"Parce qu'un marteau n'est pas un outil parfait, il ne faudrait pas commencer à bâtir des maisons à mains nues, tout de même."
Je suis d'accord, et je pensais que mon message était explicite sur ce point. Voir ma réponse à Gille pour précisions.
"Si la rationalité humaine est imparfaite, faut-il s'attendre à ce que le language, qui n'est qu'*influencé* par la rationalité, mais vraiment un produit esthétique, politique, etc. le soit?"
Problème : notre langage conditionne pourtant largement notre pensée, qui définit la rationalité que tu dis "humaine". Tu sembles placer cette rationalité humaine au dela du langage et en deça d'une rationalité transcendante, alors que je la place en deça du langage. Je crois que la principale différence est là, sauf si j'interprète mal ton message.
Un au-delà de la rationalité me semble simplement être une inférence tout aussi injustifiée qu'un au-delà tout court.
Sur les branches de la connaissance, je suis en partie d'accord, on peut considérer qu'il s'agit d'arbres différents, ou du moins que nous ne parlons pas du même types de connaissances. Il y a là quelques problèmes et subtilités, mais je suis fatigué, je te concède tout.
Tu me demandes : "si tu veux en apprendre sur les quasars, tu vas chez les mystiques indiens, ou quoi?"
Pourquoi pas ? En Afrique, les Dogons connaissaient l'existence du satellite (invisible à l'oeil nu) de Sirius longtemps avant que les premiers téléscopes ne soient capable de l'observer. Mieux : ils connaissaient exactement son cycle de révolution de 60 ans, qui réglait leurs principales cérémonies.
Ceci dit, je pensais avoir été clair, en général je considérerais que les astrophysiciens forment une source plus fiable. Mais je pense aussi qu'il ne faut pas négliger les autres sources car des surprises sont toujours envisageables. Comme disait le sorcier amérindien Don Juan Matus à Carlos Castaneda : "Le monde est un endroit étrange, il n'est absolument pas comme tu le penses" (Castaneda, "Le voyage à Ixtlan"). C'est ma seule certitude.
Et comme me disait hier une amie, en regardant le ciel "Finalement, on est près de l'univers, quand on y pense".
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