SYNTHESE78 a écrit : 04 avr. 2026, 18:09Voici une vidéo dans laquelle à 6mn 30 le médium donne clairement le nom de la personne décédée
La partie juste avant montre que le médium pouvait avoir obtenu le nom de manière parfaitement naturelle puisque les parents en ont longuement parlé aux interviewers. Obtenir des informations à l'avance, en soutirant celles-ci de manière détournée, on appelle ça du "hot reading" ou "lecture à chaud".
Toutefois, le procédé qu'utilise Gordon Smith est plus du "
cold reading", une manière de soutirer les informations qui peut consister à laisser les parler et déduire les infos ou, plus souvent, à accumuler les tentatives dans un débit rapide et mettre l'emphase sur les proportionnellement rares fois ou les tentatives tombent (à peu près) juste. C'est la seconde version qu'on observe, par exemple:
- il lance le prénom "John" qui est assez courant, mais il n'a pas le premier prénom ("Collin") parce que ce dernier est plus rare. Il ne donne pas non plus le nom de la "grand-mère";
- il parle de fleur mais, devant l'incompréhension des parents, il louvoie vers une "hornsly church" et les parents trouvent une sorte d'explication à sa tentative. Pour cacher cette tentative qui n'apporte pas d'enthousiasme, il enchaine un paquet de généralités à propos de l'anonyme grand-mère et d'autres membres de la famille sur un débit plutôt rapide et on ne saura pas vraiment s'il tombe juste car il influence la réaction des parents, qui cherchent à ne pas le contredire ("
motivated sitters");
Je n'ai pas tout écouté mais ça n'a rien de très impressionnant. On est très loin de quelqu'un qui manifeste de l'assurance vis-à-vis d'éléments qui devraient être précis: Pil avance à tâtons en recherchant la réaction des parents pour savoir quoi dire. Ça contraste avec l'assurance plus forte qu'il manifeste en lançant des généralités.
Puisque vous aimez Gordon Smith, vous trouverez un témoignage assez neutre sur un de ses "spectacles" dans
ce texte. Un des passages que je trouve particulièrement notable est:
"
At each show, the medium asks a massive amount of questions to a chosen audience member, but there is none received in return. Personally, if I believed that I could converse with a dead pal or once cherished relative, I would have a long list of questions to ask."
Cependant on perçoit chez ces personnes une intense émotion ce qui laisse supposer que cela n'est pas une mise en scène
Que les parents ne soient pas des complices, ça me semble clair. Mais ne veut pas dire qu'il n'y a pas une forme de mise en scène, notamment pour intensifier le côté "dramatique" de l'échange. De plus, on ne sait pas exactement ce qui a été coupé au montage.
On peut facilement obtenir les sous-titres en anglais puis demander ENSUITE "traduire automatiquement en français" en cliquant sur la roue crantée à droite de l'image
Vous me dites ça parce que
vous n'êtes pas très habituée au format de ce genre de vidéo? Sinon, pourquoi penser que je ne suis pas au courant?
que vous dirigez probablement dans une université québécoise "un laboratoire" sur la neurologie ou curieusement entrent en scène des éléments relevant plus d'un professeur de philosophie avec des référence à des philosophes du passé ce qui fait un curieux mélange de science et de philosophie [...]
Ça ne ressemble en rien à mes recherches... heureusement que je ne paie pas pour votre
clairvoyance
Vos élèves, car vous devez sans doute être enseignant dans une université lisent avec intérêt et presque avidité vos commentaires.
Vous avez, comme les médiums, "des disciples". C'est votre seul point commun avec les médiums
Je ne revendique aucun point commun avec les médiums. Non seulement je n'ai pas de disciples, mais mes étudiants sont des gens qui ont envie d'apprendre quelque chose. Les clientes des médiums, elles, désirent qu'on les rassurent avant tout; la principale chose qu'elles souhaitent entendre, c'est que leurs proches décédés vont bien. Elles ne cherchent pas à apprendre quoi que ce soit.
Comme vous vivez au Québec vous êtes naturellement parfaitement bilingue anglais / français
Gros préjugé: tous les québécois ne sont pas bilingues, certains sont même unilingues anglophones.
Jean-François
"La religion est un poisson carnivore des abysses. Elle émet une infime lumière, et pour attirer sa proie, il lui faut beaucoup de nuit." (Hervé Le Tellier, L’anomalie)