jean7 a écrit : 10 avr. 2026, 13:49Je pense que les gardiens de la révolution se placent dans une optique où...
...enfin, pour le monde et pour le peuple iranien...
jean7 a écrit : 10 avr. 2026, 13:49...il n'y aura plus de paix. Puisque l'expérience a montré...
...qu'ils peuvent continuer à menacer l'ensemble du monde sans raison et sans possibilité qu'il y soit remédié, sauf lourds dommages humains (et économiques, horreur !) dont ni les pays dits démocratiques, ni les pays du golfe ne sont prêts à payer le prix.
Les gardiens du régime ne pourront plus être attaqués avec raison puisque l'opération miliaire actuelle conjuguée à leurs 47 ans d'expérience passée leur a montré :
- qu'ils pourraient continuer à financer et organiser des attentats terroristes un peu partout sur la planète en s'appuyant sur les fractures dans nos sociétés et les déstabiliser en appuyant et finançant des mouvements, organisations et partis politiques cherchant à aggraver ces fractures pour accéder au pouvoir (en masquant leurs objectifs réels d'organiser le chaos pour accéder au pouvoir derrière l'affichage d'une intention de protéger les droits de minorités opprimées)
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- qu'ils pouvaient menacer l'Amérique, Israel et le reste du monde de destruction et poursuivre l'acquisition des moyens militaires d'y parvenir. En effet, la puissance militaire des pays occidentaux (et ce, plus encore avec un "leader" comme Trump) ne peut pas grand chose contre la détermination sans faille, allant jusqu'à la mort, des gardiens de la révolution.
La guerre c'est l'affrontement des volontés dit-on. Celle des démocraties est de vivre dans l'accumulation, dans la recherche du toujours plus de tout et de n'importe quoi, sans souci de la paix dans le monde, sans souci d'un accès équitable du plus grand nombre aux ressources de la planète et sans souci de la préservation de notre avenir.
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- qu'ils pouvaient massacrer leur peuple sans que celui-ci ait la possibilité de riposter, tout cela, sans qu'il soit possible de les en empêcher, en partie en raison de choix dont nous préférons accuser nos coupables préférés...
...des coupables qui peuvent, dans les pays démocratiques, accéder aux postes qu'ils occupent et y faire ce qu'ils y font grâce à un mouvement d'ensemble résultant d'attentes, valeurs et choix de priorité que nous préférons attribuer à une manipulation dans laquelle nous n'aurions pas de responsabilité ou si peu (un biais cognitif nous donnant bonne conscience, donc protecteur à court terme, mais dont nous risquons de payer le prix à moyen et long terme).
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- que la communauté internationale ne prendrait pas le risque d'une guerre meurtrière pour résoudre le problème... hormis, à ce jour, pour de mauvaises raisons, plutôt le pétrole pour l'un des 2 candidats et pour une raison existentielle pour l'autre (mais avec un manque de mesure)... une guerre qui, d'ailleurs, ne produirait probablement rien de bon... Mais quelle est la solution ? En 40 ans, toutes les négociations ont échoué et Trump a déchiré un accord qui était presque une solution. Quant à la France, entre octobre 1978 et février 1979, elle a apporté son aide au fondateur de ce régime meurtrier et menaçant pour la paix dans le monde, en l'accueillant sur son territoire.
jean7 a écrit : 10 avr. 2026, 13:49les gardiens de la révolution seraient bien sots d'imaginer le contraire. Ils n'ont plus grand chose à gagner à la paix.
D'autant que ca n'a jamais été leur objectif et on ne voit guère quelle pourrait être la solution pour infléchir leurs motivations. La seule possibilité serait que ce régime tombe... Mais comment ? Tant que ce régime aura l'appui de la Chine et de la Russie ce ne sera (probablement) pas possible.
La solution passe donc par une évolution géopolitique des relations de l'ensemble des pays de la planète avec son nouvel "homme fort" : la Chine. Face à l'agitation prédatrice, méprisante, brownienne et incohérente d'un Trump envoyant l'Amérique et ses alliés (dont il ne se soucie guère) dans le mur, les Chinois parlent peu mais avancent très vite. La question c'est quelles relations établir avec la Chine, et comment, pour que cette évolution géopolitique ne nous conduise pas (tout particulièrement l'Europe) dans une situation similaire à la situation qu'ont connue les pays de l'ancienne union soviétique ?
Les Européens se trouvent donc confrontés à la conjonction :
- du rôle que joue une Amérique peu soucieuse de l'Europe et complaisante à l'égard du désir de revanche et des ambitions hégémoniques et sans souci de la vie humaine de Poutine
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- du possible remplacement d'un Trump par un JD Vance, un isolationiste, peu soucieux (voir négationiste ?) des crises écologique et climatique, qui plus est prompt à soutenir et favoriser l'accès au pouvoir de dirigeants et partis politiques Européens désireux de diviser l'Europe (l'Europe a certes d'importants défauts, mais la fragmenter plus qu'elle ne l'est déjà n'est pas la solution), un JD Vance convaincu que les alliés européens de l'Amérique sont surtout un poids plutôt qu'un atout (cf. son message du signalgate) et que l'Amérique n'a pas besoin d'eux (1).
L'Europe a d'importants torts aussi il est vrai, dont sa léthargie face aux menaces que font peser crise climatique, crise écologique et dettes étatiques, dans un monde géopolitiquement instable. L'Europe ne trouve toujours pas (pas encore?) la volonté de s'unir et ne choisisit pas (pas encore ?) les priorités (dont une défense européenne, des accords de défense avec et un appui sans faille à l'Ukraine) lui offrant l'espoir de se trouver assis à la table des négociations plutôt qu'au menu.
Dans ses actions de redressement économique, d'innovation, de défense, de transition écologique et climatique, d'évolution rapide vers une véritable souveraineté alimentaire, énergétique et industrielle, l'Europe est fortement handicapée par les dettes étatiques des états européens ne cessant de gonfler. Ces dettes étatiques sont alimentées par des déficits budgétaires chroniques, quasiment imposés par leurs opinions publiques. Les opinions publiques européennes continuent à accorder leur confiance à l'hypothèse selon laquelle la distribution et la stimulation de la demande, ainsi qu'un accroissement de la fiscalité pour offrir encore plus d'assitance et de services gratuits de l'état, peuvent se substituer à l'investissement industriel, à l'offre et à la production, une croyance tenace à laquelle s'ajoute l'ignorance du fait qu'un bien ou un service étatique gratuit, qu'on le veuille ou qu'on n'en veuille pas, on le paye quand même
(4).
Voilà qui devrait inciter l'Europe à plus de lucidité et plus de volonté de faire des choix de priorité adaptés aux défis et aux risques (un qualificatif modéré) auxquels elle se trouve confrontée.
(1) Cette conviction de JD Vance
(2), en partie due à un biais tribal combiné à un complexe de supériorité américain, est une erreur... Une erreur que l'Amérique ne comprendra probablement (peut-être ?) que quand il sera trop tard
(3). Rajoutons que le poids de la dette américaine et sa constante augmentation (en raison d'un déficit budgétaire non maîtrisé) augmente les taux d'emprunt en dollard contribuant ainsi à accélérer le remplacement progressif du dollard par le Yuan. La difficulté à laquelle l'industrie américaine peine à soutenir la concurrence étrangère, notamment chinoise, n'arrange rien. De plus, à part s'assurer l'hostilité et la défiance de toute la planète (dont les alliés de l'Amérique) par le caractère brutal dont les tarifs douaniers prohibitifs de Trump ont été mis en place, ces taxes ne suffiront pas à résoudre le problème structurel de déséquilibre de la balance commerciale américaine.
(2) Une conviction de JD Vance selon laquelle les européens seraient en partie la cause de problèmes qu'ont connus certaines catégories sociales en Amérique, une conviction vraisemblablement due, au moins en partie, à la cautérisation psychologique qu'elle offre à des frustrations provenant de son enfance. C'est un mécanisme psychologique ayant déjà apporté les preuves de possibles biais cognitifs, motivations et intentions dommageables vis à vis de telle ou telle catégorie interprétée/choisie/désignée comme coupable.
(3) Rhaaa... Mécé de l'américanophobie !!! C'est trop top ce type de néologisme permettant de présenter comme irrespectueuse et stigmatisante toute critique à l'égard d'un groupe d'appartenance ayant pour objectif (affiché ou caché, ça dépend) d'écraser et soumettre tous les autres à ses intérêts, à ses valeurs et à ses codes...
...souvent en invoquant la justification (et parfois l'hypothèse fantasmée) d'être des victimes de dommages et/ou humiliations légitimant des mesures appropriées de rétorsion.
(4) Des convictions résistant malgré presque 50 ans d'échec... mais nous préfèrons souvent rejeter la pleine reponsabilité de cet échec à nos coupables préférés, des coupables en partie choisis sur la base de nos biais d'appartenance, convictions idéologiques et certitudes culturelles variées