@Inso et @thewild
N'ayant pas les compétences requises pour porter un jugement fiable sur ce sujet, j'ai demandé à ChatGpt ce qu'il pensait de notre échange. Je me limite à poster les principaux éléments de sa réponse, la conclusion et les sources qu'il a utilisées
Réponse (partielle) de ChatGpt @ABC
Pour Newcleo, l’échéance 2031-2032 concerne le LFR-AS-30 de 30 MWe, c’est-à-dire un démonstrateur nucléaire, et non la mise en service commerciale d’un réacteur industriel standard. Le projet n’en est actuellement qu’au débat public, organisé du 2 avril au 30 juillet 2026. La décision finale d’investissement du premier réacteur commercial de 200 MWe n’est envisagée qu’autour de 2029. Il est donc
prématuré d’écrire « mise en service commerciale en France en 2032 ». CNDP
Pour Stellaria, 2032 correspond à MegAlvin, prototype expérimental destiné notamment à tester les matériaux, le combustible, la corrosion et les gaz de fission. Le premier
Stellarium commercial est annoncé pour
2035, non 2032. Le CEA indique par ailleurs qu’une demande d’autorisation pour l’INB Alpha a été déposée en décembre 2025, mais
l’implantation à Cadarache faisait encore l’objet d’une
étude de faisabilité en avril 2026. CEA, Stellaria
La formulation correcte serait donc :
Newcleo vise un démonstrateur nucléaire vers 2031-2032, tandis que Stellaria vise une expérience critique vers 2030, un prototype vers 2032 et un premier réacteur commercial vers 2035.
Cette correction renforce plutôt qu’elle n’affaiblit la prudence demandée par Inso et thewild.
Réponse (partielle) de ChatGpt @Inso
Dire que le fluide est « en fait un sel de cuisine » est trompeur...
L’AIEA recensait encore en 2026 d’importantes lacunes sur la corrosion, la radiolyse, la purification, les propriétés des sels, l’instrumentation et la qualification des matériaux. Elle décrit précisément ces matériaux comme l’une des technologies critiques nécessaires au déploiement industriel des réacteurs à sels fondus. AIEA
Inso a donc raison de distinguer une boucle propre et contrôlée d’un réacteur contenant un combustible liquide irradié. Sa phrase « la corrosion ne semble pas suffisamment maîtrisée » serait toutefois plus rigoureuse sous cette forme :
La maîtrise de la corrosion dans un réacteur complet, irradié et exploité pendant une durée industrielle reste à démontrer.
Cela évite de laisser croire qu’aucune solution technique n’existe déjà.
Réponse (partielle) de ChatGpt à @thewild
Affirmer que « l’argent part n’importe où sans aucune rationalité » ou que « seuls des financiers peuvent se faire berner » n’est pas démontré. Newcleo est déjà engagé dans une procédure publique française ; Stellaria travaille avec le CEA, Schneider Electric, Technip Energies et Orano. Ces partenariats ne prouvent pas que les réacteurs réussiront, mais ils empêchent de réduire les projets à de simples présentations destinées à tromper des investisseurs.
La critique rigoureuse serait plutôt :
Ces sociétés ont acquis une crédibilité institutionnelle et réuni des compétences réelles, mais cela ne valide ni leurs performances finales ni leurs calendriers. Les dates annoncées doivent être interprétées comme des objectifs de financement et de pilotage, soumis à des risques techniques et réglementaires considérables.
Appréciation finale de ChatGpt
Inso : argumentation globalement
solide, pertinente et relativement bien sourcée ; quelques formulations gagneraient à distinguer « non encore démontré » de « non maîtrisé ».
Thewild : intuition probablement juste sur l’optimisme des calendriers, mais conclusion trop générale, rhétorique et insuffisamment démontrée.
ABC : présentation intéressante de projets réels, mais elle accorde
trop de poids aux communications des entreprises et confond certains
démonstrateurs avec des déploiements commerciaux.
La position la plus raisonnable n’est donc ni « ces projets sont de la poudre aux yeux », ni « la technologie est presque prête », mais :
Les fondements scientifiques de ces filières sont sérieux et certains progrès expérimentaux sont réels. En revanche, leur intégration dans un réacteur durable, autorisable, industrialisable et économiquement compétitif demeure à démontrer. Les échéances 2031-2035 constituent des objectifs très optimistes, pas des prévisions fiables.
Sources utilisées par ChatGpt dans cette analyse
Document analysé
Échange entre ABC, thewild et Inso, comprenant également des liens vers deux études sur la corrosion, deux vidéos de présentation et des pages consacrées à NuScale.
Sources institutionnelles et réglementaires
- CNDP — Débat public sur les projets Newcleo
Nature du LFR-AS-30 : réacteur de 30 MWe projeté en Indre-et-Loire ; état de la procédure et calendrier du débat public.
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- Gouvernement français — Newcleo et le nouveau nucléaire français
Ambitions initiales de Newcleo, démonstrateur de 30 MWe, investissements annoncés et présentation de la technologie.
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- Gouvernement français — Lauréats « Réacteurs nucléaires innovants »
Description officielle des projets de Newcleo et de Stellaria et objectifs liés à la fermeture du cycle.
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- CEA — Projet d’implantation de l’INB Alpha de Stellaria à Cadarache
Lettre d’intention CEA–Stellaria, contenu de l’installation Alpha et dépôt de la demande d’autorisation en décembre 2025.
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- CEA — Présentation de Stellaria
Technologie proposée, partenaires, financement, maquette prévue et première mise en service annoncée pour 2035.
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- CEA — Essaimage de Stellaria
Principe du combustible liquide, caractéristiques annoncées et potentiel de fermeture du cycle.
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- AIEA — État des recherches sur les matériaux pour réacteurs à sels fondus
Difficultés encore ouvertes concernant la corrosion, la pureté des sels, la radiolyse, les matériaux, l’instrumentation et la qualification industrielle.
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- NRC — Certification des conceptions de nouveaux réacteurs
Confirmation que le NuScale US600 fait partie des conceptions certifiées aux États-Unis.
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- NRC — Approbation réglementaire du NuScale US460
Approbation de la conception standard US460, délivrée en mai 2025.
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- NRC — Situation réglementaire détaillée du NuScale US460
Caractéristiques du modèle, étapes de l’examen et portée de l’approbation.
Sources des entreprises
- Stellaria — INB Alpha, Alvin et MegAlvin
Calendrier annoncé : Alvin vers 2030, MegAlvin vers 2032 et premier Stellarium commercial vers 2035 ; fonction expérimentale de MegAlvin.
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- Stellaria — Avant-projets et phase préliminaire avec l’ASNR
État d’avancement déclaré des avant-projets d’Alvin, MegAlvin et Stellarium.
Sources sectorielles complémentaires
- World Nuclear News — Avancement réglementaire de Newcleo
Feuille de route annoncée : prototype non nucléaire, premier réacteur vers 2032 et décision finale d’investissement du premier réacteur commercial envisagée autour de 2029.
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- Nuclear Engineering International — Démonstrateur Newcleo
Distinction entre le démonstrateur LFR-AS-30 et le futur réacteur commercial LFR-AS-200.
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- Nuclear Engineering International — Feuille de route de Stellaria
Alvin en 2030, MegAlvin en 2032 et premier réacteur commercial annoncé pour 2035.
Études scientifiques présentes dans le document joint
- Revue scientifique sur la corrosion dans les sels fondus — Progress in Materials Science
Source générale employée dans l’échange pour expliquer les mécanismes de corrosion et l’importance de la pureté des sels.
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- Étude récente sur les matériaux et la corrosion — JOM, Springer
Source invoquée par Inso à propos des conditions plus complexes rencontrées avec les sels combustibles.
La conclusion reposait prioritairement sur les sources de la CNDP, du CEA, de l’AIEA et de la NRC. Les pages des entreprises ont surtout servi à identifier leurs propres objectifs calendaires, sans les traiter comme des prévisions indépendamment validées.
PS : il me semble aussi intéressant, en termes de coûts d'investissement, de délais (et leur maîtrise), d'aide à l'obtention de sources d'énergie décarbonnée dans un délai approprié (en vue de cesser d'aggraver à toute vitesse le réchauffement climatique) de signaler les éléments suivants relatifs (à titre d'exemple) au
projet ITER :
Un rapport du Sénat français de juillet 2026 indique que l’estimation est passée :
de 5,2 milliards d’euros en 2006 à environ 16,5 milliards d’euros en juin 2025
La facture d'Iter
glisserait vers les 25 milliards d'euros (pour l'instant)
Le Projet ITER (situé à Cadarache en France) accuse par ailleurs un retard global d'environ 8 ans par rapport au calendrier initial de référence.
A titre de compraison les projets de recherche en RNR à plomb et sels fondus se mesurent en dizaines de
millions d'euros (et il serait intéressant aussi de savoir à combien se montent les budgets de recherche en géothermie profonde et dans le développement de batteries performantes et adaptées aux ressources disponibles pour les fabriquer en grand nombre).
Ce n'est pas (à mon avis) une très bonne idée d'engager dans un projet tel qu'ITER de telles sommes dans l'espoir de produire un jour ou l'autre, à une date indéterminée (mais à coup sûr incompatible avec notre besoin actuel de faire considérablement chuter nos émissions de CO2 dans les 30 ans à venir) une hypothétique énergie décarbonnée abondante par des centrales nucléaires reposant sur le principe de la fusion.
Ni la recherche, ni même le niveau d'investissement ne sont à critiquer en eux mêmes à mon sens. Par contre, concernant ITER, le moment choisi pour lancer ce projet de recherche pharaonique me semble inapproprié à l'urgence climatique et à la nécessité de mettre plus de moyens financiers dans des directions de recherche plus pertinentes pour faire face à la nécessité de trouver
rapidement des moyens de production d'énergie décarbonnée.
Investir "un peu" moins dans des recherches potentiellement utiles dans un futur très éloigné et "un peu plus" dans des recherches plus à même de nous aider à limiter le niveau de gravité de la crise climatique (il y a urgence) fait partie des questions d'arbitrage de nos dépenses qui pourraient avantageusement remplacer d'autres débats plus polémiques et moins utiles.
(animation)
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