent en état d'ébriété (et n'ayant pas très envie de surmonter son addiction) termine plusieurs fois sa course dans le fossé, ce n'est probablement pas la faute de la voiture
Tant qu'il y aura des profiteurs, des parasites qui détournent le système et feront en sorte que le système délétère soit valorisé, vous pouvez oublier l'idée d'arriver à une forme de décroissance des besoins. Et pour éviter le mur, il serait impératif qu'il y en ait une.Dans une mesure appréciable la solution (selon moi) c'est d'identifier notre part de responsabilité dans les problèmes que nous déplorons et d'en déduire les évolutions dans nos attentes, valeurs et choix de priorité nécessaires pour les adpater aux besoins actuels de notre société mondiale
Sauf que, à force de prétendre que tout le monde est responsable de manière exactement égale, vous refusez de voir une des causes du dérèglement comme telle. Surtout qu'il y a un fort débalancement dans l'adhésion à une volonté de changement: à l'échelle de la planète, celle-ci* est partagée par une majorité mais les blocage viennent d'une minorité, mais influente car riche.On ne peut pas espérer remettre en question, de façon à la fois pertinente et pérenne, un système qui déconne sans le voir au contraire retourner en quelques années dans les même travers si l'on n'agit pas d'abord sur la cause profonde de son dysfonctionnement, et ce, avec une adhésion suffisante pour pouvoir le faire
Garder l'emphase sur les dollars, c'est ne rien changer au système. Donc, non, je ne suis pas vraiment d'accord et ça n'est pas en répétant "besoins réels" comme un mantra (et non comme un terme avec une signification non-conceptuelle) que vous me ferez croire que votre manière d'aborder les choses peut conduire à les améliorer.Cad, plus précisément, que le nombre de dollars que se paye tel ou tel bien ou service soit une mesure correcte de ce que cela apporte à notre société en termes de réponse à nos besoins humains réelsJean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23La pertinence ne devrait pas être le dollar mais la personne, ça serait déjà une manière de tous nous responsabiliser pour améliorer le sort de tous (oui, globalement, c'est une partie de la difficulté).
Malgré que vous recopiez un titre qui indique ce problème, vous ne semblez (toujours) pas avoir compris que les valeurs actuelles sont sous influence. Elles ont été lentement influencées par le système qui profite, in fine, principalement à une minorité.Serait-il possible de nous pousser dans cette direction si nos valeurs actuelles ne nous donnaient pas envie d'y tomber ?Jean-Francois a écrit : 15 avr. 2026, 20:23"ULTRA FAST FASHION : COMMENT ON NOUS A RENDUS ACCROS À LA NOUVEAUTÉ" (BLAST, Le souffle de l'info, série "Corporate")
Quand l'état est réellement représentatif du peuple qui le compose, faire en sorte qu'il nous protège est nous protéger nous-même. Le problème est que l'état est souvent sous influence et qu'il ne nous protège que médiocrement. Ce qui serait important, c'est de faire en sorte qu'il devienne meilleur gérant du bien commun.Est-ce le rôle de l'état et de nous protéger de nos erreurs ?
Jean-François
* " Jour de la Terre 2026 - Tous les indicateurs sociaux et environnementaux dans le rouge" (France Duquette, Shirley Barnea; La Presse)
P.S. du modérateur: si je trouve le temps et le courage, je déplacerais les dernière pages de cette enfilade ailleurs que dans le fil sur Trump. Le sujet a pas mal dérivé.
